La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Alexandre & Maxime - (France - Mai 2006)

Je m'appelle Alexandra, j'ai 23 ans dans peu de temps et mon mari, Maxime en a 25. Nous nous sommes rencontrés alors que nous avions 16 et 18 ans, ce n'était au début qu'un amour de lycée, puis cet amour a duré et a fini par nous mener aux fiançailles, et il y a 2 ans et demi, au mariage. Depuis déjà longtemps, mon mari me presse pour avoir des enfants, il est prêt a assumer une famille depuis un moment déjà, moi j'envisagais d'abord mes études et ma carrière, puis l'année suivant notre mariage nous décidons qu'il est temps pour moi d'arrêter la pilule, nous pensons qu'il faudra du temps comme je l'ai prise durant quelques années.

Passent alors 6 mois (nous sommes en mai 2005) avec des cycles très irréguliers qui nous laissent espérer chaque fois. J'ai des cycles qui durent parfois jusqu'à 60 jours. Je décide donc de consulter mon médecin de famille qui nous dit que nous sommes bien jeunes pour nous inquiéter de ça et qu'il faudra revenir le voir d'ici un an ou deux ! Je refuse qu'on juge notre désir d'enfant par rapport à notre âge, je vais alors consulter un autre médecin qui me prescrit un dosage hormonal complet qui s'avère un peu désastreux, il pense qu'il vaut mieux nous envoyer votre un gynécologue. Depuis peu dans la région, je connais de réputation un très bon gynécologue, seulement il faut attendre 1 an et demi pour obtenir un rendez-vous, sentant notre désarroi, notre médecin prend les devants et nous donne un petit coup de pouce. Trois semaines plus tard nous avons rendez-vous avec ce fameux spécialiste, il nous apparaît comme un homme très agréable, il me fait alors un échographie qui nous révèle que je n'ai pas d'ovulation, la cause : le fait que j'ai changé 10 fois de pilule en 4 ans ! Je suis une des rares femmes à ne pas supporter la pilule mais mon précédent gynécologue n'a jamais voulu le reconnaître !

Donc premier choc, pas d'ovulation ! Mon gynécologue me conseille de faire des courbes de température pendant 3 mois et de revenir le voir après, ce que je fais, mais 4 mois et demi plus tard, ayant des cycles particulièrement longs. Résultat : une ovulation à J26 donc de mauvaise qualité d'après mon gynécologue, il décide donc me faire passer une hystérosalpingographie au mois d'août 2005. Nouveau choc, j'ai les trompes complètement bouchées !! Je me documente, nous sommes complètement abasourdis par cette nouvelle, les causes sont essentiellement liées à une MST ! Je demande des explications a mon gynécologue qui m'envoie faire un prélèvement vaginal pour en déminer la cause, résultat : un mycoplasme, nous sommes traités sous antibiotiques avec mon mari et le gynécologue programme pour moi une intervention chirurgicale réparatrice pour mes trompes.

Septembre 2005 Je suis opérée, tout s'est bien passé, je souffre suite au gaz qu'ils m'ont insufflés dans le ventre mais lorsque le gynécologue vient me voir dans ma chambre pour me dire qu'il m'a fait deux belles "autoroutes à bébé" ma douleur est bien lointaine ! Voici de nouveaux espoirs pour nous, nous sommes vraiment rassurés avec mon mari, il faudra retourner le voir dans deux mois pour un contrôle post-opératoire, pendant ce temps, je continue mes courbes de température qui sont nettement mieux et qui nous indique qu'un de mes ovaires s'est décidé à se remettre au travail. Entretemps je refais un prélèvement vaginal pour savoir où en est mon infection. Au même moment, nous apprenons que la copine du moment du frère de mon mari est enceinte, elle a alors 17 ans et c'est une grossesse indésirée, nous sommes convaincus que l'injustice est réelle et que quelqu'un nous en veut mais nous faisons rapidement surface pour leur apporter notre soutien.

Novembre 2005 Rendez-vous est pris avec mon gynécologue pour le contrôle pour lui montrer mes courbes, il est très content de son travail et de mes courbes. Mais il y a un hic, il a reçu les résultats de mon prélèvement et le germe a proliféré ! Il nous remet de nouveau sous antibiotiques et moi sous ovules en plus. Mais à notre grande joie et au vu de ma courbe, j'ai eu une ovulation à J 16 et j'ai 30 jours de retard, il nous prescrit une prise de sang pour savoir si je suis enceinte et un spermogramme à mon mari au cas où la prise de sang serait négative. Nous sortons du cabinet absolument confiants, persuadés que le spermogramme serait inutile puisque convaincus tous les deux de ma grossesse. Mais déception, les résultats nous reviennent négatifs et mes règles arrivent quelques jours plus tard, mon mari est donc obligé de faire un spermogramme, j'aurais voulu lui épargner ça, il est tellement extraordinaire avec moi et c'est sa grande frayeur de ne pouvoir me donner d'enfants.

Nous sommes maintenant en décembre 2005, les résultats du spermogramme mettent 4 semaines a nous parvenir malgré mes relances auprès du laboratoire, nous sommes décomposés, les résultats de mon mari sont catastrophiques, seuls 2 % de ces spermatozoïdes sont vivants et en plus ils sont immobiles ou mal formés, sachant qu'il n'en a déjà que 200 000 pour une valeur de référence à 20 millions ! Nous sommes vraiment très accablés, mais nous ne nous laissons pas abattre, mon gynécologue demandent à nous voir, il nous parle de FIV ICSI, nous ne comprenons pas et ne voulons pas comprendre, je crois, il nous envoie alors voir un urologue.

Janvier 2006 Nous allons en consultation avec l'urologue, verdict : nous n'aurons jamais d'enfants naturellement, il faut faire appel à la FIC ICSI, nous sommes désorienté, mon mari ne réagit pas, j e pose une multitudes de questions, nous avons le sentiment d'une réelle injustice. Mais en sortant du cabinet, mon mari s'effondre, il vient de comprendre qu'il ne me donnerait pas d'enfant de l'amour comme nous le concevions au départ, il nous faudra être médicalisé, assisté… mon mari fait un second spermogramme pire que le premier ce qui confirme le diagnostic et une échographie qui ne révèle rien de particulier, on nous laisse entendre qu'il s'agit d'une maladie génétique et que le temps presse puisque le problème est dégressif, plus le temps va passer moins mon mari aura de spermatozoïdes. De plus, mon gynécologue nous informe que nous serons obligés de pratiquer une intervention chirurgicale sur mon mari pour prélever ses spermatozoïdes. Nous sommes au fond du gouffre, nous ne voulons pas en parler autour de nous et nous voyons ma belle-sœur s'arrondir de jour en jour. Nous nous serrons les coudes et nous esseyons de nous convaincre que ça va marcher, nous sommes vraiment entourés d'une très bonne équipe. Le dossier FIV est ouvert, nous avons eu rendez-vous vendredi avec les biologistes qui nous ont tout expliqué, la bonne nouvelle, c'est que mon mari a pris du repos et des vitamines, du coup son dernier spermogramme est mauvais mais meilleur que les autres, des spermatozoïdes sont mis de côté, il échappera à l'intervention.

Nous ne savons pas trop encore ce qui nous attend, ni le temps que tout cela va prendre, nous aimerions pouvoir en discuter avec des gens qui sont dans le même cas que nous en ce qui concerne la FIV ICSI et nous espérons de tout cœur pouvoir donner naissance à des petits bouts qui nous ressemblerons.

Merci à toutes et à tous d'avoir lu notre temoignage, je crois effectivement, comme l'ont dit beaucoup de personnes, que d'en parler librement exorcise un peu le problème. Ce n'est pas toujours évident de se faire comprendre de son entourage, les gens pensent bien souvent que tant qu'il nous reste un espoir d'avoir des enfants, naurellement ou pas, il ne faut pas se laisser abattre. Ce n'est pas faux mais ce ne sont pas le genre de paroles que l'on attend de ses proches quand on le vit.

Bon courage a toutes et a tous.

alexandra & Maxime


Octobre 2006

Bonjour a tous et a toutes. Tout d'abord, je tiens a remercier tous ceux qui nous ont adressé des messages de soutien, nous avons été trés touchés. D'autre part, je viens vous apporter de nos nouvelles, je vous avez quitté en fevrier alors que nous avions rendez-vous avec le laboratoire.

Février 2006, les biologistes nous expliquent toutes les étapes de la F.I.V I.C.S.I repondent à toutes nos questions et nos interrogations, ils nous informent de plus que nous pourrons commencer le traitement d'ici un mois, je dois alors prendre rendez-vous avec mon gynécologue à J25 de mon prochain cycle.

Mars 2006, le 25, rendez-vous avec notre gynécologue qui nous explique le traitement, a future ponction et le transfert s'il a lieu. Je dois attendre le 1er jour de mes règles. Ces dernières se font attendre, ce qui nous laisse un dernier espoir de grossesse naturelle, mais en vain.

Avril 2006, le 02, je commence enfin mon traitement avec 19 jours de Décapeptyl pour la phase de blocage. Puis, je commence le Gonal F à J19 du traitement, j'ai un peu mal au ventre et je le sens gonfler de jour en jour. A partir du 5ème jour de stimulation, j'ai rendez-vous tous les deux jours pour un dosage homonal et une echographie pour suivre l'évolution des follicules. Je réagis bien, j'ai pas loin de 10 follicules presque matures de chaque coté. Mais à J14 de la stimulation, je suis à la limite de l'hyperstimulation, j'ai désormais prés de 20 follicules sur chaque ovaire et j'ai le ventre tendu et douloureux, le gynécologue craint une hyperstimulation alors que mes follicules ne sont pas complétement matures.

3 mai 2006, je rentre à l'hôpital pour la ponction, j'ai choisi une anesthésie locale et j'avoue que j'appréhende beaucoup. L'intervention durera prés de 3/4 d'heure au lieu de 20 min, une demie heure maxi, l'anesthésie locale ne fonctionne pas trés bien, ce qui me vaut pas mal de douleurs mais je sais que c'est pour la bonne cause ! Au fur et a mesure de la ponction, je souffre de plus en plus, si bien que le gynécologue décide d'arrêter l'intervention, il y a beaucoup trop de follicules et le drame, c'est que le gynécologue a demandé au biologiste dans une salle attenante de nous tenir informé du comptage et qu'il nous annoncé que sur pas loin de 40 follicules ponctionnés aucun ovocyte n'avait été trouvé ! Je m'éffondre, je pleure, le gynécologue essaye de me remonter le moral et tente de ponctionner une derniere fois quelques gros ovocytes avant d'abandonner. On me remonte dans ma chambre et mon gynécologue me dit qu'il viendra me voir pour me dire s'ils ont pu trouver des ovocytes. De retour dans ma chambre, je raconte ce qui s'est passé a mon mari et nous attendons la visite du gynécologue, à ce moment-là, je n'ai plus aucun espoir, je suis sûre que c'est fini et qu'il faudra tout recommencer. Puis, le gynécologue vient nous voir pour nous annoncer qu'ils ont trouvés 7 ovocytes dont 5 de mauvaise qualité, ce qui veut dire qu'il n'y a que 2 ovocytes bien, ce qui nous laisse peu d'espoir. Nous attendons cependant le surlendemain sans aucune conviction pour ma part mais mon chéri me dit d'y croire de ne pas baisser les bras.

5 mai 2006, le miracle se produit, le laboratoire nous appelle pour nous informer que les deux ovocytes ont été fécondés et ont donné deux embryons dont un trés beau, le transfert aura lieu cet aprés-midi, nous n'en revenons pas, nous pleurons jusqu'à l'heure du rendez-vous. Ils me replaceront donc deux embryons et après trois heures passées en position allongée, nous rentrons chez nous à nouveau plein d'espoir. J'essaye pendant ces 12 jours d'attente de positiver sans trop non plus y croire et de prendre des conseils partout où je peux en prendre. Certains disent de ne pas bouger, de se reposer, d'autres disent de reprendre une vie normale et que s'ils doivent s'accrocher, quoi que l'on fasse, ils s'accrocheront, j'ai donc voulu croire à cette 2ème théorie, je me suis reposé les deux ou trois premiers jours, puis j'ai repris une vie tout a fait normale, sans non plus faire d'excés. J'ai supprimé alcool et tabac, j'ai essayé de ne pas porter trop de poids ni faire trop d'effort mais j'ai repris le travail, continué mon quotidien chez moi, j'ai meme passé la tondeuse.

17 mai 2006, jour de la prise de sang, cela fait plusieures nuits que je ne dors pas bien, je fais beaucoup de cauchemards de fausse-couche, je n'ai pas trop d'espoir, je n'ai aucun symptôme sinon mal aux seins mais je me dis que c'est sûrement du aux hormones et puis la semaine passée, j'ai eu des hauts le coeur, sûrement dus a une indigestion. Je suis à la premiere heure au laboratoire où je fais ma prise de sang et je rentre chez moi, je sais que tout est joué depuis longtemps, alors je m'occupe pour ne pas y penser, j'entreprends de faire un nettoyage de printemps chez moi, comme si c'était le moment. Comme par hasard, je tombe sur le livre d'or de notre mariage qui me vaudra de beaucoup pleuré en lisant les mots du genre, "On attend votre petit avec impatience". Mon chéri rentrera de bonne heure ce jour-là, il sera particulierement surpris de me trouver si occupée. Nous sommes donc allé chercher les résultats tous les deux, j'ai récupéré l'enveloppe et nous sommes retourné dans la voiture, nous avons hésité un petit moment, je n'étais pas particulierement angoissée, bizarrement j'étais sereine, je n'avais pas de certitudes. Puis, j'ai enfin ouvert l'enveloppe et là, j'ai craqué, 142. Nous sommes restés là sans bouger dans les bras l'un de l'autre à pleurer et au bout d'un petit moment, nous avons couru voir nos plus proches amis pour partager cette joie avec eux et nous sommes rentrés.

Il nous a fallu attendre une vingtaine de jours de plus pour pouvoir faire une echographie et savoir si les deux avaient tenus ou s'il n'y en avait qu'un. Ce fut un moment riche en emotion, nous avons entendu le coeur de notre futur bébé. Je m'estime particulièrement chanceuse, même si cela a été difficile, car ca a marché du 1er coup. Je me dis que s'il fallait le refaire demain, je le referai. Maintenant, nous attendons la deuxième échographie pour la déclaration de grossesse et pour etre sûrs que tout va bien, parce que même si je sais que je suis enceinte aujourd'hui, je me dis que rien n'est gagné, on ne sait jamais. C'est une angoisse permanente, la P.M.A est cruelle du début à la fin, car meme si on sait que ca a marché on s'interdit de se rejouir de trop au cas ou, d'ailleurs nous l'avons annoncé à trés peu de monde, au cas ou.

Août 2006, je suis à plus de trois de grossesse et c'est un vrai soulagement d'avor passé ce cap. Nous attendons désormais patiemment l'arrivée de notre plus grand bonheur prévu pour fin janvier.

Je vous souhaite à toutes et a tous de vivre le même bonheur que nous, on oublie les douleurs physiques et morales de la P.M.A à l'annonce d'un test positif, alors même si c'est dur sur le moment ca vaut vraiment le coup.
Je vous tiendrai au courant de l'évolution de ma grossesse et j'espère pouvoir voir afficher un petit noeud à coté de nos noms d'ici le mois de janvier 2007. Courage à tous et à toutes, et n'hesitez pas à nous envoyer des messages pour toutes questions que ce soit, j'ai essayé d'être le plus precise possible mais si vous avez besoin de renseigenments, n'hésitez pas.

Affectueusement,
Alexandra et Maxime.


Avril 2007

Bonjour à tous et a toutes, tout d'abord merci à tous pour vos messages de soutien et de reconfort. Je viens aujourd'hui vous annoncer la naissance de notre fille, Lilou.

Je relis mon témoignge d'août, quand je dis espérer voir un petit noeud à côté de nos prénoms et bien, ca y est, c'est chose faite, la boucle est bouclée, voila un an nous commencions les traitements et aujourd'hui, notre petit bonheur dort paisiblement dans son berceau.

Pour résumer un peu, j'ai eu une grossesse merveilleuse, suvi régulier au cente de PMA avec échographie et prise de sang tous les mois. Un bonheur qui se concrétise pas à pas dans nos esprits.

Je travaille jusqu'a la fin, à l'exception près que j'ai droit à un congé pathologique pour cause de menace d'accouchement prématuré, quel drôle de sentiment que de se sentir partager entre l'envie de voir arriver son bébé rapidement et la peur omniprésente qu'il arrive trop tôt.

Janvier 2007 : Les fêtes sont passées, j'ai régulierement des contractions mais elles ne sont pas douloureuses. Dernier rendez vous avec le gynécologue trois semaines avant terme, col fermé long, bébé très haut. Aprés l'annonce d'une menace d'accouchement prématuré quelques semaines auparavant, voilà qu'on m'annonce que bébé n'est plus pressé de nous rencontrer. Le 18, je vais en consultation avec ma sage-femme, je lui explique la situation et ma peur d'etre déclenché, car le gynécologue nous annonce un bébé de près de 4 kilos, trés haut. Comme j'ai des contractions inefficaces, il envisage le déclenchement une semaine avant terme. La sage-femme décide donc de me faire un décollement des membranes pour essayer de faire avancer un peu les choses mais rien n'y fait, notre petit bébé n'est pas pressé. 10 jours avant le terme prévu je bouge beaucoup, je marche, on sort beaucoup avec mon mari. Je commence à avoir des contractions douloureuses mais irrégulieres, on espère à chaque fois mais chaque fois, elles s'arrêtent.

27 janvier, je souffre beaucoup, une douleur permanente comme un point de côté me paralyse, nous attendons un peu, mon mari est d'astreinte alors on patiente un peu mais dans l'aprés-midi, je ne tiens plus, mon mari m'amène à la maternité. Sur place, on m'ausculte, col legerement ouvert, bébé encore trop haut, on me dit que la douleur doit être due a une inflammation du côlon, que ce n'est pas pour aujourd'hui et que je peux rentrer chez moi. Nous décidons de rester un peu en ville pour dîner en tête à tête. En sortant du restaurant j'ai de violentes contractions, je marche un peu sur le parking soutenue par mon mari avant de rentrer chez nous.

28 janvier, 06 heures 07, je me réveille à cause d'une contraction douloureuse, je n'en ai pas eu de la nuit, elles se sont arrêtées comme elles sont arrivées. Je respire comme je peux pour essayer de maîtriser la douleur mais je finis par réveiller mon mari qui se met alors à me masser le dos, (c'est super efficace pour soulager les contractions), nous marchons beaucoup, la journée suit son cours, les contractions sont là toutes les 4/5/6 minutes mais je ne veux rien espèrer tant que ca n'est pas régulier. Puis, vers 15 heures, je décide d'appeller la maternité qui me dit de venir si je ne supporte plus la douleur. Arrivés sur place, soulagement je suis dilatée à 5 cm, j'ai réussi à faire le plus gros chez moi, c'est ce que je voulais pour essayer de ne pas céder à la péridurale trop vite. Enfin, à 19 heures 42, est arrivée notre petit bonheur, 51cm, 3k280, après près de 14 heures de travail, pas de péridurale, pas d'épisiotomie, que du bonheur et un mari sensationnel.

Je sais bien que d'ordinnaire on parle plus de nos problemes de procréation que d'accouchement et de naissance mais je voulais vous faire partager notre joie aprés ce long parcours, juste pour dire que ça en vaut la peine même si c'est difficile, il faut s'accrocher, je sais aussi que nous nous estimons heureux que cela est fonctionné au 1er essai.

Je souhaite encourager du fond du coeur tout ceux qui n'ont pas cette chance. Merci à tous ceux qui ont pris la peine de nous lire et merci encore à tous ceux qui nous ont envoyés des messages de sympathie. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'essaierais de vous aider du mieux que je peux.

A bientôt.

Alexandra et Maxime


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Tous les mots colorisés en orange ou mauve vous renvoient au dico.