La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Audrey & Jean-Baptiste - (France - novembre 2007)

Bonjour, Je me présente brièvement. J’ai 25 ans et mon époux 27 ans. Nous habitons Grenoble. Nous nous connaissons depuis octobre 2003 et nous nous sommes mariés en septembre 2006. C’est en Février 2006 que nous avons fait les premiers essais bébé.

Ayant des menstruations très anarchiques, je prends du Duphaston pour régulariser mes cycles sous les conseils de mon médecin. Puis, nous attendons qu'un heureux événement arrive. Nous ne sommes pas pressés, nous savons que ca peut prendre quelques mois. Je me renseigne sur Internet pour connaître les astuces qui boostent la fertilité naturellement. De toute façon ce ne peut pas faire de mal.

Lors d’un contrôle de routine chez mon gynécologue en janvier 2007, il me fait une échographie vaginale et découvre alors que j'ai probablement une dystrophie ovarienne. Il me fait faire des dosages hormonaux qui révèlent cet état. Il me fait alors des échographies très rapprochées pour voir s’il ya survenue d’une ovulation et me dit chaque mois que nous allons passer a la vitesse supérieure avec une stimulation simple. Les mois passent, pas de traitement, pas de grossesse. Je m interroge et si le problème venait d'autre part, il me dit qu’il n y pas de raison à cela. Au bout de sept mois, il nous fait un test de Hühner qui se révèle négatif. Je ne comprends pas, pourquoi ? Qu’est ce que ca veut dire ? Il me prescrit alors une hystérographie. Je la fait en aoüt et la, découverte : deux trompes bouchées ! Il prescrit également un spermogramme pour mon mari et, de nouveau, surprise : peu de spermatozoïdes normaux et peu mobiles. Nous décidons alors de nous tourner vers un centre de PMA. Nous essayons de passer nos vacances le plus sereinement possible. Je décompte les jours pour le prochain rendez vous chez notre nouveau gynécologue.

En septembre 2007, nous voyons donc un autre gynécologue. Très humain, il prend le temps pour nous expliquer la situation. Il nous propose une intervention chirurgicale pour moi  : une fimbrioplastie et par la suite une FIV ICSI. L’intervention se passe bien. Les suites ne sont pas douloureuses. Mais il faut attendre la cicatrisation pour entamer une FIV. Courant du mois de novembre, nous faisons notre bilan pré FIV et un dosage hormonal pour ma part. ce dernier révèle une inhibine inferieure a 15 mais une amh a 5.2 et une fsh a 2. Ca m’inquiète de nouveau, je passe mon week-end à penser à cette inhibine qui reflète la réserve ovarienne et qui doit être dans la norme supérieure a 45. Le lundi venu, j appelle Le biologiste qui ne semble pas être inquiet compte tenu des autres résultats. Nous devons si tout se passe bien commencer le protocole de FIV début janvier avec blocage de la fonction ovarienne par pilule le mois de décembre.

Voila ou nous en sommes actuellement. J’ai quelques craintes. Peur que des kystes ovariens viennent interférer sur la FIV et que de ce fait elle soit repoussée. Les médecins nous ont prévenus qu’il y avait un risque d'hyperstimulation accru chez moi du fait de la dystrophie ovarienne.

Je vous tiens au courant pour la suite, nous croyons en l avenir et ce de toutes nos forces. Je suis prête psychologiquement pour le protocole FIV et nous sommes capable de déplacer des montagnes pour fonder notre petite famille.

Audrey


Juillet 2008

Nous avons démarré la première FIV ICSI en janvier qui n’a pas été jusqu'à la ponction, le taux de progestérone était trop haut. La PMA décide de laisser passer un cycle et de recommencer une nouvelle FIV en avril. Arrivés avril, la ponction se passe bien, 28 ovocytes récupérés, 15 fécondés et 4 blastocystes. Un blastocyste est transféré, 5 jours après la ponction. Les autres sont congelés. Les premiers saignements apparaissent 7 jours après le transfert. Nous sommes extrêmement déçus d’autant plus que l’embryon était parfait et que mon endomètre le semblait aussi.

Un transfert d’embryon congelé est réalisé en mai. Le transfert se passe bien mais c’est encore un échec ! Je commence à ne plus y croire et j’ai hâte que la deuxième FIV se passe, je ne crois plus en cette première FIV. Mais il reste des embryons congelés et il faut les transférer avant de commencer une prochaine FIV. Un transfert est alors prévu en juillet, le résultat est positif à notre grande surprise, nous sommes si heureux. Un bonheur immense m'envahit je n’en reviens pas ! Les taux bcgh sont très bons et augmentent. Mais la vie en a voulu autrement et tout s’arrête. Le taux s’effondre et nos projets avec. C’est une grande claque que nous venons de recevoir. Il ne peut y avoir de réponse, d’explication, les fausses-couches sont souvent inexplicables.

Il faut à présent remonter la pente, croire en l'avenir. Ca a marché une fois, pourquoi pas deux voire plus. Je ne peux pas rester sur un échec. Notre centre est fermé en août et puis il faut attendre un cycle avant de recommencer. Il nous reste un embryon congelé qui sera transferé en septembre si tout va bien. et une FIV est déjà prévue en novembre. Je pense beaucoup à ce parcours de PMA, qui me fait si mal psychologiquement lorsque les échecs s’enchainent. Les médecins sont très confiants et pour eux, c’est sûr, ca va marcher. En attendant, nous souffrons. C’est un parcours qui demande beaucoup de patience, vertu que je n’ai pas forcément. Je finis d’ailleurs par croire que 2008, n’est peut-être pas une bonne année pour nous.

Audrey et Jean-Baptiste


Décembre 2009

Suite à une FIV n2, nous avons donné naissance à Nola (notre petite fille) et Axel en novembre 2009 à 38+4 SA. Audrey et Jean-Baptiste


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