La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Jérôme & Nathalie - (Suisse - mai 2001)

Jérôme(30 ans) et moi (28) sommes mariés depuis 4 ans et vivons ensemble depuis 8 ans. Nos essais pour mettre en route un bébé date d'il y a un an tout juste. Depuis bientôt 3 semaines, la sentence est tombée et des termes jusqu'à alors inconnus -oligo-asthénospermie , ICSI, etc...- sont brutalement entrés dans notre vie...

Tous les témoignages évoquent le choc de cette nouvelle, la détresse et la colère qui s'ensuivent. Franchement, pour tout dire, le premier jour, j'ai dû éclater en sanglots 10 fois. Le deuxième jour, la souffrance s'était agglutinée en une boule douloureuse au creux de ma gorge. Pour finir, je me réveille depuis avec des bouffées d'angoisse que je camoufle sous une hyperactivité salvatrice... Bref, ça fait mal, plus mal encore, les remarques désobligeantes des proches, les nouvelles des grossesses des copines, les conseils maladroits de l'entourage. Heureusement, mon mari reste fidèle à lui-même, très calme bien que malheureux: il pense qu'il vaut mieux savoir quel est le problème pour pouvoir le traiter. Depuis, son attitude déteint sur moi: je vais enfin pouvoir faire quelque chose, être active : nous allons le faire ce bébé puisque la nature a besoin d'un petit coup de pouce.

Et pourtant, je sais que rien n'est gagné, vos témoignages le prouvent. J'ai tellement peur des traitements, de la ponction, des échecs possibles. En plus je suis d'une pudeur maladive. Parler me soulage: je peux enfin exprimer cette angoisse car je sais que vous me comprendrez...

Je regrette de ne pas lire de témoignages en provenance de Suisse où les traitements et procédures sont légèrement différents. Savez-vous que l'année dernière, on a presque failli interdire la Fécondation in Vitro en Suisse ???? Heureusement, cette initiative n'est pas passée...

Vos encouragements seront les bienvenus. Mon traitement devrait débuter en août et la ponction devrait avoir lieu en septembre si tout va bien. Aussi serais-je soulagée d'avoir des témoignages encourageants pour m'aider pour les prochaines étapes (une prochaine hystéroscopie m'angoisse un peu...).

A bientôt :-))
Nathalie


Juin 2001

Depuis mai, lors de mon premier témoignage,nous avons déjà parcouru beaucoup d'étapes. Les examens d'abord. De mon côté, hystérographie ET hystéroscopie: la première très appréhendée, s'est mieux déroulée que ce que je n'avais craint mais il faut avouer que j'avais pris pas mal de calmants et anti-douleurs !!! L'hystéroscopie par contre a été très mal vécue car, mise en confiance par le premier examen, j'avais pris moins de calmants. Malheureusement, mon utérus étant rétroversé, la manipulation est plus délicate, donc plus douloureuse... Mais l'important c'est le résultat: TOUT EST OK de mon côté !

Côté mari: visite avec le généticien qui, après vous avoir démontré tous les risques que l'on prend statistiquement, a été très rassurant (!). Prise de sang pour mon mari pour évaluer ces risques. Résultat: TOUT EST OK ! Le RDV chez l'urologue est encore dans un mois mais après tout, savoir pourquoi on a 1 800 spermatozoïdes au lieu de 40 millions, ça devient presque risible car on sait très bien qu'il a peu de chance que le compteur explose... mais bon... je vous tiendrai au courant.

Prochaine étape: RDV avec l'assistante du gynéco pour le côté pratique et cours de piqûres (nous allons réaliser les injections nous-mêmes pour nous simplifier la vie) !!!

Grâce aux messages de soutien que j'ai reçus (merci à vous toutes et tous), et à toutes les informations que j'ai récoltées, je me sens moins démunie et angoissée. En outre, contre les angoisses, j'ai démarré une thérapie par l'hypnose, qui semble porter ses fruits. En tout cas, j'apporter volontiers mon soutien et des réponses aux couples dans une situation similaire (notamment en Suisse).

A bientôt :-))

Nathalie


Août 2001

Depuis juin, les choses se sont accélérées. Nous avons finalement vu l'urologue et découvert la raison de l'infertilité de Jérôme. Il souffre de varicocèles. En fait une sorte de varice sur les testicules. Il faut savoir que les testicules doivent se tenir à 1°C de moins que la température du corps pour que la spermatogénèse (fabrication des spermatozoïdes) se fasse correctement. Les varicocèles provoquent une augmentation de la température qui freine ou stoppe la spermatogénèse (rien à voir avec le volume de sperme dans ce cas). Le cas de Jérôme est particulièrement impressionnant selon le médecin et selon lui la cause première de sa stérilité. Une opération begnine (en ambulatoire et par laparoscopie) est donc programmée, qui devrait permettre d'augmenter sensiblement le nombre de spermatozoïdes. Il faut savoir que depuis deux mois, Jérôme porte des caleçons à la place de slips ou boxers et a multiplié par 150 son nombre de spermatozoïdes (donc, à bas les slips !!!!!): dans notre cas, ça ne résout rien mais mais c'est un espoir supplémentaire. L'opération est donc une grande bouffée d'air frais pour nous mais nous n'avons pas de garantie de réussite: donc nous continuons l'ICSI.

Le programme est désormais arrêté: début des injections le 6 août / ponction dernière semaine d'août. J'en crève de passer mon temps à attendre !!!!! Nous avons suivi des cours pour effectuer nous-mêmes les injections. C'est un peu angoissant mais c'est tellement plus simple et plus sympa de faire cela ensemble...

Voilà pour les nouvelles, j'espère avoir redonné quelque espoir aux couples dans la même situation que nous ! A+

Nathalie


Octobre 2001

Alors voilà, en août, comme prévu, le traitement a commencé. Pour nous, surtout pour moi, ça a été une étape décisive car je suis (re)devenue active par rapport à notre envie d'enfant, alors que jusqu'à présent on n'avait fait qu'attendre.
C'est Jérôme qui m'a fait les piqûres, une autre façon de partager cette aventure: les sous-cutanées sont très faciles mais les intra-musculaires plus délicates, toutefois je tiens à dire que nous avons eu aussi des séances de fous rires (moi avec ma seringue plantée sur la fesse comme un étendard).
Le traitement est long quand on le vit à fond, comme c'est le cas de tout le monde je pense. Je comptais les jours qui me séparaient de la ponction: j'ai même conçu un tableau excel pour ne rien oublier entre les RDV, les traitements, etc. Rien ne comptait que ces piqûres quotidiennes et nos RDV chez le gynécologue.
Le traitement a donné des résultats inespérés: je savais, prévenue par mon gynéco, que ma réponse ovarienne serait très bonne. Dès le 3ème jour de stimulation (au pergonal), on voyait déjà 5 ovocytes, ce qui est rare, nous a-t-on dit. Une semaine, il y en avait "plein" (dixit le gynéco), c'est à dire au moins 30. J'avais la sensation d'être un peu "pleine", si vous me passez l'expression et les ovaires ont commencé à me faire souffrir. A ce moment-là, je dois aussi noter que mon moral était très fluctuant, oscillant entre le désespoir complet et les espoirs les plus fous. J'avais très peur de la ponction, j'avais peur d'ne hyperstimulation, ..., tout me faisait peur... En fait, l'hyperstimulation était déjà en route à ce stade mais contrôlée par mon gynéco. La ponction a finalement eu lieu, le 4 septembre: c'est une date dont je me souviendrai longtemps... Mon gynéco a prélevé 30 ovocytes, dont 26 étaient mûrs et 22 embryons ont été finalement obtenus: j'ai cru que j'allais m'évanouir sous le coup de cette nouvelle extraordinaire... A partir de là, les choses se sont gâtées: mon ventre a commencé à enfler, mes ovaires sont devenus douloureux (chaque pas m'envoyait des coups dans le ventre) et j'ai été prise de nausées. Ma joie s'est envolée petit à petit, et je me suis dit que le transfert n'aurait pas lieu dans ces conditions. 72 heures après la ponction, mon gynécologue a quand même tenu à me transférer deux embryons car il savait ce que j'avais traversé et combien c'était important pour moi. Je voudrais pouvoir vous décrire l'émotion de cet instant, dont personne ne parle: c'est un moment fabuleux, où nous pouvons vivre le début de la conception, d'une certaine façon. Nous nous sommes dit que nous étions en train de le faire cet enfant. C'était magique...

Les jours qui ont suivi le furent moins: prostrée au lit, avec des anti-douleurs, ventre énorme, nausées, reins douloureux, nuits sans sommeil assise dans le lit (seule position indolore). Heureusement: mari adorable, aux petits soins, me mitonant plein de petits plats. Au bout de 3 jours l'hyperstimulation s'est arrêtée. En une semaine, j'ai perdu 10cm de tour de taille, et 4 Kg. Je me suis rongée les ongles d'angoisse, cherchant des signes, tournant en rond chez moi (dès que j'ai pu marcher normalement, c'est à dire pas courbée en deux)... bref tout ce qu'il ne faut pas faire. Le verdict est tombé au bout de 12 jours: NEGATIF. Que dire de plus: je me suis terrée dans ma souffrance, refusant d'en parler. Je me suis réfugiée dans mon travail, vidant ainsi ma tête de tout pensée importune. Le plus dur a été de répondre aux questions des amis informés de notre projet. Trop dur pour moi: Jérôme s'en est chargé.
Quelle leçon tirer de tout cela: je me suis relevée, aidée de Jérôme, qui n'a jamais perdu espoir. J'ai décidé de n'en parler qu'à ma meilleure amie, ma mère et mon amie qui vit la même aventure. La curiosité des proches, même bienveillante est trop difficile à gérer. J'ai aussi décidé de trouver une autre méthode pour faire baisser mon stress, en l'occurrence, l'acupuncture. J'ai décidé de vivre la prochaine étape plus sereinement: mais vouloir et pouvoir sont deux choses différentes !!!!
La prochaine étape: un transfert dans 4 semaines.

Les points positifs: Jérôme s'est fait opérer de son varicocèle et l'urologue est très optimiste car la veine ligaturée était vraiment énorme. Nous avons donc là un espoir supplémentaire. Et puis, nous avons encore 19 petits pingoins en attente au frigo... qui NOUS attendent !

Voilà, ça m'a fait du bien de refaire ce chemin avec vous. De faire le bilan, face à vous, face à moi-même. Cette histoire n'est pas triste car elle n'est pas finie, c'est ce qu'il faut retenir. Gros bisous à tous !

Nathalie


Janvier 2002

Aujourd'hui, pour la première fois, je viens annoncer une bonne nouvelle, celle qui expliquent tous ces mois d'efforts et de souffrance... Je suis enceinte: c'est étrange de le dire ou de l'écrire, car je ne m'en rends pas encore bien compte. Le deuxième transfert a eu lieu le 9 novembre, sur un cycle naturel (je passe les détails de notre combat pour éviter une nouvelle stimulation assurant une ovulation parfaite): nous tenions (surtout moi) à éviter encore un traitement par injection.

Cette fois-ci, j'ai mis toutes les chances de notre côté: il fallait que je sois le plus détendue possible: j'avais donc une séance de massage programmée avec mon physio pour me détendre, puis j'ai avalé deux calmants pour me calmer. Après le transfert, qui s'est déroulé rapidement et parfaitement, je suis restée 4 heures allongée, sans oser bouger un orteil, à m'empiffrer de M&M's et à zapper tranquillement... Puis, petit resto sympa avec mon homme et deux jours complets de repos.

Je ne voulais surtout pas réitérer les mêmes erreurs que la première fois, donc j'avais prévu un programme professionnel chargé, sans être trop fatiguant. L'idée, c'était de m'occuper l'esprit, pour empêcher l'angoisse et les question de s'installer. J'ai tenu ce rythme une semaine, avec des jours complets sans y penser. Au bout d'une semaine, j'ai eu comme les douleurs des règles qui ont commencé: au début, je me suis dit que c'était l'angoisse, mais mon inquiétude grandissait de jour en jour. Au 10ème jour, un petit doute s'est installé, mais je ne voulais pas me faire des idées, me bercer d'illusions. Toutefois, j'essayais de ne pas être triste non plus, me répétant que j'aurais d'autres tentatives avant la fin de l'année.

Lorsque la secrétaire de mon gynéco m'a appelée pour m'annoncer que j'étais enceinte, j'ai cru que j'allais m'évanouir de saisissement, de joie et de stuppeur mélangés...

J'en suis à 6 semaines désormais et je prends mille précautions, restant très prudente car rien n'est encore joué avant les 3 mois fatidiques... Hier, nous avons vu notre petit pingouin : il mesure 8mm et son coeur bat.

Aujourd'hui, j'ai du mal à imaginer que je peux encore le perdre, mais je veux profiter de ces instants-là, que personne ne pourra jamais nous enlever.

A tous ceux dont le combat se poursuit, je voudrais dire qu'il ne faut pas désespérer: j'espère que mon témoignage donnera des idées pour vivre mieux les transferts, car je reste désormais persuadée que le stress est notre pire ennemi... Je vous embrasse tous et ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Nathalie


Novembre 2002

Je remets mon témoignage à jour après plusieurs semaines d'absence : Pierre-Louis est né le 17 juillet 2002 après un accouchement extraordinaire, magique, fantastique....
Nous souhaitons déjà mettre en route un deuxième enfant, si la chance peut encore croiser notre route.

J'envoie ce message comme un encouragement pour tous les couples en cours de procédure : qu'ils sachent que nos combats sont récompensés et que notre bonheur est décuplé.

Merci encore pour ce merveilleux soutien : je vous tiendrai au courant de la suite de nos aventures.

Nathalie


Mars 2004

Comme vous le savez, nous sommes les parents d'un petit gars de bientôt 1 an... Et oui, le temps passe vite et pourtant nous avons bien profité de tous ces mois merveilleux avec notre petit bonhomme. Un enfant, lorsqu'il est désiré si fort est un immense cadeau. L'expérience a été si belle que nous n'avons pas voulu attendre longtemps avant de "remettre ça". Pendant les 8 premiers mois après la naissance de notre fils (et après une petite période de calme pour me remettre de l'accouchement, tout de même !!!), nous avons repris nos "expériences naturelles", gonflés d'espoir, pensant que peut-être un petit miracle surviendrait.

Résultat : RIEN. Un spermogramme de contrôle pratiqué vers avril a permis de vérifier que l'opération du varicocèle de Jérôme avait donné des résultats époustouflants, même si nous restions hélas dans l'OATS modérée. Pour info, Jérôme a de nouveau un problème de varicocèle à ré-opérer.

En avril, je reprends donc contact avec mon gynécologue préféré. Rendez-vous est pris pour un transfert sur cycle naturel. Nous sommes confiants (trop ?), détendus et sereins, même si Jérôme trouve que je presse trop le rythme. Arrive le jour du transfert et là, grande déception : sur deux paillettes de 4 embryons chacune, seul un embryon a survécu. Nous essayons de rester optimistes mais le transfert est assez triste, le repos qui suit, démoralisant. Je m'en veux d'être négative (après tout c'est déjà une chance et il en suffit d'une, n'est-ce pas ?), mais je n'y peux rien, je n'arrive pas à y croire.

12 jours plus tard, nul besoin de faire la prise de sang : j'ai mes règles.... Je suis déçue, certes, mais plus par les résultats de la décongélation que par le résultat du transfert même... Nous nous posons des questions, puis fort heureusement partons en vacances quelques jours plus tard. Ce sont nos premières vacances à trois depuis sa naissance : une semaine de détente, ballades et découvertes, le bonheur...

Dès les retour, je ne perds pas de temps. Je vais bientôt ovuler (je suis devenue une experte en la matière !) et je prends rendez-vous en urgence pour une échographie avec mon docteur. BINGO : transfert programmé 4 jours plus tard !!!! Jérôme trouve de plus en plus que je vais trop vite, que je fais tout dans l'urgence. Qu'importe, je suis mon instinct. Par chance, le transfert tombe un samedi, le 3 mai. Je confie le petit à mon frère et ma belle-soeur, et nous partons, un peu angoissés (surtout moi) vers la maternité. Lorsque nous arrivons, tout est désert : l'infirmière accepte de me donner un calmant. Puis l'attente commence. Problème de coordination entre la maternité et l'assistance de mon docteur : le rendez-vous aurait dû être reculé d'une heure. Bref, heureusement que j'ai ce calmant pour me détendre !!!... Le docteur arrive vers 9h30, souriant, très serein. Je me prépare : on est des vrais habitués maintenant, c'est notre 4ème transfert ! Je plaisante avec la biologiste et l'infirmière que nous connaissons bien désormais. Toute l'équipe est très souriante et confiante. J'attends, un peu tendue, les résultats de la décongélation : miracle, sur les 3 derniers petits embryons restants (la dernière paillette), deux ont survécu ! Avec Jérôme, nous regardons quelques secondes avec émotion la petite goutte miraculeuse au bout du cathéter et... voilà : je suis enceinte... au moins pour quelques jours !

Pendant les 4 heures qui suivent, je reste allongée, tranquille, évitant de me poser trop de questions. La première semaine, je suis très raisonnable : je n'y pense pas. J'évite surtout de porter notre bébé (Jérôme se charge de tout, c'est un ange). Je travaille normalement. Les 5 derniers jours d'attente sont insoutenables. Je surfe maladivement comme une débutante pour ausculter mes symptômes. J'observe mes seins tous les jours (ils se sont modifiés lors de la première grossesse). La veille de la prise de sang, j'ai un petit doute, sans plus. Je fonds en larme pour un problème professionnel : quelque chose qui me choque beaucoup et qui visiblement étonne mes collègues (c'est la première fois qu'il m'arrive un truc pareil...).

Le lendemain, pour le boulot, je dois faire 160 km de route en voiture (c'est moi qui conduis). La prise de sang est faite en 4ème vitesse le matin. J'ai une journée de folie, je ne pense à rien. Vers 16h en plein réunion, la secrétaire de mon docteur appelle : POSITIF !!!!!!!!!!!!!! J'ai les larmes aux yeux. J'appelle Jérôme, nous sommes heureux mais Jérôme me conseille de rester prudente. Je lui en veux un peu même si je comprends cette attitude.

Ce deuxième miracle a été un second bonheur extraordinaire, sans être aussi intense que la première fois : j'ai plutôt ressenti une immense sérénité.

Nous avons fait les prises de sang de contrôle : les taux étaient bons, plutôt hauts mais excellents. Début juin, à 6 semaines, je suis allée à la première échographie. Jérôme n'a pas pu venir malheureusement. C'est alors que nous avons appris que nous attendions des jumeaux. Que dire sur ce que nous avons ressenti ? Une grande joie, mais aussi une immense angoisse pour moi. Alors que je croyais pouvoir enfin vivre une grossesse sereine (sans les angoisses des primipares), je me retrouvais abriter deux fois plus de responsabilités...

Aujourd'hui, je suis à 12 SG, les bébés vont bien. Je suis torturée par des nausées toute la journée, mais bon, on ne va pas se plaindre, non ? Comme dit notre docteur, nous avons eu une chance incroyable, une chance indécente. Ce que j'en conclus, c'est que notre chance ne saurait être isolée. Il faut y croire: en réalité, nous appelons miracle les avancées de la science, notre persévérance et notre courage.

Il y a deux ans, nous étions déclarés couple stérile (ou hypofertile !): nous voici bientôt une petite famille de 5 membres. Rien n'est jamais perdu.

Je souhaite à tous tout le bonheur attendu.

Clémence et Amaury sont nés par césarienne le 31 décembre 2003. Aujourd'hui, ils ont presque 3 mois et ce sont de merveilleux bébés. Malgré notre stérilité déclarée et les épreuves, nous avons vécu et nous vivons aujourd'hui une merveilleuse aventure et je souhaite à tous ce même bonheur.

Nathalie


Leur écrire

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