La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Stéphanie & Hervé - (France - janvier 2004)

Bonjour à tous et à toutes!

Cela fait déjà plusieurs mois que je consulte ce site, que je trouve absolument formidable. Je me présent je m'appelle Stéphanie, j'ai vingt quatre ans et mon compagnon lui en a vingt cinq. Depuis un an et demi nous avons essayé d'avoir un enfant normalement.
La famille ainsi que les amis qui étaient au courant, me disaient arrête de faire une fixation, c'est pour ça que vous n'y arrivez pas. Ayant eu à l'âge de dix ans, un traitement aux hormones synthétiques, ceci pendant une durée de trois ans, pour un retard sur la courbe de croissance, je m'étais dit que le problème venait de moi, et qu'il fallait faire des examens pour s'en assurer. Après une radio des trompes, et un spermogramme pour mon homme, le verdict est tombé, cela ne venait pas de moi, mais malheureusement de mon ami.
Pas assez de spermatozoïdes, ils ne sont pas vaillants et en plus de la moitié sont anormaux. Il avait subi une opération des testicules étant plus jeune à cause d'un coup qu'il avait reçu à l'école. A ce moment même ou le gynécologue nous dit la nouvelle, j'ai le ciel qui me tombe sur la tête. Pour me rassuré le gynécologue nous dit, "ne vous inquiétez pas, de nos jours on arrive très bien à faire des bébés, avec la fécondation in vitro".

C'est facile à dire de ne pas s'inquiéter, quand on n'est pas confronté à ce genre de problème. Les jours sont de plus en plus difficiles, surtout la vision des femmes enceintes, même si je sais pertinemment qu'elles n'y sont pour rien, mais la question se pose tout de même pourquoi nous ?

Nous avons appris donc le problème début décembre 2003, nous sommes en février 2004, nos dossiers sont prêts, nous avons fait les derniers examens nécessaire, mais il faut que nous attendions début mars pour commencer le traitement pour la FIV ICSI, car j'ai eu le vaccin contre la rubéole, et pendant trois mois qui suivent le vaccin il ne faut pas que je tombe enceinte à cause des malformations.
Les jours sont pires que longs, et pleins de questions fusent...

Même si le spécialiste est confiant quand à la réussite, vu mon âge je n'arrive pas à être positive, j'ai tellement peur de reprendre, encore une fois une grosse claque... Nous avons entre trente et cinquante pour cent au niveau de la réussite, c'est toujours mieux que naturellement ou nous avons que deux pour cent d'y arriver seul ! Comment avoir confiance ? Je me dis que de toutes façons il faut essayer, car ce bébé on le veut plus que tout au monde et que même si ça ne marche pas on ne pourra rien regretter.

Nous vous tiendrons au courrant, quand on aura commencé le traitement, gardez courage et espoir, nous pensons à toutes les personnes qui sont confrontées à ce problèmes.

Amicalement.

Stéphanie


Avril 2004

Bonjour à tous et à toutes !

Après quelques mois de silence je reviens sur le site pour donner de nos nouvelles. Ca y est je suis bien vaccinée, nous avons eu le rendez vous avec le spécialiste qui nous à donner les ordonnances pour le traitement de la FIV ICSI, c'est le protologue long que nous allons faire. La machine est enclenchée, le plus dur c'est du mettre le premier pas dedans...... J'ai commencé le DECAPEPTYL, le lundi 29 mars, premier jour de mes règles, je n'ai pas besoin d'une injection tous les jours puisque le produit se diffuse pendant 27 jours tout seul comme un grand. C'est une infirmière qui est venu à domicile pour me la faire, elle m'a rassuré un peu en me disant que quatre couple dont elle s'était occupée pour les piqûres cela avait marché et qu'ils ont eu la même clinique comme référence. Aussitôt la première injection faite j'ai téléphoné à mon spécialiste pour le prévenir et pour qu'il me dise se que je devais faire ensuite. J'ai donc une échographie de contrôle et une prise de sang pour vérifier le blocage de mes ovaires, ceci le 13 avril au matin, il faudra que je lui communique les résultats pour qu'il me dise alors quand est ce que l'on passe aux injections de PUREGON, pour la stimulation.

Je tenais aussi à dire que pour l'instant je n'ai pas d'effet secondaire, je touche du bois. Maintenant il nous faut attendre, le 13 avril, je vous souhaite plein de courage. Nous reviendrons dés qu'il y a aura du nouveau.

Stéphanie


Mai 2004

Bonjour a tous et à toutes !

Je reviens sur le site que je n'ai pas oublié puisque je le visite très régulièrement, histoire de voir un peu les évolutions de chacuns d'entre nous. Avec mon ami, que je ne vous avez pas présenté jusqu'à présent qui s'appelle donc Hervé, nous avons pratiquement terminé notre première tentative F.I.V I.C.S.I. Les piqûres journalières de Puregon, c'est lui qui me les faisait, car je trouve que cela est important de les faire participer nos petits hommes, je n'ai pas eu d'effets secondaires, mes ovaires ont fabriquées neuf follicules qui d'aprés mon gynécologue, sept d'entre eux étaient très jolis.

Le treizième jour de mon traitement nous avons donc déclenché l'ovulation. La ponction a eu lieu un jeudi matin, neuf ponctionnés et cinq micro-injectés, à mon réveil la douleur était supportable, je suis rentrée dans l'après-midi même qui a suivi l'intervention. Je dois avouer que les trois jours qui ont suivi n'ont pas étaient très brillant... Suite à mes maux de ventre mais bon on se fait une raison puisque c'est pour la bonne cause ! Le samedi matin, le plus marrant, c'était le premier mai fête du travail, à neuf heure moins dix le laboratoire nous appelle pour nous dire que deux beaux embryons nous attendaient pour deux heures l'aprés-midi. Quel stress pour la réimplantation, plus de peur que de mal puisque je n'ai rien senti. J'ai des ovules à prendre pendant quinze jours. Le quinze mai, nous serons donc fixé quant à la réussite de cette première tentative, pendant ce temps là il nous faut nous changer d'air chose facile à dire ... Quoiqu'il arrive nous vous tiendrons au courant que la nouvelle soit bonne où mauvaise.

Avant de vous quitter je tenais à vous dire : n'écoutez pas les gens, qui vous disent que la F.I.V est un traitement lourd, que l'on souffre cela dépend des personnes, je crois que cela vaux la peine d'essayer au moins une fois pour voir par soi même !

Bon courage à tout le monde, ne baissez pas les bras !!!!

Stéphanie et Hervé


Juillet 2005

Bonjour tout le monde.

Je tiens a présenter mes excuses à toutes les personnes qui ont lu mon témoignage, car je n'ai pas fini mon travail. Trop absorbée par cette expérience qu'est la F.I.V. Aujourd'hui avec du temps devant moi et beaucoup moins de stress, je peux vous raconter la suite.

Revenons au résultat, deux jours avant la prise de sang, je suis allée contre l'avis de mon compagnon acheter un test de grossesse en pharmacie, je n'en pouvais plus de cette attente et au fond de moi j'étais persuadée que de toute façon cela n'avait pas marché. A ma grande surprise, le test c'est révélé positif, et là les larmes, les cris, j'étais sur une autre planète... Hervé, lui, plus septique, regarde la notice du test sur lequel figure la mention d'un produit utilisé pour la F.I.V qui peut faire un faux positif. Bien sûr, moi je ne l'avais pas lu la notice, et là tous mes espoirs s'évanouissent et j'ai le moral à zéro.

Le 15 mai, au matin, Hervé m'oblige à aller faire la prise de sang, seul moyen fiable à cent pour cent. Je me rends donc au laboratoire avant de partir travailler et je leur leur demande à quelle heure ils auront les résultats, si je peux appeler de mon lieu de travail, ils me donnent l'accord avec un numéro comme mot de passe pour garder toute confidentialité. Inutile de vous dire dans quel état je me trouvais durant toutes ces heures qui me séparaient du résultat. J'en arrivais même à avoir des douleurs aux ovaires persuadée que les règles allaient arriver. A 10h00, je prends mon courage à deux mains et j'appelle le laboratoire, j'explique et attends encore, avant d'entendre 116, je ne comprend pas, je demande des explications, ce que ça veut dire, la secrétaire ne sait pas, elle me fait patienter pour demander à un laborantin qui me prend en ligne pour dire que le résultat d'une grossesse doit être au-dessus du nombre 13, donc pour lui, il y a bien une fécondation de faite, mais il me dit qu'il faut attendre encore au moins une semaine pour voir l'évolution pour être sur. Je crois lui avoir fait répéter deux fois, avant de raccrocher. De retour à mon domicile, j'annonce la bonne nouvelle à mon homme et décide de téléphoner à mon médecin traitant pour voir ce qu'elle en pense, elle aussi me dit d'attendre car les résultats sont un peu faibles pour quinze jours de fécondation. Tant pis j'ai pris le risque d'appeler la famille pour leur dire avec une réserve, mais je ne voulais pas gâcher cet instant de bonheur même s'il devait être de courte durée. Une semaine après les résultats, j'ai eu des saignements et la j'étais complètement paniqué sûre que tout était fini, le rêve s'écroulait... Mon médecin traitant essaye de me rassurer, me dit de rester allongée et de prendre des ovules pendant quinze jours. Elle dit que cela arrive des fois, me prescrit une échographie pour me rassurer et je bataille tout l'après midi car personne ne voulait me prendre, pas de place, en haussant la voix et montrant mon désarroi, j'arrive à avoir un rendez-vous avec mon gynécologue deux jours après. Pour lui rien d'alarmant il y a un oeuf mais ne sait pas si cela va tenir, il me recommande du repos, allongée au maximum et pas de voiture. Quinze jours passent les saignements sont partis comme ils sont venus, mais ils avaient duré bien plus d'une semaine. Une nouvelle échographie nous confirme ma grossesse, là nous pouvons respirer enfin.

A partir de ce jour, j'ai limité la voiture pour le travail uniquement et j'ai écouté mon corps. J'ai eu des nausées pendant une semaine, puis plus rien, j'avais très faim, moi qui ne mangeais pratiquement pas avant, je me suis mise à manger de tout raisonnablement et me suis beaucoup reposée. J'avais toute les semaines une prise de sang pour surveiller les hormones qui devaient augmentées les premiers mois.

Et puis ma grossesse a suivi son cour, j'ai eu des échographies tous les mois, je les attendais avec impatience. Je dois vous avouer que je n'ai pas passée un grossesse sereine a cause de mon tempérament pessimiste, jusqu'au jour ou l'on ma remis mon fils dans mes bras j'étais sous réserve. Je pensais au pire et pour moi les neufs moi ont étaient les plus long de toute ma vie. Mais je tiens a vous dire que cela en vaut la peine de se battre, bien sûr malheureusement tout le monde n'aura peut-être pas la chance que nous avons eu mais je voulais témoigner pour prouver que ça peut marcher la première fois. Axel est né le samedi 22 janvier 2005, à 12h25, cinquante centimètres pour 3,400kg. Il a six mois, il est en pleine santé. Il remplit chaque jour notre vie d'un bonheur indescriptible et nous sommes prêts à reprendre le chemin de la F.I.V dans quelques années avec l'espoir de lui donner une petite soeur un un petit frère.

Alors, battez vous jusqu'au bout, comme on dit t'en qu'il y a de la vie il y a de l'espoir et c'est vrai. Il est vrai que le chemin est plus ou moins long selon les personnes, que le personnel médical manque de feeling. Beaucoup de gens rencontrent le même problème que nous, nous ne sommes pas seuls et la médecine fait chaque année des progrès considérables.

Stéphanie


Octobre 2006

Bonjour tout le monde.

Aprés deux ans sans nouvelles, nous revenons sur le site pour vous annoncer que nous reprenons le chemin de la Procréation Médicalement Assistée, pour essayer de donner un petit frère ou une petite soeur à notre fils Axel, issu d'une Fécondation in vitro micro injectée, qui a marché à la première tentative.

Nous avons mis a jour un nouveau dossier, mon homme a repassé un spermogramme Les résultats sont encore plus mauvais qu'il y a deux ans, malheureusement. Mais bon, nous allons nous battre jusqu'au bout! Nous sommes aussi conscients qu'il est possible que cela ne marche pas aussi bien que la première fois, étant donné que j'ai trois ans de plus et que mon corps a une autre fatigue, celle du travail à temps complet et de l'attention portée à notre petit bout de chou (ne croyez pas que je me plains, loin de là). J'espère que je réagirais toujours aussi bien au traitement, autrement dit sans effets secondaires. Un avantage c'est que nous savons où nous allons, ce n'est plus l'inconnu. Si tout va bien et que je n'ai pas mes règles en avance, on commence le traitement à la fin du mois d'Aout, avec le même spécialiste et le même gynécologue.

Des que la machine est lancée je vous envois des nouvelles. En attendant nous vous souhaitons plein de courrage et tous nos voeux de réussite.

A bientôt, Axel Hervé et Stéphanie


Décembre 2006

Bonjour tout le monde.

Nous sommes les heureux parents d'un petit garcon né par F.I.V-I.C.S.I, nous souhaitons lui donner un petit frère ou une petite soeur c'est pourquoi nous avons repris le chemin de la procréation médicalement assistée.

Notre première tentative a commencée le 26 aout 2006. Tout notre entourage était super confiant vu que cela avait marché du premier coup il y a bientôt deux ans. Alors les réflexions du style : ca a bien marché une fois y a pas raison. On les a entendu maintes fois. Notre spécialiste a donc repris le même dosage pour le Puregon, tout c'est bien déroulé, la ponction, 6 ovocytes recueilli et 5 micro injectés.

Quarante huit heures aprés, on nous appelle pour nous dire de venir à la clinique pour le transfert de deux embryons, un de 4 cellules et un trés bon de 6 cellules, inutile de vous dire que notre spécialiste était trés optimiste. Pourtant quatorze jours plus tard, veille de la prise de sang, le verdict tombe sans appel, ça ne sera pas pour cette fois ci, ça ne peut pas toujours marcher du premier coup, normal que la roue tourne pour tout le monde. Déçus mais réalistes, nous reprenons notre courage a deux mains sans désespérer alors on laisse passer un cycle et on recommence. Nouvel essai qui débute le 11 novembre, mon spécialiste augmente le dosage pour la stimulation car la fois d'avant mes résultats béta estradiol étaient un peu bas. La ponction résulte de 7 ovocytes et 5 micro injectés, je rentre chez moi et deux jours plus tard, à neuf et quart le téléphone sonne, le laboratoire, je suis sous la douche, un léger présentiment, mon homme me rejoint et me dit c'est pas la peine d'y aller, ils ne sont pas transférables, il y a 3 embryons mais ils n'ont pas de belles cellules. Alors, voila tout ca pour rien, ce qui nous laisse un goût amer, et en même temps j'ai honte d'écrire ça car nous avons notre rayon de soleil qui tous les jours nous donne espoir et on imagine les personnes qui sont sans enfant. Que d'injustice, et les ventres ronds des collègues qui me narguent, moi qui voulait une grande famille comme il en existe plus beaucoup. Il faut encaisser les réflexions des gens qui ne savent pas ce que l'on peut endurer, oui on a de la chance d'en avoir enfant, on en est conscient, mais que c'est dur d'être toujours dans l'incertitude, le moral en prend forcement un coup mais on tient bon, dés lundi on rappelle notre spécialiste pour savoir pourquoi ca n'a pas marché, en sachant pertinemment que l'on ne saura jamais, on essais de se rassurer, et d'être patient. Alors a toutes les personnes qui vivent la même galère, tenez bon vous n'êtes pas seul.

Amitiés en attendant de vous donner des nouvelles plus positives dans quelques mois le temps de me reposer un peu.

Stéphanie


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