La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Isabelle & Ludovico - (Suisse - mars 2000)

Bonjour ! Je m'appelle Isabelle, j'ai 28 ans et je suis secrétaire. Mon mari se prénomme Ludovico, il a 31 ans, et travaille dans une banque.

Nous avons découvert votre formidable site il y a quelques mois déjà, et aujourd'hui nous avons décidé de témoigner de notre vécu.

Nous sommes mariés depuis 4 ans, mais nous avons encore attendu une année avant d'essayer d'avoir un bébé. Notre erreur a été de le dire à tout le monde, et comme les mois passaient sans succès, on nous questionnait sans arrêt : «Alors, toujours pas enceinte ? Tu veux qu'on te montre comment on fait ?». A la longue, ça énerve, surtout que je voyais que mes cycles n'étaient pas réguliers (une fois 30 jours, le mois d'après 50 jours.) et que ma courbe de température restait désespérément plate.

J'ai pris rendez-vous chez une femme gynécologue, réputée pour son « talent » en matière de fertilité. Puisqu'on doit consulter, autant s'adresser tout de suite à des spécialistes ! J'ai vite regretté ce choix, car je me suis trouvée devant un mur d'obstination : elle voulait absolument attendre une année de rapports sans protection avant de commencer les examens alors que moi je voulais savoir tout de suite de qui n'allait pas, ayant constaté depuis longtemps que mon corps ne fonctionnait pas normalement ! Pourquoi vouloir toujours attendre cette fameuse année, sans se soucier de ce que le couple veut ? Des couples peuvent attendre même deux ans avant de consulter, alors que d'autres, comme nous, souhaitions connaître le diagnostic après 6 mois déjà !

Bref, je dois continuer de prendre ma température pendant encore 4 mois, et un nouveau rendez-vous est fixé au mois d'août (nous étions en avril, soit une année après que j'aie arrêté de prendre la pilule). Fin juin, n'y tenant plus, je téléphone afin d'avancer le rendez-vous. Et la secrétaire me répond : « mais ce n'est QUE dans 2 mois !». De rage, j'annule tout et appelle mon ancien gynécologue, qui me prend le lendemain pour débuter les examens. Prises de sang, échographies, test de Huhner révèlent que je souffre du syndrome des ovaires polykystiques. Le test de Huhner nous apprend quant à lui que le sperme de mon mari est excellent (dixit le médecin), donc il prend la décision de ne pas faire de spermogramme, alors que mon mari jure qu'il est prêt à le faire sans problème. Lorsque la nouvelle me concernant tombe, je suis sous le choc d'apprendre que mes chances d'avoir un enfant sans aide médicale sont minces. On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres.

Je prends le Clomid pendant 6 mois, sans succès. Je vais ensuite faire une hystéro-salpingographie, extrêmement douloureuse, qui me montre fort heureusement que mes trompes sont intactes et qu'elles ne sont pas mises en cause. Le médecin, incapable de m'expliquer pourquoi je ne suis toujours pas enceinte, m'invente des excuses du style «Vous êtes trop stressée, vous ne mangez pas assez, vous manquez de vitamine E, vous y pensez trop », ce qui a le don de m'agacer. Il me propose alors de «passer à la vitesse supérieure», soit faire des injections, puis, si ça ne marche pas, faire des inséminations artificielles. Puisqu'il faut faire ces piqûres, autant les faire suivre de l'insémination, ainsi nous augmentons nos chances ! J'ai donc passé un cycle avec les injections seulement, puis nous avons débuté les inséminations.

Actuellement, nous en avons fait deux, sans succès. Les deux fois, j'ai eu mes règles 10 jours après l'insémination, donc trop vite, et le gynécologue est incapable de me l'expliquer. De plus, il n'arrête pas de se contredire, ou alors il oublie de me dire des choses très importantes. Par exemple, une fois il me dit de faire les injections jusqu'à la veille du jour où il déclenche l'ovulation, et la fois d'après il me dit qu'il faut absolument arrêter 2 jours avant, sinon ça peut compromettre l'ovulation ! Ou bien il ne veut pas faire de spermogramme à mon mari, mais lorsqu'il reçoit les analyses du laboratoire responsable du lavage du sperme, il hoche la tête en disant : «Mais il est très moyen ce sperme. ».

Inutile de préciser que plusieurs expérience de ce genre ont suffit pour mettre en doute ma confiance en lui, au point que nous avons décidé de nous adresser à une équipe spécialisée, située dans un hôpital à 60 km de chez nous. En attendant le premier rendez-vous, nous faisons une pause de 3 mois pour respirer, et pour que mon corps se « débarrasse » de ces hormones (ce qui n'est pas encore totalement fait, puisque mes cycles sont complètement déréglés et je crois chaque fois que je suis enceinte).

Concernant notre entourage, nous souffrons beaucoup de leurs remarques, du style : «Tu es trop négative, tu vois toujours tout en noir, c'est pour ça que ça ne marche pas !». Toutes les amies que nous avons sont tombées enceintes très rapidement (au maximum 6 mois après avoir arrêté la pilule), par conséquent nous nous sentons incompris et seuls. Personne n'a connu les mêmes problèmes que nous, nous finissons par ne plus supporter d'être en présence de toutes ces familles, et nous nous isolons petit à petit. La motivation diminue, l'optimisme aussi, et nous nous demandons si nous connaîtrons un jour la joie d'être parents. Pourquoi nous ? Qu'avons-nous bien pu faire de mal pour être punis de la sorte ?

Ceux qui n'ont pas vécu cette épreuve ne se rendent pas compte des hauts et des bas que nous subissons, des nombreux moments de doute et de révolte que nous vivons, ni des sentiments de jalousie et de solitude que nous éprouvons.

Notre pause est terminée, et nous avons repris le traitement auprès du CHUV, hôpital universitaire qui comporte une unité spécialisée dans la reproduction.

Le médecin nous a confirmé le diagnostic, en nous précisant que je devrai être assistée médicalement à chaque fois que je souhaiterai être enceinte. Ce n'est pas évident d'accepter cette idée, mais nous nous accrochons au fait qu'il existe au moins un traitement, qui s'avère être le Clomid, puisqu'il permet une grossesse dans 70% des cas touchés par cette affection. Il n'a pas été pour l'instant question de faire des injections (je ne m'en plains pas...).

L'inconvénient d'être des "nouveaux" patients, c'est qu'on nous prend pour des ignorants, alors que nous nous sommes tellement documentés sur le sujet que nous pourrions écrire un livre ! Personnellement j'en suis un peu vexée, mais ce n'est qu'un détail. L'essentiel c'est d'avoir confiance, sentiment que nous avions perdu avec le gynécologue précédent.

Nous recommençons donc avec le Clomid, suivi d'une insémination (il nous en reste 3 remboursées par la caisse-maladie), et nous tenterons une FIV cet automne si besoin est. Je dois me rendre tous les deux jours pour une prise de sang et/ou une échographie, et les trajets sont longs et monotones. Mais le fait d'être suivie jours après jours est rassurant.

Après ces quelques semaines de soulagement, nous nous sentons à nouveau motivés, et le fait de "recommencer" auprès d'une équipe compétente n'y est certainement pas étrangère. Maintenant nous avons l'impression d'être efficacement secondés, et nous attendons impatiemment l'insémination, qui nous l'espérons réussira...

Nous tenons par la même occasion à remercier les personnes qui nous ont écrit, et qui nous ont prouvé la merveilleuse solidarité qu'il peut y avoir entre couples dans cette situation.

Isabelle et Ludovico


octobre 2000

Nous sommes en octobre et les 3 inséminations se sont succédées, malheureusement sans succès. Et le pire, c'est qu'à chaque fois j'ai eu une semaine de retard avant l'arrivée des règles, ce qui suffisait pour nous faire croire au miracle...

Il y a deux semaines, nous nous sommes rendus au CHUV pour faire le bilan et décider de la suite des opérations. D'après le médecin, je ne suis pas atteinte du syndrome des ovaires polykystiques à un stade sévère, car mis à part l'apparence des ovaires, une forme ronde caractéristique, les prises de sang ne révèlent pas de déséquilibre hormonal sérieux. Je souffre plutôt de dysovulation, le diagnostic posé au départ est par conséquent nuancé. Je ne m'explique tout de même pas pourquoi, après tout ces mois de traitement et 5 inséminations, je ne suis toujours pas enceinte...

Pour le futur, il a été convenu que nous tentions encore 2 inséminations, mais précédées d'une stimulation ovarienne (injections), afin d'augmenter nos chances. Après, il est clair que la FIV sera la prochaine étape, mais nous n'y sommes plus aussi favorables qu'avant, car à part le traitement, il y a du nouveau...

Nous avons en effet entamé les procédures en vue d'une adoption. Contrairement à tout ce que nous avons entendu à ce propos, les démarches ne sont pas longues et difficiles (en tout cas en Suisse) : nous avons eu notre premier entretien il y a deux jours, dans un mois nous aurons la deuxième et dernière entrevue et à Noël nous serons en possession du papier qui nous permettra d'adopter. A aucun moment nous ne nous sommes sentis examinés ou jugés, et personne ne vient mesurer les dimensions de la chambre de l'enfant à venir !

En moins de trois mois, les formalités en Suisse seront réglées. Et si tout se passe bien, nous serons parents en 2001, au plus tard début 2002. Ce qui pour nous représente (enfin) le bout du tunnel et la certitude que nous serons bientôt papa et maman, que ce soit de manière biologique ou pas...


Mai 2001 :

Depuis un mois nous avons cessé tous les traitements après 7 inséminations artificielles restées sans succès. Fini les allers et retours à l'hôpital, les injections, les 15 interminables jours d'attente après l'ovulation et les tests de grossesse négatifs. Nous pouvons, à nouveau, faire des projets et accepter les invitations des amis sans devoir réfléchir à quel jour du cycle nous en sommes...

C'était notre choix : tenter un maximum d'inséminations artificielles et après tout arrêter pour se consacrer entièrement à l'adoption. Pour nous il n'est pas question de FIV; nous ne sommes pas prêts et comme en Suisse elles sont entièrement à notre charge, nous préférons consacrer cet argent à un enfant que nous serons sûrs d'avoir. Comme nous sommes encore jeunes, rien ne nous empêchera, dans 5 ans peut-être, de tenter à nouveau d'obtenir une grossesse par des traitements si nous en ressentons le besoin, mais pour l'instant tout cela est au conditionel.

Côté adoption, cela ne se passe pas comme nous le souhaitions. Nous avons obtenu notre "agrément" très vite (Noël 2000), mais ensuite les choses se sont compliquées. Nous avons dû patienter jusqu'à fin mars pour rencontrer une première fois l'intermédiaire pour la Russie, puis la deuxième entrevue a eu lieu il y a deux semaines. Et c'est là que tout s'est écroulé. Nous avons appris que dans les pays de l'Est, il était "obligatoire" d'offrir des cadeaux aux officiels (juge, procureur, avocat, directeur d'orphelinat) afin que l'adoption soit possible. Or, nous sommes radicalement contre la corruption et c'est pourquoi nous avons mis fin aux rapports qui nous liaient avec l'intermédiaire. De plus, entre la première entrevue et la seconde, le coût de l'adoption est passé du simple au double, et lorsque cela a 4 zéros derrière, ce n'est pas rien !!

Mieux vaut bien se renseigner avant de se faire son petit scénario dans la tête. Nous qui nous réjouissions déjà de l'arrivée très rapide (4 à 6 mois) de notre enfant et qui étions sur le point d'acheter le berceau et autres affaires de bébé sommes tombés de haut. Nous devons (presque) tout recommencer à zéro, réfléchir aux pays qui nous intéresseraient, faire des téléphones, rencontrer des intermédiaires etc... Depuis un an, nous pensions que notre enfant viendrait de Russie et maintenant nous devons effacer cette pensée de notre tableau.

Nous allons probablement nous tourner vers les pays d'Asie, mais il faudra que nous nous armions de patience (encore) car le temps d'attente est beaucoup plus long; il approche plutôt des 1 1/2 - 2 ans que des 6 mois... Par conséquent nous avons décidé de construire la maison de nos rêves maintenant, ce que nous pensions faire plus tard, afin de nous "occuper" en attendant que l'intermédiaire nous présente celui ou celle qui sera notre futur enfant.

Isabelle & Ludovico


Août 2001

Alors qu'il semblait que nous étions dans une impasse, voilà que tout s'arrange enfin ! Depuis quelques jours nous sommes parents d'un petit Léo.

Depuis quelques semaines nous nous étions renseignés sur les différents pays ouverts à l'adoption mais le moral était au plus bas. Et voilà que tout à coup, au mois de juillet, nous faisons la connaissance d'une dame qui peut nous aider à adopter au Maroc, l'ayant déjà fait elle-même à deux reprises. Nous espérons de nouveau, mais une chose était sûre, nous ne pourrions pas partir pour Marrakech avant l'année prochaine. C'est déjà mieux que 2 ans, et en plus dans cet orphelinat il n'y a que des bébés.

Et soudain, la chance nous sourit : nous recevons un appel de cette dame nous disant qu'un couple français, désirant adopter un bébé de 5 mois, ne peut pas rentrer dans son pays avec lui car les lois le leur interdisent. Ils recherchent donc désespérément une famille autre que française pour ce petit Léo. Ni une ni deux nous acceptons de partir dans les 10 jours qui suivent !

Après trois semaines de démarches administratives nous sommes de retour avec notre fils qui est notre rayon de soleil ! Nous sommes pleinement heureux et profitons de chaque instant avec lui tellement cela faisait longtemps que nous n'y croyions plus !

Cette histoire est une belle histoire, et quelquefois nous nous demandons si ce n'était pas notre destinée de devenir les nouveaux parents de ce petit trésor, même si pour cela nous avons galéré pendant plus de 4 ans !

A tous nous disons qu'il faut toujours espérer et ne pas se laisser gagner par le découragement.

Isabelle & Ludovico


Juin 2004

Notre fils Léo aura bientôt 3 1/2 ans et nous avons décidé de lui donner un petit frère. C'est donc depuis janvier de cette année que nous avons entamé les procédures pour une deuxième adoption.

En mai, nous nous sommes rendus sur place afin de faire la connaissance de notre bébé, né le lendemain de notre arrivée, et qui va nous rejoindre durant le mois d'octobre. En effet, la loi laisse maintenant 3 mois à la mère biologique pour renoncer à l'abandon. Nous devons donc nous y rendre en 2 fois, et les semaines qui séparent les deux voyages sont interminables... Mais nous avons régulièrement de ses nouvelles, nous savons qu'il va très bien, l'autre jour nous lui avons même "parlé au téléphone", c'était très émouvant. En juillet j'irai le voir quelques jours, mon mari fera de même en août et je pense que je retournerai début septembre encore une fois.

Nous sommes un peu frustrés de devoir le laisser là-bas et de ne pas pouvoir vivre ses premiers mois avec lui. Mais cela nous laisse aussi le temps de tout préparer à la maison et d'expliquer à Léo ce qui va se passer plus tard. Ce qui est certain, c'est qu'il ne se passe pas un seul jour sans que nous ne pensions à lui et que nous n'en parlions entre nous. Toute la famille est impatiente qu'il arrive dans notre foyer.

Pour ce qui est des traitements, depuis avril 2001 où j'avais tout arrêté, il ne s'est strictement rien passé. Combien de personnes ne m'ont pas dit : "tu verras, lorsque tu auras adopté tu tomberas tout de suite enceinte !". J'ai toujours été extrêmement agacée par ce genre de remarques, et je peux leur prouver maintenant que ce n'est pas "une cause à effet" !

Il est vrai que jusqu'à l'année passée, j'y pensais encore régulièrement, et me disais "ce mois, peut-être que...". Mais j'ai bien changé depuis l'arrivée de Léo. Lorsque j'ai mes règles je ne réagis même plus, et mes amies qui m'annoncent leur grossesse ne me font plus pleurer. Certes, j'ai encore le ventre serré lorsqu'elles me le disent, mais ça s'arrête là. Je serais une menteuse si je disais que je n'ai pas encore au fond de moi une petite cicatrice qui, à mon avis, ne disparaîtra jamais, celle de n'avoir pas connu moi-même cette sensation d'avoir un bébé dans mon ventre.

J'en ai eu marre de ne pas arriver à complètement tourner la page, alors je me suis rendue chez une femme qui pratique la PNL (programmation neuro-linguistique). Il ne m'a suffit que d'une consultation pour arriver à obtenir ce fameux "lâcher prise". Depuis, je me sens libérée. Et si une personne me conseille d'aller voir tel ou tel, car "elle connaît quelqu'un qui y est allée et qui est tombée enceinte", je lui réponds que ça ne m'intéresse pas, que de toute façon ce qui marche pour certains ne marche pas forcément pour d'autres, et que maintenant tout ça est bel et bien fini.

Dans trois mois j'aurai un deuxième fils et c'est tout ce qui compte. Je suis comblée : j'ai un mari adorable et deux enfants. Je ne suis pas devenue maman "de la façon dont je l'avais imaginé", mais je suis une maman quand même, et quand mon fils me dit qu'il m'aime très fort et me serre dans ses bras, c'est le plus beau des cadeaux !

Isabelle


Avril 2005

Bonjour à tous et à toutes,

Je prends le temps de vous écrire, peut-être pour la dernière fois, afin de vous annoncer que depuis le mois de décembre 2004, nous sommes parents pour la seconde fois d'un petit Quentin, que nous sommes allés chercher au Maroc. Les démarches sur place ont été très difficiles et nous étions contents de rentrer à la maison car nous n'en pouvions plus ! Quentin va avoir 1 an au mois de mai, il est d'un tempérament très calme et s'est tout de suite habitué à sa nouvelle vie en Suisse.

Maintenant la vie à 4 est bien "rôdée", trépidante et si enrichissante ! Léo est fou de son frère, qui le lui rend bien. Nous formons une belle famille et notre rêve d'avoir 2 enfants s'est réalisé, pour notre plus grand bonheur.

A ceux qui, comme nous, vivent le drame de l'infertilité, j'ai envie de dire que s'ils souhaitent adopter et se sentent prêts à se lancer dans cette grande aventure, qu'ils n'hésitent pas ! Les efforts à fournir pour les papiers sont tout à fait supportables, surtout après tous ceux faits pour les traitements. Les enfants d'ici et d'ailleurs ne demandent qu'à être aimés, et nous, nous avons tant d'amour à leur donner !

Je mentirais si je disais que je ne crois pas au miracle, même si depuis toutes ces années mon corps a refusé de me donner cet enfant "biologique". Si une grossesse doit venir un jour, elle viendra. Mais même sans cela, j'aurai déjà été deux fois maman d'une autre façon et c'est déjà fantastique !

Isabelle & Ludovico

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