La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Caroline & Bernard - (France - 1998)

Tout d’abord, petite présentation. Mon mari, Bernard 32 ans, travaille dans un bureau d’études, et moi, Caroline, 30 ans, secrétaire dans une compagnie d’assurances.
Nous sommes suivis dans un hôpital depuis 3 ans, après avoir "patienté" un an. Nous avons la chance d’habiter une grande ville, Lyon, et d’être proche de Centres Hospitaliers très compétents.
Donc, en octobre 95, après avoir fait tous les deux un bilan complet, il s’est avéré que le problème venait de moi. Je développe des anticorps anti-spermatozoïdes. Ce qui veut dire que je suis immunisée contre les spermatozoïdes ...
Nous commençons donc par une série de 6 inséminations artificielles (de février 96 à juillet 96). Pendant 6 mois nous avons espéré puis il a bien fallu se rendre à l’évidence : ça ne marchait pas !
Après nos 6 inséminations artificielles, nous avons fait une F.I.V. en novembre 96. Echec complet : nous n’avons pas eu d’embryons . Après des examens plus approfondis sur mon mari, les médecins ont découvert que lui aussi avait un problème, rare, puisqu’il ne recherche ce problème là qu’en cas d’échec de FIV. Son problème est que ses spermatozoïdes sont " glissants ". Ils glissent sur les ovocytes (ovules) , donc ils ne peuvent pas féconder ! On nous a donc expliquer qu’il fallait avoir recours à l’ICSI , autrement dit à la micro-injection.
Aujourd’hui, nous en sommes à notre 3ème FIV. Grâce à la micro-injection nous obtenons des embryons. La dernière FIV est toute récente puisque j’ai eu une ponction d’ovocytes ce mois ci, le 3 septembre. Nous avons obtenu 9 embryons. On m’en a transféré 3 et congelés les 6 autres. A chaque fois, on en transfère 3. Comme d’habitude, il faut attendre 12 jours pour savoir si je suis enceinte. Je ferai donc une prise de sang le 17/09, c’est-à-dire jeudi. Nous sommes très angoissés et avons encore très peur de subir un échec de plus.
Mais il faut se battre. Il faut du courage. Chaque étape du traitement doit être vécue positivement . Bien sûr, on a le droit d’être désespéré. On pleure un bon coup, et ça repart !
J’espère que notre parcours ne vous fera pas penser que c’est désespérant et que rien ne marche. Pour nous, chaque étape nous a rapproché et renforcé notre amour. Car il faut beaucoup d’amour pour vivre de telles épreuves. J’espère qu’il vous fera comprendre que notre enthousiasme fait que nous continuons, que nous y croyons, que nous savons que ça marchera, mais nous ne savons malheureusement pas quand ! Il faut y croire aussi fort que votre envie d’avoir un enfant est forte.
Voilà, je m’arrête là pour aujourd’hui.
Bon courage.

Caroline


Février 2004

Nous avons adopté Emma à l'âge de 8 mois 1/2 le 9/08/02 en Chine.


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