La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Silvia & Jérôme - (France - janvier 2007)

Bonjour,

Moi, c’est Silvia, italienne, 29 ans, mon mari Jérôme, français, 29 ans aussi. Nous sommes mariés depuis Juillet 2005.

Arrêt de la pillule en Octobre 2005. Je n’ai jamais eu de soucis medicaux d’aucune sorte, Jérôme non plus, ça faisait 4 ans que je prenais la pillule et dès l’arrêt, mes règles sont revenues normalement, ponctuelles et sans aucun souci. On est tous les deux sportifs, on ne fume pas, on ne fait pas d’excès particuliers, pas de drogues ou autre chose, donc une vie réglée et «normale». Mais le bébé n’arrive pas. Après environ 6 mois d’essais infructueux, on a commencé à se poser des questions, surtout que, comme dans la plupart des cas, quand on décide de faire un bébé, il y a tout le monde au tour de vous qui tombe enceinte. Vous n’y arrivez pas et le sentiment d’injustice, jalousie, impuissance etc commence petit à petit à s’installer. Le couple aussi commence à en souffrir, il commence à y avoir (au moins dans mon cas) un sentiment de «ne pas en faire assez» ou de ne pas faire «comme il le faut et quand il le faut», donc la culpabilité commence à creuser son trou dans notre cœur et dans le couple.

On est deux personnes assez positivistes et donc on ne s’est quand même pas découragés. On a donc commencé à calculer les dates d’ovulation, à étudier la glaire cervicale, à noter les jours et même l’heure des rapports, rien y faisait, le bébé n’arrivait pas. Et les amies, entretemps, ont accouchés, les voisines vous annoncent leur grossesse, vos proches et vos amis n’arrêtent pas de vous demander pour quand on compte mettre en route un bébé, donc cela devient une «obsession», il faut que je tombe enceinte, il faut que çaa marche, ce n’est pas possible que les autres y arrivent et nous on n’y arrive pas. Et à chaque cycle, l’histoire se répète, les règles arrivent.

On arrive ainsi en Août 2006, départ pour les vacances, pleins d’espoir, on part pour 15 jours et on est sûrs que cette fois-ci ça va marcher. On est relaxés, on s’hamuse, on ne pense pas qu’à ça donc on est confiants. Dans le doute, j’ai commencé depuis 2 mois aussi à vérifier ma période d’ovulation avec les test en stick. Et il n’y a pas de doute, les dates sont les bonnes donc c’est obligé que ça marche. Mes cycles sont réguliers depuis l’âge de 14 ans, aucun souci à part des infections urinaires, donc aucune pathologie qui pourrait me faire douter de quelque chose.

Septembre 2006 : Pas de bébé et les larmes commencent à couler et plein de questions s’imposent. Jérôme et moi avons decidé donc de prendre la chose en main et de découvrir pourquoi ça ne marche pas. Je ne croyais pas du tout à ce qu’on dit parfois par rapport au stress, au fait que plus on y pense plus on bloque, au fait que un an d’attente c’est pas grave, c’est même normal et il faut laisser faire. Ca me rongeait et il fallait que je sache ce qui ne va pas, j’etais certaine que il y avait un problème.

De plus qu’un doute commence à s’installer : Jérôme a eu un probleme de varicocèle vers l’âge de 14 ans et après avoir fait des recherches sur Internet, je découvre que le varicocèle peut causer la stérilité ; donc une petite lumiere s’allume ! Je me rends chez ma gynécologue, je lui expose le problème et là, je dois la remercier car elle a pris dès le debut les bonnes decisions. Au lieu de me répondre que je suis jeune, qu'il faut attendre, que un an c’est tout à fait normal etc, elle a tout de suite prescrit un bilan hormonal pour moi et un spermogramme pour Jérôme, question de ne pas perdre de temps, elle a compris que cela me tracassait.
Resultat : Mon bilan est normal, le spermogramme est à refaire pour Jérôme car le recueil était insuffisant. C'est chose faite pour un même resultat : pas assez de liquide et aucun spermatozoïde.

Et ici notre histoire d’infertilité a commencé. Je retourne chez la gynécologue avec les résultats, elle me prescrit un test d'Hühner, histoire de voir si peut-être Jérôme n’avait pas la pression par rapport au spermogramme et en même temps vérifier si ma glaire n’est pas hostile aux spermatozoïdes. Résultat : la glaire est parfaite, spermatozoides : 1 par champ, ce qui ne correspond pas à 0 mais cecqui ne veut pas dire grand chose non plus. Là, c’est evident, il y a un problème. Le désespoir s’installe définitivement, les larmes coulent à flots pendant des jours, on était inconsolables, pour nous aucune chance de concevoir un enfant à nous. On a vu le monde s’écrouler, notre vie se défaire devant une feuille blanche avec des 0 marqués a chaque ligne, ces zéros nous ont hantés pendant des semaines. Voir un bébé, une femme enceinte, une poussette passer devant les magazins de bébés etait une torture et la question qu’on n’arrête pas de se poser dans ces cas-là : Pourquoi nous ? Impossible d’accepter le fait qu’on ne puisse pas avoir d’enfant, pas un enfant à nous, le fruit de notre amour, une prolongation de nous dans l’éternité, pourquoi nous n’en avons pas le droit ? On refuse d’accepter, moi personellement, j’en voulais à tout le monde, à ma belle-sœur qui était enceinte, aux copines qui avaient des enfants déjà, à la copine d’enfance qui vient t’annoncer sa 3 ème grossesse en 4 ans, à ceux qui sont pas mariés et ont des enfants et ils ne mériteraient pas d’avoir d’enfants, enfin tout le monde devient une cible, le coupable de tout ce qui nous arrive. Nous on est «parfaits» on est jeunes, en bonne sante, on s’est mariés, on a un boulot, une maison, une voiture, on désire cet enfant et pourquoi on ne peut pas l’avoir ? La periode de descente aux enfers terminée, on s’est dit qu’il fallait réagir, qu’il devait forcément y avoir une cause et il fallait la trouver.

Jérôme se rend chez son généraliste, lui parle de son problème de varicocèle. Il faut preciser qu’il n’avait pas été operé à l’époque et qu’il s’agissait d’une forme légère, il avait donc été soigné avec des médicaments ou des pommades. Nous demandons au medecin de prescrire une echographie-doppler pour vérifier que il n’y ait pas de varicocèle. Le résultat est négatif, tout est ok de ce côté-là. Le généraliste nous donne donc le nom d’un urologue du C.H.U de notre ville et par chance une connaissance de Jérôme a travaillé avec ce spécialiste et nous obtenons un rendez-vous dans les 3 semaines qui suivent. De plus, ce medecin a très bonne réputation dans le milieu, ce qui aide le moral et la suite bien sûr. Je commence entretemps à me renseigner sur la stérilité, le varicocèle, la fécondité, enfin tout ce qui peut nous aider à comprendre et c’est ainsi que je suis tombée par hasard sur la Passerelle. C'est ici que j’ai trouvé pas mal de reponses et je remercie Viviane et Vincent pour le bon travail qu’ils font pour tenir ce site à jour. Il faut dire aussi par contre que autant Internet est un instrument merveilleux et on peut y trouver tout ce qu’on cherche mais en meme temps, on trouve tellement de renseignements qu’à la fin du compte, on s’y perd, on ne sait plus ou aller, quoi penser car toutes les possibilités sont ouvertes et on en arrive au stade où on pense que vraiment le pire peut nous arriver, qu’on s’en sortira jamais «vu le nombre de choses qui arrivent aux autres et que donc peuvent nous arriver à nous aussi» et on ne le sait pas encore Inutile de dire que ces 3 semaines avant le rendez-vous nous ont parus éternels, on ne voit pas la fin, on attendait ce rendez-vous comme une chimère. Le jour J, on se rend donc à l'hôpital, l’urologue reçoit Jérôme et 5 minutes après, le verdict tombe : absence du canal déférent, l’autoroute qui amène le spermatozoïdes (mots du medecin). Bien sûr, notre question immédiate a été de savoir si nous avions des chances qu’il y ait des spermatozoides ou pas. Et la réponse a été positive. On s'est sentis revivre ! On est sortis de son cabinet légers comme de l’air, on a regagné espoir et envie de lutter, il y avait enfin une cause mais il y avait aussi une solution à notre problème.

Notre parcours P.M.A a ainsi commencé.

En effet, l’absence du canal déférent est due dans la plupart des cas à une mutation génétique du gêne de la mucoviscidose. C'est-à-dire que n’importe quelle personne peut avoir la mutation de ce gêne sans que par contre elle soit au courant car il n’y a aucune manifestation et celaa ne cause aucun problème de santé. Par contre, cela a été confirmé que les personnes atteintes par la mucoviscidose n’ont pas le canal déférent, donc raison pour laquelle l’urologue nous a tout de suite prescrit pour tous les deux une étude génétique afin de depister cette éventuelle mutation. Au cas où la mutation est confirmée chez les deux parents, l’enfant aura 1 risque sur 4 d’avoir la maladie. A contrario, si seulement un des deux parents est atteint, il n’y a aucun danger, il n’y aura pas la maladie. L’enfant pourra tout de même avoir la meme mutation. C’est important de souligner que avoir la mutation du gêne ne comporte aucun risque, il n’y a pas de maladie ou de séquelles et ça ne veut pas dire que l’enfant aura la meme mutation. On peut très bien avoir plusieurs enfants sans qu'aucun n'ait la mutation. Mais c’est le hasard qui decide. La chose primordiale est d’être sûrs a 100% que seulement 1 des deux parents ait la mutation, si l’autre est sain il n’y a pas de souci.

Une chose est certaine desormais : si les tests sont négatifs et on peut procréer par fécondation en vitro et plus précisement via l'I.C.S.I. suite à biopsie testiculaire. Ceci n’a rien de romantique et on a dû mal a accepter que pour avoir un enfant, on sera obligés de passer par les laboratoires, la salle d'opération, les stimulations mais au bout de quelques semaines, on s’habitue à cette éventualité et on accepte. 15 jours après, nous procédons à l'examen pour le dépistage et il faudra environ 3 mois avant d’avoir les résultats car il s’agit de recherches très complexes. Entretemps, on refixe un rendez-vous avec l’urologue pour début Décembre au cas oùu on aura les resultats. On nous donne aussi les coordonnées de 2 autres docteurs qui vont faire partie de l’equipe de P.M.A.. 2 autres rendez-vous sont fixés avec la gynecologue du centre et avec un autre docteur (la biologiste, je pense). Enfin un espoir ! Il ne reste qu'à digérer tout ça et à trouver les mots pour l’annoncer au moins à la famille proche. Il faut dire que pour les familles, cala ne doit pas être une balade car au fond, ils savent être en quelque maniere la cause, peut-être, de nos soucis, ils ne peuvent rien faire, ils ne pouvaient pas savoir donc on se rend compte que en plus de notre souffrance, il doit y avoir une souffrance de leur côté. Ils en pâtissent et souhaitent rester discrets par rapport à cette souffrance, la leur et la nôtre. Très vite, on s’est retrouvés projetés dans un monde totalement inconnu, on a toujours du mal à se dire qu'on ne fera pas un enfant «normalement», pas sous la couette mais on se fait petit à petit à l’idée et on se dit que ce qui compte, c’est le résultat. Au début, ma gynécologue, au vu des premiers résultats des spermogramme, m’avait dit de ne pas s’inquieter, qu’il y aurait des solutions, qu’ils nous aideraient. Sur le moment, j'ai douté de son avis et de sa facilité à me dire que nous en passerions par la fécondation in vitro. Je lui en ai voulu car je refusais l'idée d'une éventuelle F.I.V. Mais, elle a souhaité me donner espoir en me disant que quelque soit la conception, nous aurions un enfant. De plus, elle m'a dit qu’une de ses patientes venait de faire une F.I.V., la première et ça à marché tout de suite, des jumeaux. Ce n’était pas exactement ce que je voulais entendre sur le moment mais avec 5 mois de recul, je me dis que ça ne serait pas si mal.

Mi-janvier 2007, Jérôme a rendez-vous chez l’anesthesiste pour sa biopsie. Hier, on a eu le feu vert du centre P.M.A. pour l'I.C.S.I. : les resultats génétiques sont arrivés, Jérôme a en effet la mutation du gêne de la mucoviscidose mais pas moi. On va pouvoir continuer. Le dossier est monté, j’ai eu il y une semaine mon premier rendez-vous avec la gynécologue du centre, une personne très humaine, très gentille et douce. Je dois y retourner le 8/2 avec Jérôme pour signer tous les papiers et pour fixer les dates du démarrage des traitements. Aujourd’hui, Jérôme aura la date de sa biopsie et donc, il y a des bonnes chances que d’ici mars/avril, on ait demarré les «travaux pratiques» pour mettre en route cet enfant tant désiré.

J’ai décidé de témoigner aujourd’hui car enfin, j’ai un espoir et je souhaite que cet espoir puisse être transmis à d’autres personnes.

On est tombés très vite et de très haut et on a eu du mal à comprendre et de se faire une raison de ce qui nous arrivait. La dernière chose auquel on s’attendait, c’était de ne pas avoir d’enfant. On est passés du désespoir des resultats négatifs, à la peur de la suite, de ne pas savoir nous aurions ou pas un bébé. Nous avions même pensé au don de sperme et à l'adoption. Je pense que le plus dur a été ça : Ne pas pouvoir concevoir naturellement, le fait que tous les autres qui sont autour de nous n’ont pas eu de questions à se poser. Sans parler des soucis de la vie qui nous semblent du coup insurmontables, rien ne va plus et la vie nous parait finie, sans issue, sans espoir. J’en étais arrivée à penser que la vie ne valait pas la peine d'être si ce n'est pas pour avoir un enfant, après le mariage puisque l'un des buts du mariage est bien de fonder une famille. Il ne faut pas désespérer. On touche le fond c’est vrai, on se sent blessés, anéantis mais il y a toujours un espoir. Au fur et à mesure que le temps passe, on devient plus lucide, on accepte peu à peu, étape par étape toute l’histoire et enfin, on arrive à relativiser et on arrive à se dire qu' «il y a pire».

J’ai eu la chance à travers La Passerelle de contacter plusieures personnes qui m’ont aidée, soutenue, qui m’ont oté plein de doutes, donné espoir, donné des reponses. J’ai trouvé une amie aussi. J’ai la chance aussi que mon mari soit fort et positif tout le long, alors que moi, je ne voyais pas de solution et je m’étais préparée au pire. Il a eu du courage et n’a pas perdu espoir malgré que le probleme vienne de lui, malgre son sentiment de culpabilité. L'essentiel est de rester unis dans cette épreuve et ne pas lacher prise. On a envie de tout envoyer en l’air certains jours mais il ne faut pas. L’amour apportera ce qui manque.

Je pense aussi que l’homme a plus de mal en réalité à accepeter un tel verdict quand il est «la cause» du problème, il se sent blessé dans son orgueil et ne pas donner un enfant a sa femme etait pour Jérôme la pire chose qui pouvait lui arriver. Mais, il a continué à y croire et ne s'est jamais avoué vaincu. Il faut dire aussi qu'à la difference de moi, il n’a pas passé des heures sur le Net a faire des recherches, il n’a pas lu tous les témoignages que j’ai lu, il a été en quelque sorte « protégé » et ce qu’il savait, c’etait moi qui lui racontait par rapport à ce que j’avais lu. Donc, ce qui me choquait et me chagrinait, ce n'était pas grave pour lui. C’est pour cela que je disais de ne pas trop non plus se focaliser sur ce qu’on lit car malgré qu'il s’agisse de choses qui arrivent, qui peuvent arriver à tout le monde, ça ne veut pas non plus dire que votre cas est sans espoir. Il y a pas si longtemps que ça, je me voyais a 40 ans bien sonnés sans enfant après avec 10 FI.V ratées et avec peut-être une chance d’adoption au Pérou prevue pour 2012. Et ce n’était pas du tout le pire des cadres mais pour moi c’était impensable, c’était hors de question mais je savais aussi que cela pouvait m’arriver. Et quand on voulait un enfant au plus tard pour les 30 ans, c’est quand même difficile de se dire qu’on aura de la chance si peut-être un jour, on aura un enfant. En ce moment, je suis pleine d’espoir et je suis à 100% positive mais tout peut encore arriver. Je suis inquiète de l'opération de Jérôme, j'espère que ce que l'on va trouver ne fera pas échouer l'I.C.S.I. Néanmoins, je ne me plains pas trop car en 5 mois, on a trouvé la cause de notre stérilité. Nous voilà au début d'une nouvelle histoire. Et je sais que le jour que ce petit bout viendra au monde, si on a aura cette bénédiction du ciel, on sera les plus heureux et comblés parents du monde. Et peu importe que celaa soit 1, 2 ou 3 enfants, on prendra celui qui viendra comme le plus beau cadeau de notre vie.
Notre chance est aussi d'avoir un entourage médical compétent Il faut prendre les choses comme elle viennent, les accepter et les affronter quand elles arrivent, une par une, dans la meilleure façon qu’on peut. Et c’est ainsi que ce qui nous parait insurmontable, on arrive à l’affronter et à passer à autre chose. Plus tard, on pourra se dire que malgré les difficultés, on y est arrivés. L'adversité de la vie nous fait grandir et relativiser par rapport à d'autres évenements. Le tout est de ne jamais perdre espoir et d'y croire.

J’espère ne pas avoir été trop longue et je termine en disant que il ne faut pas se renfermer sur soi même, il y a plus de gens que ce qu’on imagine qui sont dans la même situation. En 5 mois, j’ai decouvert qu'un de mes plus chers ami est dans la même situation depuis 2 ans ainsi qu'une cousine de mon mari. Nous le savions pas, on se sentait seuls au monde pour finalement se rendre compte que non.

Plein de courage et de bonne chance à tous et je ne manquerai pas de vous tenir au courant sur la suite de notre parcours.
Merci d’avoir pris le temps de me lire

Cordialement

Silvia.


Février 2008

Nous voila en fevrier et nous voilà à 4 ! Et oui, comme je le disais au mois de septembre, il y avait des fortes chances que nos 2 petits bouts naissent avant le terme et ça a bien ete le cas !

Depuis le 21 Janvier à 19 h 56, on est donc les heureux parents d'une petite Matilda et d'un petit Fabio. L'accouchement s'est bien pass& malgré un départ tout à fait naturel (perte des eaux le matin à 5 h), on a terminé par une cesarienne en urgence car ma petite Matilda souffrait à cause des contractions. Elle a eu un peu de mal à démarrer au début donc grosse frayeur pour maman qui ne l'a pas vue jusqu'à la sortie du bloc, mais au final tout s'est bien passé et ils n'ont passé que la première nuit en couveuse à côté de moi pour se réchauffer, tout le reste était normal. Mes petits bouts étaient quand même bien petits : 2150 gr pour Matilda et 2360 gr pour Fabio mais depuis, ils ont bien grandi, on en est là à 3 semaines et ils approchent les 3 kg, et tout ça grâce au bon lait de maman (meme que pas tout le temps evident d'allaiter j'admets !)

Que dire de plus sinon qu'on est comblés, enfin. A chaque regard, mon coeur se remplit de joie, j'ai encore du mal à me dire que de 2 petites cellules invisibles on a reussi à faire 2 bébés si magnifiques, si parfaits, si speciaux. Nos larmes de chagrin se sont enfin transformées en larmes de joie en les voyant ce 21 Janvier, que du bonheur.

Un bonheur que je souhaite à vous toutes et tous qui attendez encore, rien peut être comparé à ça. Ne vous laisser pas abattre, croyez-y et votre petit miracle aussi un jour sera dans vos bras.

Silvia


Leur écrire

Tous les mots colorisés en orange ou mauve vous renvoient au dico.