La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Anne-France & Pierre - (Québec - mars 2005)

Bonjour !

J'ai découvert ce merveilleux site tout à fait par hasard il y a quelques mois. Depuis, j'ai presque tout lu les témoignages. Dans chacun d'eux, je me retrouve parfois un peu, souvent beaucoup. J'ai décidé de témoigner à mon tour pour vous faire connaître mon histoire, celle d'une stérilité secondaire (c'est-à-dire qui survient après la naissance d'un premier enfant).

Je m'appelle Anne et mon conjoint Pierre. Nous avons respectivement 32 et 34 ans. Nous venons du Québec. Nous nous sommes rencontrés en décembre 1995. Nous avons commencé à se fréquenter plus sérieusement en mai 1997 et avons emménagé ensemble en juillet l'année suivante.

À l'automne 2000, nous avons commencé à penser à avoir un bébé. Comme mes cycles ont toujours été plutôt longs et irréguliers (2-3- mois), j'ai consulté une femme médecin de famille en octobre que j'avais connu 2 ans plus tôt car j'avais participé à une étude sur la contraception. J'en étais environ à la 12e semaine d'aménorrhée. La médecin m'a prescrit une prise de sang pour vérifier ma glande thyroïde et mon taux de fer. Elle m'a dit de revenir 2 semaines plus tard si je n'avais toujours pas mes règles ; c'est ce que je fis. Elle m'a tout simplement dit que mes résultats étaient normaux et que j'étais faite comme cela et qu'elle ne pouvait rien faire pour moi. N'étant pas satisfaite de ses recommandations, je ne voulais pas en rester là. C'est alors que j'ai décidé de me rendre à l'urgence de l'hôpital où je travaille afin de rencontrer un gynécologue le plus rapidement possible car j'en étais maintenant rendu à 17 semaines d'aménorrhée. Le médecin qui m'a accueilli était très gentil et m'a proposé de consulter à la clinique des résidents en gynécologie de l'hôpital. J'ai obtenu un rendez-vous dès la semaine suivante. C'était juste avant Noël. Il s'est avéré que je connaissais la résidente, ayant fait un stage en même temps qu'elle quelques années auparavant. Elle m'a prescrit une prise de sang pour vérifier, entre autres, mes hormones et m'a fait une biopsie de l'endomètre, ce qui a contribué à déclencher mes règles après 18 semaines d'aménorrhée. Je l'ai revu début février 2001 ; elle m'a dit que tout était correct. Etant donné mes cycles longs, elle m'a donné le choix entre le Clomid tout de suite ou attendre une année de rapports sexuels non protégés. J'ai opté pour le Clomid. Au premier cycle, nous avons eu des relations programmées aux 2 jours dans la semaine plus fertile (je faisais la courbe de température). Au jour 30, j'avais rendez-vous avec la résidente. J'ai donc fait un test de grossesse le matin même : négatif. La résidente m'a tout de même dit que selon ma courbe, l'ovulation s'était produite et m'a re-prescrit la même dose. Comme je n'avais pas toujours pas mes règles, j'ai refait un test 9 jours plus tard et là surprise : P O S I T I F. Je reprends un rendez-vous avec la résidente la semaine suivante. Elle m'a alors prescrit une échographie pour vérifier s'il s'agissait d'une grossesse gémellaire et dater la grossesse. Donc, à la 9e semaine, j'ai vu mon bébé de 23 mm pour la première fois. La grossesse s'est très bien déroulée et j'ai accouché par césarienne d'un garçon nommé Antoine (car il se présentait par le siège) le 16 novembre 2001.

Quand mon garçon a eu 2 ans, nous voulions un 2e enfant. J'ai pris un rendez-vous avec la clinique en septembre 2003 afin de me refaire prescrire du Clomid. En novembre, nous avons commencé à essayer. Nous étions très confiants que ça marche encore du premier coup. Hélas, ce ne fut pas le cas. Après 6 mois de Clomid, mon nouveau gynécologue (car la clinique des résidents était maintenant fermée), m'a prescrit du Femara pour un autre 6 mois. Au bout de 4 mois, je suis retournée le voir. Il m'a alors prescrit du Glucophage (même si mon insulinémie était normale) et m'a dit de le rappeler quand je serais prête pour une laparoscopie. Je le rappelle le mois suivant et ma laparoscopie a été programmée pour le 17 décembre 2004. Mais avant de faire cet examen invasif, il a prescrit à mon conjoint un spermogramme juste au cas où. Lorsque j'ai téléphoné pour avoir le résultat, mon médecin m'a alors dit que mon conjoint souffrait d'oligo-asthénospermie modérée et qu'il devait faire un contrôle dans un mois et par conséquent ma laparoscopie serait retardée. Nous ne nous attendions vraiment pas à ça. Résultat du 2e spermogramme encore pire que le premier : oligoasthénospermie sévère. Mon médecin nous a référé chez un urologue. Nous avons eu un rendez-vous pour le lendemain. Pas de varicocèle. L'urologue nous explique que possiblement la spermatogénèse a dû diminuer depuis voilà presque 4 ans. Il a du mal à expliquer la situation. Il semble surpris que nous ayons eu un enfant ensemble. Mon médecin m'a finalement prévu une laparoscopie pour le 7 janvier 2005. En même temps, il m'a fait une hystéroscopie et une hystérosalpingographie. Résultats tout à fait normaux. La veille de la laparoscopie, mon conjoint avait fait son 3 e spermogramme. Nous avons eu le résultat la semaine suivante: oligospermie seulement. Les spermatozoïdes sont peu nombreux mais assez vigoureux. Une semaine après la laparoscopie, nous avions rendez-vous dans une clinique privée spécialisée pour les problèmes d'infertilité. Comme tous les examens ont déjà été faits, il nous parle d'inséminations et de FIV. Tout comme l'urologue, il souhaite tenter 3 inséminations avant une éventuelle FIV.

Donc, nous en sommes là actuellement. Les inséminations ont débuté en février. La première : échec. Nous venons tout juste de faire la 2e. Même si je n'y crois pas trop, mon conjoint tient à ce qu'on tente d'abord les inséminations car il n'est pas prêt encore pour une FIV surtout en raison de l'aspect financier. Le programme FIV devrait débuter à la mi-juin. Nous faisons actuellement les derniers examens nécessaires à la FIV en parallèle avec les inséminations car nous souhaitons un seul cycle de repos entre la dernière insémination et la FIV afin de pouvoir profiter de la période de vacances estivales pour faire cette première tentative FIV.

Je me considère quand même très chanceuse d'avoir eu mon premier enfant sans souci. Ce qui m'arrive maintenant est exactement ce que j'appréhendais pour le premier. Je préfère quand même vivre toutes ces angoisses maintenant car il me semble que c'est plus facile à vivre avec déjà un enfant. Au départ, je me tracassais avec le grand écart d'âge qu'auraient mes enfants mais j'essaie de prendre ça du bon côté en me disant que je pourrai davantage profiter de chacune des étapes de leur développement. La famille demande régulièrement " c'est pour quand le 2e bébé ? ". On donne des réponses évasives. On n'a pas osé leur en parler pour l'instant. On craint d'être jugé, de se mettre de la pression inutilement, de se faire donner de mauvais conseils, etc.… J'ai quand même de la difficulté à croire qu'après avoir eu un enfant au premier essai, je vais me retrouver en FIV pour le second. Mais bon, si c'est ma destinée ! Une chose est sûre : on est prêt à aller jusque' au bout pour avoir ce 2 e enfant. J'ai tellement aimé être enceinte et la première année avec bébé à la maison que je veux à tout prix revivre ce que je qualifie des plus beaux moments de ma vie. De plus, je ne veux pas que mon enfant soit unique, sans frère ou sœur.

Nous croisons les doigts pour que nous mettions en route notre 2e bébé au cours de l'année 2005.

Je vous redonne des nouvelles cet été.

Anne

Québec


Mai 2005

Bonjour !

Nous avons témoigné sous les noms de Anne et Pierre en mars de cette année. Nous voulions vous faire part des plus récents développements nous concernant.

La 2e insémination réalisée en mars s'est aussi soldée par un échec. Nous avons chacun de notre côté réalisé les derniers examens préparatoires à la FIV. Echographie et FSH au jour 3 pour moi et test de migration-survie et anticorps pour mon conjoint. Résultats très satisfaisants pour moi mais encore une mauvaise surprise pour Pierre : seulement 500 000 spermatozoïdes mobiles après 24 heures, ce qui est insuffisant pour une FIV classique. On doit aller en micro-injection (ICSI). Ca nous a fait un petit choc car cette éventualité ne nous avait pas effleuré l'esprit… Nous avons certaines craintes vis-à-vis cette technique et en plus ça augmente de 25% le coût de cette aventure (au Canada, les traitements de fertilité ne sont pas couverts par l'assurance-maladie).

Devant ces résultats, on s'est informé à l'équipe médicale de la clinique et on nous a dit que dans ce contexte, les inséminations n'apportaient pas vraiment de bénéfices par rapport au naturel… donc nous avons décidé de ne pas faire la 3e insémination.

Nous avons eu le 10 mai notre dernier rendez-vous avec le médecin et l'infirmière. Nous sommes fins prêts à débuter notre premier cycle FIV-ICSI ! Il nous reste seulement à avoir une consultation en psychiatrie le 31 mai (qui est obligatoire pour tous les couples inscrits en FIV). Je dois prendre des anovulants pendant 4 semaines, ensuite commenceront les fameuses piqures pendant un autre 4 semaines pour une ponction prévue vers le 5 ou 6 juillet car nous voulions que je sois en vacances pour la période post-transfert, question de mettre toutes les chances de notre côté.

Je vous tiendrais au courant des résultats de notre première (et j'espère la dernière) FIV.

Anne et Pierre


Septembre 2005

Bonjour !

Nous sommes Anne et Pierre. Tel que prévu, nous désirions vous informer de notre première FIV-ICSI.

La phase de blocage puis de stimulation s'est très bien passée, sans effet secondaire notable. La ponction, qui a eu lieu le 4 juillet sous anesthésie locale, n'a pas été douloureuse et a permis de récolter 12 ovocytes, dont 7 matures qui ont pu être micro-injectés. 48 heures plus tard, l'embryologiste nous informait qu'il y avait eu 5 ovocytes fécondés mais que seulement 3 embryons avaient débuté leurs divisions cellulaires. Le transfert a été prévu pour le lendemain à jour 3, soit le 7 juillet. 2 embryons de bonne qualité (8 et 5 cellules) m'ont été implantés. (Celui restant n'a pu être congelé.). Malheureusement, ceux-ci n'ont pas tenu et j'ai eu mes règles 14 jours pile poil après la ponction, soit 1 jour et demi avant la date prévue pour la prise de sang. Je m'y attendais car je n'avais strictement aucun symptôme pouvant faire penser à une grossesse. Je suis toujours demeurée très réaliste quant aux chances de succès. J'ai été incommodée pendant une dizaine de jours après la ponction par un syndrome d'hyperstimulation modéré qui m'a occasionné divers malaises : douleurs abdominales, ballonnements, nausées, essoufflements, etc…

On doit tout reprendre à zéro ; le plus tôt possible sera le mieux. On doit néanmoins attendre 2 cycles avant de redébuter, selon la politique de notre clinique. Comme j'ai des cycles longs, ca ira en novembre pour la ponction.

Nous avons rencontré le gynécologue 3 semaines après l'échec pour analyser cette première tentative et entrevoir la prochaine. Il m'a changé un peu la médication de façon à obtenir une meilleure maturation des ovules et ainsi potentiellement plus d'embryons.

Malgré tout, le moral est encore bon ; on se dit que la prochaine fois sera la bonne ! Étant donné que nous devons défrayer entièrement les coûts reliés à la FIV, nous nous sommes fixés une limite de 3 tentatives. On espère vraiment que notre rêve le plus cher se réalise !

On vous redonne des nouvelles d'ici quelques mois.

Anne et Pierre


Février 2006

Novembre 2005

Bonjour !

Nous sommes Anne et Pierre. Nous désirions vous informer de notre deuxième FIV-ICSI qui est présentement en cours.

Comme la première fois, la phase de blocage puis de stimulation s'est très bien déroulée. La ponction (encore sous anesthésie locale et sans douleur), qui a eu lieu le 15 novembre a permis de récolter 9 ovocytes, dont seulement 4 étaient matures et donc micro-injectés. Quelle déception ! Dire que mon médecin avait modifié considérablement ma médication afin d'obtenir plus d'ovocytes matures et plus d'embryons… Et bien, c'est raté ! Nous avons vraiment craint de n'obtenir aucun embryon et que le rêve s'arrête là. 48 heures plus tard, l'embryologiste nous informait que nous avions 2 embryons (2 et 4 cellules). Quel soulagement ! Le transfert a été prévu pour le lendemain à jour 3, soit le 18 novembre. Les 2 embryons étaient rendus à 5 et 8 cellules. C'est exactement le même scénario que cet été qui se répète. Toutefois, selon l'embryologiste, la qualité serait encore meilleure cette fois-ci. Le 8 cellules serait un 'Top modèle' alors que le 5 cellules serait un peu lent, à ses dires. J'ai quand même fondu en larmes dans son bureau juste avant le transfert. Les émotions de cet été ont refait surface. Je ne peux m'empêcher de penser à l'issue négative que nous avons vécue il y a quelques mois avec des embryons presque semblables. Nous étions loin de notre objectif d'obtenir au moins 5 embryons afin de pouvoir avoir accès à la culture prolongée jusqu'au stade de blastocyste qui est préconisée dans notre centre et dont les taux de succès sont de 50%.

D'autre part, il y a environ un mois et demi, nous avons appris que la compagnie d'assurance de Pierre couvrait les médicaments utilisés pour la FIV, ce qui constitue une bonne nouvelle. Ce montant représente environ le tiers des frais pour un cycle, ce qui est non-négligeable. Ça va nous permettre de faire un 4e essai si nécessaire, au lieu des 3 initialement prévus.

Alors là, il ne reste qu'à ATTENDRE, tenter d'y croire le plus possible et rester positif. La prise de sang est prévue 16 jours après la ponction, soit le 1er décembre. Étant donné que j'avais été affligée par un syndrome d'hyperstimulation la première fois, mon médecin m'a signé un arrêt de travail de la ponction jusqu'au test de grossesse. Je me repose beaucoup, je suis même allée chez mes parents les 48 premières heures après le transfert afin de respecter un repos presque complet, ce qui est difficile à faire avec un petit de 4 ans à la maison. Ça a porté fruit car pas de syndrome d'hyperstimulation cette fois-ci, du moins jusqu'à maintenant (3 jours et demi post-transfert).

Il est bien certain que nous reviendrons vers vous pour vous annoncer, nous l'espérons, une bonne nouvelle et qui serait notre plus beau cadeau de Noël. À bientôt.

Mars 2006 Rebonjour à tous et à toutes. Je reviens vers vous pour vous donner enfin de BONNES NOUVELLES! 4 jours après le transfert (mardi le 22 novembre), j'ai commencé à ressentir les effets du syndrome d'hyperstimulation. Ça a débuté très progressivement. Toutefois, le vendredi soir, c'était bien pire et nous sommes allés consulter à la clinique de fertilité le samedi matin. Le médecin a diagnostiqué un syndrome d'hyperstimulation ovarienne modérée ne nécessitant pas d'hospitalisation immédiate. Il m'a toutefois recommandé de consulter à l'urgence dans les plus brefs délais si j'avais les symptômes suivants : urines foncées, vomissement, douleurs abdominales intenses. Et bien le soir même, j'ai eu tous ces symptômes et nous sommes allés à l'urgence tel que prévu. Comme il s'agit d'un syndrome rare, les médecins n'ont pas su faire le diagnostic ni me traiter adéquatement et m'ont retourné chez moi le dimanche en fin d'après-midi. Ce jour-là, j'ai eu un test de grossesse sanguin et le taux était à 26. Rappelons que j'étais à 12 jours après la ponction et 9 jours après le transfert. Nous étions bien contents mais nous savions que rien n'était gagné pour autant. Mon état a empiré durant la soirée et je suis à nouveau retournée à la clinique de fertilité le lundi matin. Le médecin m'a fait hospitalisée immédiatement et a téléphoné à l'hôpital pour annoncer ma venue et donner des instructions claires sur le traitement dont nécessitait mon état. J'ai été pris en charge par l'équipe en place correctement cette fois-ci. Je suis restée 2 semaines à l'hôpital. Bilan : pris 50 livres d'eau au niveau de l'abdomen et des jambes en 10 jours, perdu 20 livres de muscles et de gras car incapable de m'alimenter pendant 3 semaines, détérioration de la fonction rénale, difficultés respiratoires pendant quelques jours, douleurs intenses nécessitant prise régulière d'analgésiques narcotiques, nausées importantes, reflux gastro-oesophagien sévère… Au bout de 2 semaines soit le 12 décembre, j'avais commencé à perdre un peu d'eau donc on m'a retournée à la maison. Dans la semaine qui a suivi, j'ai dû retourner 2 fois à l'urgence pour des périodes de 24 heures pour me faire réhydrater car je pouvais perdre 5-6 livres par jour. En plus, les nausées de grossesse très intenses ont fait leur apparition et je n'étais absolument pas capable de boire suffisamment. Ça a pris un mois et demi à perdre cet excès de liquide.

Régulièrement durant l'hospitalisation et à chaque séjour à l'urgence, mes taux de B-HCG étaient mesurés et augmentaient progressivement. J'ai eu ma première échographie le 18 décembre à la clinique de fertilité. Malheureusement, le médecin n'a rien vu probablement en raison de la trop grande quantité de liquide dans mon abdomen… Il m'a demandé de revenir la semaine suivante. Donc, le 24 décembre, on a vu qu'un embryon s'était accroché. On ne pouvait espérer de plus beau cadeau de Noël !

Au moment où ça commençait à aller mieux, j'ai eu des saignements rouge clair. C'était le 9 janvier après le souper. J'étais à 9 SA et demie. J'ai vraiment cru que tout était foutu. Je me suis rendue à l'hôpital où on m'a dit qu'il s'agissait probablement d'un avortement… Les saignements ont cessé durant la nuit. J'ai passé une échographie le lendemain et bébé était toujours là, bien vivant. Deux semaines plus tard, épisode de saignements bruns de 36 heures. Encore, une fois, bébé était bien là à l'échographie. La semaine suivante, encore saignements rouges pendant 24 heures mais bébé tenait bon. Ça fait maintenant 3 semaines que je n'ai pas eu de saignements. On m'a expliqué que ceux-ci étaient possiblement dus au placenta qui était en pleine formation ou au col de l'utérus qui a été fragilisé par le gel de progestérone que j'ai appliqué pendant 10 semaines.

Actuellement, je suis à 16 SA. Je me porte à merveille sauf que j'ai des douleurs musculaires et ligamentaires au dos et au ventre lorsque je suis debout plus que quelques minutes. C'est peut-être dû au fait que j'ai été couchée presque 24 heures sur 24 pendant 2 mois. Également, je dois prendre 2 médicaments contre les brûlements d'estomac et des laxatifs. Toutefois, les nausées ont complètement disparu vers 12 SA. Je suis en arrêt de travail au moins jusqu'à 20 SA. J'ai vu mon médecin la semaine dernière. Tous les résultats d'examen sont normaux, incluant le test prénatal pour dépister la trisomie 21. Mon col est bien fermé. On a entendu le cœur pour la première fois. J'ai aussi passé une 9e échographie. Bébé mesurait 10.2 cm de la tête aux fesses. Le placenta est bien placé et aucun décollement n'a été noté. Mes ovaires sont toujours kystiques et nettement augmentés de volume et le resteront probablement jusqu'à la fin de la grossesse.

Alors voilà. Malgré toutes les difficultés rencontrées, pour nous, c'est le résultat qui compte. Nous devrions savoir le sexe dans moins de 4 semaines. La date d'accouchement est prévue pour le 12 août mais comme j'aurai une césarienne, la date sera sûrement devancée d'une à 2 semaines. On vous redonne des nouvelles lorsque bébé sera avec nous. Son grand frère a très très hâte de le voir ainsi que ses parents.

Je vous souhaite de tout coeur la même chance que nous avons eue.

Anne et Pierre


Décembre 2006

Bonjour à tous et a toutes !

Je tenais à vous annoncer la naissance de notre deuxième fils que nous avons prénommé Justin. Il est né comme prévu par césarienne planifiée à 39 semaines. C'est un beau bébé de 3.4 kg et 49.5 cm. Comme je vous expliquais dans ma dernière mise a jour, cette grossesse n'a vraiment pas été de tout repos. Les premiers mois ont été très difficiles autant physiquement que psychologiquement avec le syndrome d'hyperstimulation ovarienne et les 3 épisodes de saignement durant le 3e mois. Heureusement, le reste de la grossesse s'est assez bien déroulé mis à part beaucoup de contractions vers 26 et 29 semaines, ce qui faisait craindre un accouchement prématuré. Toutefois, je dois vous dire que j'ai été particulièrement stressée tout au long de la grossesse ; je ne sais pas pourquoi mais je craignais que notre rêve s'écroule. Par le fait même, j'ai vécu l'accouchement comme une véritable délivrance. Je jugeais que mon fils serait plus en sécurité dans mes bras que dans mon ventre. L'important, c'est que toute cette histoire se termine très bien à notre plus grand bonheur. Nous sommes très fiers d'avoir persévéré jusqu'au bout sur le difficile chemin de l'infertilité.

Je vous souhaite tous la même chance que nous avons eue car je suis bien consciente qu'il y a une part de chance dans ce domaine là et que malgré tous les efforts, certains couples ne verront pas leur désir d'enfant se concrétiser. Aujourd'hui, notre fils a presque 4 mois et est en parfaite santé. Notre plus grand, qui vient d'avoir 5 ans, est ravi d'avoir enfin un petit frère et réclame déjà un autre bébé dans la famille. On verra !

Anne-France


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