La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Corinne - (Belgique - Novembre 2002)

Bonjour,

Je m'appelle Corinne. Nous aussi nous avons hélas des problèmes pour avoir un enfant. Symptôme : anticorps anti-spermatozoïdes. Tout le monde me dit : il n'y a pas de raison pour que ca ne marche pas et moi aussi je veux y croire. Mais ça fait 4 ans maintenant qu'on essaie... Si l'une de vous a ce problème, ça me ferait plaisir de pouvoir communiquer, connaître les traitements qu'elle suit et l'avis du gynecologue.

Personnellement, je suis un traitement à base de corticoïdes depuis un an (que je vais bientôt arrêter car j'en ai marre et je crains les effets secondaires à plus ou moins long terme), j'ai commencé le Clomid et le Duphaston ce mois-ci. En parallèlle je viens de démarrer un traitement naturel.

Et en attendant, nous envisageons l'adoption. L'insémination artificielle et la F.I.V nous rebutent trop pour le moment.

Merci de me faire part de vos commentaires,

Corinne


mai 2003

Bonjour,

Ca fait un bon moment que je n'ai plus donné de nouvelles. Dans mon premier courrier, j'avais expliqué que j'avais des anticorps antispermatozoïdes et je disais aussi que je n'étais pas prête pour l'insémination artificielle.

Nous avons finalement franchi ce pas la semaine dernière et j'avoue que j'ai eu bien du mal à ne pas fondre en larmes devant mon gynécologue. Nous sommes arrivés au cabinet à 9 heures du matin, j'ai dû attendre 25 mn avant d'être prise (ce qui m'a semblé une éternité), et j'étais dans un état de nervosité pas possible. Je me suis levée à 3 reprises pour aller voir la secrétaire qui ne pouvait que me dire qu'il était au téléphone. Le reste de la journée je suis restée morose (ce qui devait se voir car beaucoup de collègues m'ont demandé si ça allait) et depuis, je guette des symptômes, en essayant de me dire que j'aurais bien de la chance si ça avait marché (d'autant plus qu'il n'est pas garanti que ce soit La solution).

Avant cela, traitement probablement classique : Clomid, Ovidol (et oui, la pilule... les premiers comprimés), une injection de Pregnyl dans le ventre qui m'a faite mal pendant 3 jours et après Duphaston, au cas où. Ma soeur a eu son deuxième il y a 15 jours ; on va faire un saut chez elle dans une semaine, j'espère que le moral n'en sera pas trop affecté. Généralement, quand j'apprends qu'une connaissance attend un enfant, c'est la grosse déprime et mon mari doit souvent me secouer.

Comme nous envisageons toujours l'adoption, si certains d'entre vous habitent en Belgique et ont des tuyaux, je suis preneuse car je ne sais pas vers quel organisme me tourner (nous habitons près de la frontière luxembourgeoise, du côté d' Arlon)

En attendant, Viviane a raison de dire que c'est le printemps, profitons-en. Il y a des malheurs bien plus grands dans la vie et il y a toujours des solutions... à condition de le vouloir et de rester positifs !

Bon courage à toutes et à tous,

Corinne


Juin 2003

Bonjour,

Je viens de parcourir vos derniers messages dans l'espoir de trouver quelqu'un qui aurait le même problème que moi, malheureusement toujours rien. Parfois je me demande si les anticorps antispermatozoides n'occultent pas un autre problème. En lisant tous ces témoignages, j'ai le sentiment d'avoir fait très peu d'examens, pourtant je pense que mon gynéco sait ce qu'il fait. Depuis 2 ans que je le consulte, j'ai fait une laparoscopie et des prises de sang, rien de plus. Pas d'hystérosalpingographie ni autres examens qui m'ont l'air bien douloureux... Comme il est bien équipé, il me fait une échographie vaginale presque à chaque fois, c'est ainsi qu'il détermine la taille des follicules avant l'injection de Pregnyl. Est-ce bien suffisant ?

Je vous disais la dernière fois que j'avais fait ma 1ère IA, qui s'est soldée par un échec. J'ai fait la 2ème la semaine dernière (inutile de perdre du temps à mon avis). Elle s'est mieux passée que la 1ère, j'étais plus détendue, je suis restée une heure allongée après à bouquiner, et depuis j'essaie de ne pas passer mes journées à "guetter" d'eventuelles symptômes ; ça pourrit trop la vie... Mon mari ne dit rien mais je sais qu'il espère énormément et qu'il regrette le carnage que je fais de ses dons :-))

J'ai souri en lisant le témoignage de Sarah qui est allée voir une astrologue. Pour ma part, et sur les conseils de mes parents, je suis allée implorer Saint Léonard (j'attends toujours qu'il exauce notre voeu), j'ai contacté par écrit un radiesthésiste qui m'a répondu qu'il avait travaillé pour moi (ça va bientôt faire un an)... Et pourtant, je garde espoir, tout en me renseignant sérieusement sur l'adoption, qui pourrait peut être nous sortir cette obsession de la tête...

A bientôt,

Corinne


Juillet 2004

Bonjour

Après consultation de mon témoignage, je me rends compte que ça fait plus d'un an que je n'ai plus donné de nouvelles (juin 2003), pourtant notre vie a complètement basculé.

En août l'année dernière j'ai eu des problèmes de santé que nous n'avons pas pu déterminé. Il s'agissait de picotements dans les extrémités qui ont impliqué des examens neurologiques. Mon généraliste pense à une petite dépression, toujours est-il que ces problèmes m'ont donné tellement de soucis que l'espoir d'avoir un enfant est devenu radicalement secondaire. Est-ce que le fait de ne plus y penser (enfin !) a été le déclic ? Fin septembre 2003 j'ai fait un test de grossesse... qui s'est avéré positif. Avec mon mari nous avons eu beaucoup de mal à réaliser et sommes restés anxieux pendant 9 mois. Tellement anxieux que la famille ne l'a su qu'au bout du quatrième mois et mon employeur début du cinquième.. Il faut dire que je n'ai eu aucun malaise, pas de grosse fatigue et que mon ventre a mis du temps à s'arrondir... donc facile à dissimuler. J'ai eu une grossesse de rêve, en pleine forme jusqu'au bout et un accouchement idéal également.

Notre petite fille Anaëlle se porte bien et a maintenant 6 semaines.

Je ne sais pas si j'ai toujours ces anticorps anti-spermatozoïdes dans le sang. Peu importe, lorsque mon gynéco m'a proposé une pilule, j'ai dit non. Nous souhaitons de tout coeur un petit frère ou une petite soeur pour notre puce et je serai sans doute comblée si je devais apprendre que je suis de nouveau enceinte dans 3 mois. J'espère que ce témoignage encouragera toutes les femmes confrontées au même problème que moi. Je tiens à préciser que cette grossesse est arrivée alors que je ne suivais aucun traitement gynécologique spécifique. Je me demande parfois s'il ne s'agissait pas plutôt d'un blocage psychologique. ça restera sans doute un mystère.

Bon courage à toutes et à tous

Corinne


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