La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Emilie & Gérald - (France - décembre 2008)

Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Emilie et après beaucoup d'hésitation et d'appréhension, je me lance. Tout d'abord merci à vous, Viviane et Vincent pour avoir créé ce site et de nous permettre de nous sentir moins seuls.

Tout a commencé en septembre 2005 lorsque j'ai rencontré mon futur mari Gérald ; j'avais alors 22 ans et lui 29 ans. Ca a été le coup de foudre et tout a été très vite entre nous. Pour preuve, nous avons emménagé ensemble au bout de 3 semaines seulement et bien sur le désir de concrétiser notre amour par la venu d'un enfant nous est venu tout naturellement. Pour information, j'ai toujours eu cette crainte de ne jamais être mère (allez savoir pourquoi) et j'avais déjà eu une expérience difficile puisqu'en 2003, j'avais eu une grossesse qui devait s'achever au bout de 25 sg avec un petit garçon né sans vie appelé Alexandre. Cette grossesse avait été spontanée mais longue à venir puisque j'avais attendu 1 an sa venue (il faut dire qu'aujourd'hui mon impatience de l'époque me fait sourire) mais surtout dès que j'ai su que j'étais enceinte je n'ai pas cessé de me faire du souci au point d'aller toutes les semaines chez ma gynécologue faire une échographie. Et j'ai malgré tout perdu le bébé sans aucune explication bien sûr. On m'a juste dit que javais perdu les eaux trop tôt. J'ai eu droit à "Vous êtes jeune, vous avez le temps" et d'ailleurs cette phrase on ne cesse de me la répéter. Ce que cela peut être agaçant! Mais jeune ou moins jeune le deuil de son enfant n'en est pas moins traumatisant. Bref j'ai poursuivi ma route en espérant que le plus dure était derrière moi (comme je me trompais!)

Et puis en janvier 2006 avec Gérald nous avons décidé de mettre en route un petit bout, sachant que lui avait déjà un fils et moi une première grossesse, j'ai pris rendez vous avec un gynécologue (j'avais dû laisser l'ancienne car j'avais changer de région) pour vérifier si tout allait bien, une visite de routine quoi.

Février 2006 :

Rendez vous chez le docteur M. J'y ai été toute seule et je n'aurais pas dû. Je lui ai expliqué tout mon parcours et il a voulu me faire une échographie, un examen que j'ai dû avoir 100 fois depuis. Il a tout de suite vu que quelque chose n'allait pas et m'a prescrit une hystérographie et un I.R.M pour être sûr de ce qu'on va voir. Pour moi, le monde s'écroulait, on n'avait pas arrêté de me dire que tout allait bien et que c'était moi qui cherchais les problèmes là ou il n'y en avait pas. Bref, je ressors en pleurs de son cabinet en me demandant "Mais pourquoi moi?" J'ai pris rendez-vous pour l'hystérographie dans la foulée mais je ne jugeais pas nécessaire de faire l'I.R.M (qu'est qu'on peut être têtu parfois!) L'examen fut très douloureux et j'ai eu des saignements pendant quelques jours. Pour courronner le tout, le médecin radiologue ne nous a fait aucun commentaire sur les résultats; nous laissant reprendre rendez-vous avec le gynécologue. Tout ce que nous savions c'est qu'on m'avait détecté un uterus unicorne gauche, ça veut dire quoi ça ? Vive les explications !

Février 2006 :

Rendez-vous chez le docteur M. pour interpréter les résultats de l'hystérographie. Ce jour fût l'un des plus marquant de mon existence. En effet, le docteur m'a expliqué que j'avais "une moitié d'utérus" ce qui voulait dire que lors de ma 1ère grossesse, le bébé n'avait pas assez de place pour se développer d'ou la perte précoce des eaux. Il me fallait une grossesse alitée et ce n'était pas avec mes longs trajets pour aller travailler que ça c'était arrangé. Pour finir, il m'a dit "Dans le fond, il a fait de la place et agrandi un peu votre utérus". Merci docteur, je me sens beaucoup mieux grâce à vos lumières ! Maintenant, je sais que je devais sacrifier un enfant. Ce qu'ils peuvent être maladroits parfois ces médecins. Et puis j'avais un autre problème (que j'ai toujours d'ailleurs) j'avais des cycles très longs et régulièrement des kystes et là ça recommençait. Il m'a alors prescrit la pillule pendant un mois pour mettre mes ovaires au repos en se donnant rendez-vous un mois plus tard pour vérifier qu'il était bien parti.

Août 2006 :

N'ayant plus de douleurs, je décide de reprendre rendez-vous avec le docteur M. Il me pose des questions, je lui dis que tout va bien mais que je suis pas mal constipée. Il me fait une échographie et après plusieurs minutes m'annonce une nouvelle extraordinaire : je suis probablement enceinte. Il me prescrit une prise de sang à faire au bout de 15 jours car vu que c'est le tout début, c'est difficile à voir à l'échographie. Je suis folle de joie, j'appelle Gérald, ma mère. Je voudrais le dire au monde entier. Gérald, lui, est plus réservé, il préfère attendre que ce soit confirmer. Impatiente comme je suis je ne peux pas attendre les 15 jours et je craque au bout d'une semaine. J'achète un test de grossesse et il s'avère positif. C'est le rêve, ma belle-soeur est venue en vacances chez nous et j'en profite pour lui dire mais là la douche froide "Je ne voudrais pas te porter malheur mais ne le dis pas trop et attends que les trois 1ers mois soient passés" Avec le recul je sais qu'elle ne voulait pas être méchante et que bien au contraire, elle était plus prudente que moi. Mais rien n'aurait pu gâché ce bonheur tout neuf rempli d'espoir. J'ai donc appelé le docteur M. qui m'a donné un rendez-vous aussitôt. Tout avait l'air de bien se passer et comme je faisais 80 km par jour pour aller travailler il m'a mise en arrêt comme convenu à cause de mon utérus et m'a prescrit une prise de sang avec une 2ème au bout de 48h pour voir si le taux avait doublé. Depuis le temps, je ne me souviens plus des taux mais je sais qu'il n'avait pas doublé et que j'en ai été folle d'inquiétude, à cela s'est ajouté l'absence de rythme cardiaque mais comme le gynécologue voulait en être sûr, il m'a demandé de revenir au bout de huit jours. Vous avez déjà attendu huit jours. Ca m'a paru une éternité ! J'ai d'ailleurs contacté un autre gynécologue qui m'a dit tout net "Votre grossesse est non évolutive",tout cela devait être un cauchemard ! Alors, n'en faisant toujours qu'à ma tête, j'ai décidé d'aller aux urgences pour faire une échographie,après une attente interminable (je pense que l'infertilité nous apprend une qualité : c'est la patience) une interne me dit "Je crois que j'ai perçu un rythme cardiaque" et là folle de joie, je rentre chez moi. Quelques jours plus tard, je retourne voir le docteur M. beaucoup plus confiante. Le verdict tombe après une rapide échographie : il n'y a pas de rythme cardiaque. Je lui dis qu'à l'hôpital on m'avait dit que si et il me répond qu'ils ont sans doute confondu mon rythme avec celui de l'embryon. Nous sommes alors samedi et le curetage est prévu pour lundi. Je suis folle de désespoir d'autant plus que Gérald a son fils ce week-end, cet enfant qu'en cet instant je viens à détester et que par la suite, je ne pourrais plus supporter. Ayant fait une dépression après ma 1ère grossesse, il me restait des anxiolytiques. Je me suis évidemment empressée d'en prendre en espérant que lorsque je me réveillerais tout irait mieux, faut pas rêver !

La période qui suivie fut un enfer, travaillant en pharmacie je voyais souvent des femmes enceintes, des nourrissons tout ce que je me mis à detester. Mon médecin finit par me mettre en arrêt. Entre temps, j'avais décidé de changer de gynécologue et de retourner voir celui que j'avais vu un peu avant. Il m'orienta vers un spécialiste de l'infertilité car pour lui mon problème d'utérus et d'ovulation l'y obligeaient ainsi que vers une généticien et un professeur pour confirmer. Il me prescrit aussi une irm que cette fois-ci j'ai faite. Enfin je me sentais prise en charge.

Septembre 2006 :

Une fois sortie de cette consultation, j'ai passé mon après-midi à prendre des rendez-vous un peu partout et comme je travaillais, mon patron n'a pas était très content mais pour moi on aurait pu me dire n'importe quoi tout ce qui comptait, c'était avancer pour ne pas replonger dans le désespoir. Et la chance fut avec moi car le docteur A. avait eu un désistement et je n'eus pas à attendre longtemps pour la voir. De là, tout a été très vite, elle m'a prescrit toute une batterie d'examens (échographie et prise de sang au début du cycle, spermogramme pour mon Gégé...) Et j'ai vu une géneticienne qui nous a fait notre caryotype ainsi que celui d'Alexandre, mon 1er enfant. Je dois avouer que cette période a été très douloureuse et que remuer le passer m'a fait beaucoup de mal mais je devais tenir bon.

Décembre 2006 :

Nouveau rendez-vous avec le docteur A. pour faire le point. En fait rien n'avait l'air de l'alarmer ; les caryotypes étaient bons, ma malformation utérine pas catastrophique et le compte rendu du professeur encourageant puisqu'il ne diagnostisquait qu'un utérus et un col, encore heureux ! Et puis le spermogramme était plus que correct. Malgré tout cela elle commença à nous parler d'IAC et de FIV des mots totalement inconnus pour moi. Mais pourquoi nous en parlait-elle? En réalité nous avions besoin de traitements mais elle insistait sur le fait que notre cas n'était pas désespéré, il nous fallait juste un coup de pouce. Le moral revenait c'est alors que ma patronne m'annonça qu'elle était enceinte de 3 mois et que c'était un accident. Je m'en serais bien passée mais le pire arrivait, ma collègue était aussi enceinte de 3 mois (1 mois après l'arrêt de sa pillule) et c'était pour toute les deux leur première grossesse, j'étais en rage et en plus cela correspondait à ma grossesse non évolutive, j'aurais voulu qu'il leur arrive la même chose ! Ma descente au faire commençait, au fil des jours, elles s'extasiaient, ne me ménageant même pas alors qu'elles savaient tout ce que j'endurais. J'ai eu droit aux échos qui restaient bien en évidence, à leurs commentaires de future maman qui me tuaient peu à peu. Je ne voulais plus vivre c'était trop attroce, pourquoi tant de haine? Et puis mon patron, ce jeune diplômé qui croit tout savoir sur tout alors qu'il n'est même pas capable de faire son planninig ! Celui-ci même qui me dit un jour "vous savez il faudrait peut être séparer votre vie personnelle de votre vie professionnelle". La bonne blague, qui avait fait un enfant à sa femme alors qu'il venait juste de racheter une entreprise qui battait de l'aile ? Qui avait besoin que sa femme travaille tout le temps et qu'à cause de sa grossesse elle venait moins du coup il était fatigué et donc de mauvaise humeur ! Résultat une employée est partie mais bon. Sans commentaire ! Bref j'étais à bout de nerfs et mon médecin m'a remise en arrêt.

Mars 2007 :

Nous nous sommes mariés le 10 Mars 2007, cerémonie civile et brève. Et puis j'ai enfin commencé un traitement, tout redevenait possible, l'hiver était passé et le printemps et ses promesses nous faisait signe. J'allais mieux et je voulais y croire.

Mars 2007 : J3 à J7 Clomid .........négatif

Mai 2007 : J3 à J7 Clomid .........négatif

Juillet 2007 : J3 à J7 Clomid .........négatif

Mon endomètre est trop fin et le docteur A. décide de me mettre sous Aspegic 100mg et acide folique 0,4mg; et puis on en restera là pour les simples stimulations, il faut passer aux IAC. Je me gonfle à bloc je veux y croire et foncer, c'est ma nouvelle philosophie, j'ai beaucoup changé depuis l'hiver 2006. En effet la citation est exacte:"ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" je me bats et cela malgré la naissance du fils de ma patronne, de la fille de ma collègue ou encore de la fille de ma soeur. Je parle de mon problème ouvertement sans gène ni honte, bien que j'envie toutes celles autour de moi d'avoir des enfants et je ne veux plus gâcher mon energie à les hair je préfère me protéger et les éviter. Je deviens peut être égoiste mais au moins j'avance.

Juillet 2007 :

Je supporte de moins en moins ces patrons inhumains qui croient tout savoir alors je pousse mon mari d'amour à demander sa mutation dans une autre région car changer d'air pourrait nous faire du bien. Nous partons en vacances en Aout mais comme mon cycle arrive trop tôt at que mon envie de bébé prime sur tout nous rentrons vite pour commencer le traitement. Malheureusement ce fut un échec car la gynécologue remplaçante (l'autre étant en vacances) râta l'ovulation. Que de temps perdu, bref on recommence au prochain cycle. Entre temps Gégé eut sa mutation en un temps records et je pu donner ma démission car sans trop rentrer dans les détails, m on patron ne voulait pas que je prenne des jours pour mes échographies ou rendez-vous, il m'a donc imposé de me mettre en arrêt de travail jusqu'à ce que ce soit terminé car me disait-il cela pertube le fonctionnement de mon équipe et puis je suis jeune papa alors j'ai besoin que vous soyez là. Dire qu'il m'avait dit de séparer ma vie personnelle et professionnelle ! Bref, cette mutation venait comme une délivrance. Meilleur job pour mon mari, on se rapprochait de la famille et de l'un et de l'autre et en plus on allait anfin vivre en maison. Le seul souci fut celui de la pma, on déménageait à plus de 250 km donc il fallait changer.

Septembre 2007 :

On recommence Iac 1 bis et là on ne râte pas l'ovulation. Et voilà 15 jours d'attente qui commence que c'est long et puis un jour de retard alors le doute est permis et si ... Mais résultat négatif la progestérone retarde parfois l'arrivée des règles. Nouvelle déception mais il faut s'accrocher et puis j'ai un déménagement à préparer. Lorsque j'ai prévenu ma gynécologue que je partais de la région, elle m'a demandé où j'allais et quand elle a su elle m'a tout de suite conseiller l'un de ses confrère, je ne l'avais pas encore vu mais si ma gynécologue le portait en estime moi aussi.

Novembre 2007 :

Mon début de cycle se fait attendre et mon démenagement approche. Je finis par espérer et j'en parle à mon généraliste qui me prescrit une prise de sang. Je la fait le lendemain matin en attendant impatiemment les résultats pour 15h j'y crois. . Mais c'est encore négatif et mes règles arrive dans la foulée, tant pis je n'ai pas de temps pour pleurer on recommence un nouveau traitement. Du coup je ferai ma 2ème IAC dans ma nouvelle région.

Décembre 2007 :

Mon nouveau gynécologue m'inspire confiance et je le trouve très compétent et humain aussi. La 2ème IAC s'est très bien passée. Au bout d'une semaine j'avais une tension très importante dans la poitrine. Peut être que... prise de sang le 24 décembre c'est positif ! Je suis folle de joie, quel beau cadeau de Noël ! Mais quelques jours plus tard, pertes de sang et douleurs abdominales. Ca y est c'est fini fausse couche précoce à trois semaines de grossesse et la nouvelle année s'annonce triste. Gégé est de garde pour le nouvel an et j'annule tout ce que j'avais prévu et je passe la soirée à pleurer.

Janvier 2008:...............IAC 3 Négative

Février 2008:...............IAC 4 Négative

Mars 2008:.................IAC 5 Négative

Mai 2008 :

Après la 5ème IAC, mon gynécologue nous a conseillé une pause de 2 mois pour ensuite prendre une décision. Je dois avouer que pour une fois cette pause nous a fait du bien. J'ai du aller au rendez-vous toute seule car Gégé travaillait. Nous en avions discuté avant et si le médecin nous proposait la FIV c'était ok. Donc c'est préparé que je l'écoutais. Il n'y avait pas de problème particuliers on pouvait refaire une IAC ou bien passer à la FIV ; j'ai choisi de passer à la FIV. "alors quand voulez vous commencer?" au prochain cycle bien sûr!

Juin 2008 :

Et voilà ou nous en sommes j'ai fait ma ponction samedi 21 juin 2008, transfert de 2 embryons le lundi 23 juin 2008, et 4 embryons congelés. Mais comme la ponction s'est très mal passée, douleurs intenses au réveil et malaises.Je ne peux toujours pas marcher alors arrêt de travail jusqu'à la prise de sang. Aujourd'hui je "couve" mes petits, pleine d'espoir je veux y croire.

Voilà ce fut bien long mais ça m'a fait un bien fou ! Je me doute que les témoignages doivent être trié sur le volet mais je me suis quand permise d'écrire le mien. Si j'ai pu aider l'une d'entre vous j'en suis très heureuse et je serais ravie de discuter. Bon courage à tous et à toutes !

Emilie


Janvier 2009

Après plusieurs mois d'angoisse, je me décide à vous faire part de la suite de mon aventure vers la maternité. Donc, après 12 jours d'impatience, accompagnés de douleurs abdominales dues à une hyperstimulation ovarienne; j'ai fait ma prise de sang et là surprise ! (je précise car la veille j'avais fait un test urinaire qui s'était révélé négatif) mon taux était à 161. Quel bonheur et surtout dans ces moments-là on se dit que l'espoir n'est pas vain et que les fins heureuses ne sont pas que pour les autres.

Cependant, cette grossesse n'est pas aussi facile que je l'aurais espéré, mais ce qui compte ce ne sont pas les épreuves mais cette chance qui nous a été offerte de pouvoir donner la vie, avoir un petit bout de nous, pouvoir le voir grandir et lui apporter tout cet amour que nous avons "stocké" depuis le début de cette aventure.

Je vous raconte un peu mes "déboires" de future maman.

Juillet 2008 :

le 5 juillet: j'apprends que la FIV a réussi
le 15 juillet : nouvelle prise de sang pour confirmer l'évolution de la grossesse (tout va bien le taux est à plus de 12000)
le 22 juillet : 1ère frayeur, perte de sang et après échographie, on diagnostique un décollement du placenta donc hospitalisation avec repos strict. Après 2 semaines d'hospitalisation et la promesse de rester couchée à la maison, j'ai pu sortir.

Août 2008 :

Nouveau décollement du placenta avec hospitalisation pendant 3 semaines cette fois-ci et en prime, une crise de colique néphrétique. Après ces deux décollements, j'ai dû rester couchée jusque début Octobre pour écarter tout risque de fausse-couche.

Novembre 2008 :

Nous apprenons que c'est une fille lors de l'échographie morphologique, je suis alors à 22 semaines de grossesse. Comme nous étions très prudents, nous n'avions fait aucun achat pour cette grossesse avant cette échographie, mis à part une grenouillère que j'avais acheté deux jours avant cette échographie. Dès lors, nous avons commencé la préparation de l'arrivée de notre petite merveille tant attendue.

Décembre 2008 :

Lors de ma visite du 6ème mois de grossesse, le gynécologue nous prévient du risque de prématurité de notre petit bout dû à mon utérus unicorne gauche. Cela étant, ce n'est pas une certitude. Je dois donc rester au repos le plus possible sans pour autant que cela soit un repos strict.

Janvier 2009 :

Début des premières contractions, j'ai donc un traitement adapté pour les calmer et je dois me reposer le plus possible et surtout éviter les trajets en voiture. Voilà, je suis donc aujourd'hui à 33 semaines d'aménorrhées, je dois tenir jusqu'au 23 Février 2009, date à partir de laquelle notre fille ne sera plus considérée comme prématurée.

Tout cela pour vous dire que malgrè les épreuves, la joie de pouvoir bientôt tenir notre petite princesse dans nos bras efface tout le reste. Je pense que tous les couples qui ont connu ou connaissent l'infertilité seront d'accord avec moi pour dire qu'avant la PMA, on ne se doute sûrement pas de la force qui nous habite alors gardez espoir car comme je l'ai dit au début : les fins heureuses ne sont pas réservées aux autres, nous avons tous droit au bonheur.

Emilie & Gérald


Décembre 2009

Février 2009 :

C'est avec beaucoup d'impatience que je me mets à compter les jours qui me séparent d'une fin heureuse; j'ai donc arrêté tout traitement le 23 Février 2009 et notre petite fille est arrivée le 28 Février ; elle pesait 2830 g pour 48 cm, nul besoin de couveuse ou autre chose. C'est avec soulagement et bonheur qu'aujourd'hui je peux écrire cette petite phrase magique à mes yeux : je suis une maman comblée. Emilie et Gérald sont les heureux parents d'Aurore née le 28 Février 2009.

Encore un grand merci à Viviane et à Vincent grâce à qui les moments difficiles nous paraissent plus supportables et nous donnent courage et espoir...

Emilie.


Leur écrire

Tous les mots colorisés en orange ou mauve vous renvoient au dico.