La passerelle, Informations et Recueil de témoignages sur la stérilité

Anne-Caroline & Aymeric - (France - Juillet 2006)

Bonjour à tous et merci pour tous vos témoignages dans lesquels j'ai pu m'identifier totalement (la douleur, la frustration, le désarroi, la solitude, les peurs, les craintes, la colère, l'espoir sont souvent les mêmes) ou en partie pour ce qui est du parcours de chacun, témoignages à travers lesquels j'ai pu trouver un peu de réconfort. Un grand merci également aux créateurs de ce site pour leur générosité.

J'ai décidé aujourd'hui de vous faire partager mon parcours en A.M.P et de vous raconter l'histoire de mon couple, celle d'une hypofécondité masculine. C'est si difficile d'en parler et rares sont les personnes capables de vous soutenir vraiment.

Je m'appelle Anne-Caroline, j'ai 36 ans et mon compagnon Aymeric en a 32. Nous nous sommes rencontrés début 2002 et notre histoire d'Amour a débuté très vite, c'était comme une évidence. Fin 2002, nous avons décidé de vivre ensemble, nous avons déménagé et emménagé ensemble dans une nouvelle région suite à une mutation professionnelle. A ce moment-là, j'avais décidé de reprendre la pilule que j'avais arrêtée trois ans auparavant et c'est à cette occasion que mon ancien gynécologue m'a découvert des fibromes au niveau de l'utérus. Il m'a alors conseillé de ne pas trop tarder pour avoir des enfants vu mon âge (j'avais alors 32 ans), ces fibromes pouvant évoluer et rendre une grossesse difficile voire impossible ; de plus, une hystérosalpingographie avait révélé que mes trompes étaient peu perméables. J'étais anéantie. Même si nous avions déjà évoqué le sujet avec Aymeric, nous n'étions pas prêts l'un comme l'autre à nous engager dans un tel projet pour le moment, pas tout de suite.
Dans le même temps, une amie, ancienne collègue de travail, m'annonçait qu'elle était enceinte de deux mois. J'étais ravie pour elle et en même temps, je ressentais cette annonce comme une injustice…

2003 :

Mon taux de prolactine est trop élevé mais le problème se règlera de lui-même au fil des mois après une IRM du cerveau qui ne décèle aucune anomalie. Par la suite, nous avons beaucoup discuté avec Aymeric et notre désir d'enfant est devenu de plus en plus présent et fort, surtout de ma part. Je me sentais prête, Aymeric, quant à lui, se posait beaucoup de questions, se demandait s'il serait à la hauteur. La seule certitude était que nous ne voulions pas laisser passer notre chance d'être parents, nous avons donc décidé fin 2003 de concrétiser notre projet.

2004 Nouveau gynécologue, même constat que le précédent concernant mes fibromes. Après plusieurs examens (échographie, IRM pelvienne, coelioscopie, hystéoscopie, épreuve au bleu), il a été établi que mes fibromes n'empêchaient pas le bon déroulement d'une grossesse, vu qu'ils étaient situés sur la paroi utérine et sans retentissement au niveau de la cavité de l'utérus (juste une légère empreinte dans le fond utérin) ; mes trompes étaient, quant à elles, perméables. L'espoir renaissait, nous allions pouvoir donner la vie un jour prochain ! J'ai arrêté de prendre la pilule. Mon gynécologue m'a alors demandé de faire de courbes de températures pour connaître l'évolution de mes cycles. J'ai également dû faire des examens sanguins de contrôle pour détecter d'éventuelles maladies (HIV, rubéole, toxoplasmose, tréponématose, chlamydia, hépatite B, C) ; mon taux de progestèrone a été contrôlé. Tout était parfait, mes courbes de températures exemplaires, il « n'y avait plus qu'à» ! Avant de sortir de son cabinet, mon gynécologue m'a tout de même donné une ordonnance à faire pratiquer dès que possible, un spermogramme pour Aymeric (avec test de migration et de survie), en me disant qu'étant donné la situation (mes fibromes), il valait mieux connaître tous les paramètres pour ne pas perdre trop de temps. Nous avons ignoré cette ordonnance pendant deux mois, puis nous avons voulu en avoir le cœur net. C'était en juin, nous avons reçu les résultats du laboratoire et alors le monde s'est écroulé : oligospermie extrême, asthénospermie, tératospermie extrême, survie des spermatozoïdes nulle après 24h ; un second examen en septembre confirma ce terrible diagnostic. Nous étions effondrés, anéantis, surtout Aymeric. J'essayais de le réconforter en lui disant que la médecine avait fait beaucoup de progrès et que, s'il le fallait, nous aurions recours à la procréation médicalement assistée, que je l'aimais et que je ne voulais pas d'autre père pour mes enfants que lui ! Difficile quand même, après une telle annonce, de faire l'amour sereinement avec celui que l'on aime en se disant qu'aucun enfant jamais ne naîtra de cet acte d'Amour… Rude épreuve pour notre couple !

Une ancienne copine de faculté m'annonce la naissance de sa fille, conçue naturellement après plusieurs années d'essais infructueux et une FIV catastrophique. Ca donne à réfléchir… Par la suite, nous avons pris rendez-vous chez mon gynécologue, également endocrinologue et spécialiste de la stérilité du couple, l'homme de la situation. Il nous a dit qu'il faudrait pratiquer des examens complémentaires pour tenter de comprendre la raison de l'OATS (contraction de oligospermie, asthénospermie et tératospermie) sévère d'Aymeric et qu'il nous faudrait avoir recours à une FIV-ICSI (en nous en expliquant la procédure) pour pouvoir concrétiser notre désir d'enfant. Nous sommes sortis soulagés et heureux de son cabinet avec plusieurs brochures explicatives sur la FIV, l'AMP. Nous n'imaginions pas encore à quel point le parcours qui nous attendait serait long et douloureux. Nouveau rendez-vous chez notre gynécologue : les examens complémentaires d'Aymeric (échographies des voies urinaires et du scrotum) révélèrent une varicocèle bilatérale. Une embolisation était envisageable, mais elle n'améliorerait pas la qualité du sperme de façon satisfaisante. Le diagnostic de la FIV-ICSI était clairement posé et nous sommes sortis du cabinet avec chacun un tas d'ordonnances pour la constitution de notre dossier de FIV. Aymeric : sérologies HIV, hépatite B, C, syphilis, tréponématose ; dosages de FSH, testostérone ; caryotype. Moi : échographie pelvienne endovaginale à J10, frottis cervico-vaginal, biopsie d'endomètre à J23 ; dosages de FSH et oestradiol à J3. Tout était normal pour nous deux. En décembre, notre dossier de FIV (médical et administratif) était bouclé et nous avions rendez-vous en janvier au centre d'AMP.

2005

Janvier : Rendez-vous au centre d'AMP à une heure de voiture de chez nous. L'équipe médicale et biologique est très sereine quand à notre dossier, ils nous rassurent, nous expliquent la procédure de FIV-ICSI et nous disent qu'il n'y a aucune raison que cela ne marche pas pour nous. Nous sortons de là heureux et confiants en l'avenir et en cette équipe qui travaillera de concert avec notre gynécologue en qui nous avons déjà entière confiance.

Mars : Début de mon premier protocole de stimulation (protocole long). Blocage par Enantone, stimulation avec Gonal-F, divers contrôles (dosages, échographies) pour contrôler le freinage et ajuster les doses de FSH. Au bout de 8 jours de stimulation, mon gynécologue décide de tout arrêter, ma réponse ovarienne étant trop importante, autrement dit pour hyperstimulation, et me prescrit du Lutenyl pendant 15 jours. Mes règles arrivent par la suite, un peu plus abondantes que d'habitude. Je suis extrêmement déçue, je ne m'attendais pas à ce que ça rate dès le début ! Nous décidons alors de faire un petit break et de prendre quelques jours de vacances.

Avril : Nouveau rendez-vous chez mon gynécologue. Après un examen gynécologique de mes ovaires, il décide de programmer un 2e protocole de stimulation dans la foulée en le modifiant (blocage par Enantone à J23 et non pas à J2) et en réduisant le dosage de départ de Gonal-F. Je suis aux anges, car je pensais qu'il faudrait attendre plus longtemps pour pouvoir recommencer.

Mai : Blocage (fin avril), dosages et échographies, stimulation ovarienne, dosages et échographies, déclenchement par Ovitrelle. Je suis angoissée, mais tout se passe pour le mieux. Rendez-vous au centre d'AMP pour la ponction (sous anesthésie générale) et le recueil de sperme à 7h30. Nous avions décidé d'arriver sur place la veille et de prendre une chambre à l'hôtel. Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit et j'avais l'impression que mon ventre allait exploser ! La ponction est un peu compliquée mais elle se passe bien. A mon réveil, on nous apprend que 15 ovocytes ont été ponctionnés et que 14 de bonne qualité ont été injectés. Nous sommes fous de joie !!! Nous devons appeler le laboratoire 2 jours plus tard pour savoir si un transfert embryonnaire est possible et d'ici-là , je commence un traitement de Progestérone. Le jour J, on apprend que nous avons 11 embryons. Nous tombons dans les bras l'un de l'autre, nous nous embrassons, nous pleurons de joie et nous filons au centre. Comme convenu avec l'équipe, 2 embryons me sont transférés et les 9 autres congelés, une vraie chance. Cela peut paraître très naïf avec du recul mais je me vois déjà enceinte et j'achète des livres sur la grossesse, je fais des projets. Aymeric, lui, est plus réservé, alors que pour moi, c'est sûr, ça va marcher ! Je me regarde sous toutes les coutures, je guette le plus petit signe annonciateur d'un début de grossesse… En vain, et pour cause, mes règles arrivent au bout de 11 jours, avant la première prise de sang. Une amie m'annonce alors par e-mail qu'elle est enceinte de 3 mois, juste après l'arrêt de sa pilule et qu'elle n'en revient toujours pas que ce soit arrivé si vite. Je n'arrive pas à être heureuse pour elle, je sombre dans la déprime et il me faudra attendre quelques temps avant de pouvoir la féliciter sincèrement. Je commence à devenir une spécialiste des cadeaux de naissance en tout genre.

Juin : Rendez-vous chez mon gynécologue qui me dit : "Vous ne pensiez pas que ça allait marcher tout de suite, cela me mettrait au chômage technique ! ». C'était sans doute pour plaisanter mais je n'ai pas apprécié du tout ! Il est très satisfait de son travail, du résultat. Il a raison, nous avons encore 9 embryons congelés et plusieurs transferts à tenter, alors j'essaie de relativiser un peu même si ce n'est pas évident. Le protocole sera moins lourd, une légère stimulation ovarienne pour booster l'endomètre de mon utérus, de la Progestèrone après le déclenchement pour améliorer son irrigation et favoriser la nidation, et de l'HCG. Mais il faut laisser passer les vacances d'été. Attendre, toujours et encore. Je n'en peux plus d'attendre !!! Nous prenons 4 semaines de vacances, un record pour nous ! Cela nous a vraiment permis de nous retrouver en temps que couple et de passer de bons moments ensemble sans penser à l'AMP. Nous en avions grand besoin !

Septembre : Programmation de mon 1er TEC (transfert d'embryon congelé). Tout se passe bien et l'on me transfère 2 embryons évolutifs, un 3e s'est abîmé lors de la décongélation. Je suis en pleine forme (après la ponction de mai, j'étais ballonnée et pas très bien après pour le transfert) et mon moral est au beau fixe. Tous les espoirs sont donc permis et nous y croyons jusqu'à la 1ère prise de sang : NEGATIF. C'est la douche froide. Je sombre de nouveau dans la dérime ; pas évident pour Aymeric de gérer mon moral en dent de scie mais il me réconforte du mieux qu'il peut. Je sais que ce n'est pas facile pour lui non plus, il se sent responsable de notre situation. Attendre, toujours attendre le bon moment, la disponibilité des uns et des autres. Bref, aucune autre tentative n'aura lieu avant le mois de décembre. C'est vraiment pénible, je commence à être lasse de tout ça et en colère aussi. Mais bon, il nous reste encore 6 beaux embryons, cela vaut encore le coup de se battre !

Décembre : 2e TEC et nouvel échec ; nous perdons un autre embryon dans la bataille et il ne nous en reste plus que 3. Non, nous n'aurons pas une bonne nouvelle à annoncer à nos familles pour Noël. Je commence à ne plus y croire et à me dire que ce ne sera peut-être même pas la peine de nous déplacer au centre la prochaine fois, qu'il n'y aura aucun embryon à transférer. Mon ancienne copine de fac m'annonce la naissance de son 2è enfant, un garçon. Je suis vraiment contente pour eux car leur parcours n'a pas été facile pour la conception de leur fille. Ils savent ce que nous endurons et nous soutiennent, nous encouragent. Ca fait vraiment du bien d'avoir ce genre de soutien et une écoute de qualité.

2006

Février : Cette fois, c'est bien fini, la 3e tentative de TEC qui a eu lieu en janvier a raté et nous n'avons plus d'embryons. Nos bébés en devenir, si parfaits, n'ont pas survécu. Pourquoi ? Nous ne le saurons jamais. Nous avons bientôt rendez-vous avec notre gynécologue pour faire le point sur cette 1ere FIV-ICSI et préparer notre dossier médical pour la suivante, vu qu'il nous faudra refaire tous les examens l'un comme l'autre. Nous ne baisserons pas les bras, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !!! Cette année, je ne veux plus être dans un état dépressif permanent. Je vais essayer de prendre à nouveau soin de moi, de mon corps (perdre les quelques kilos pris au passage) et de mon couple.

Mars : Nous avons rendez-vous chez notre gynécologue pour faire le point sur cette 1ere FIV-ICSI et préparer notre dossier médical pour la suivante qui, finalement, aura lieu plus rapidement que ce que nous croyions. En fait, nous devrons juste faire refaire nos sérologies (pas de coelioscopie pour moi, ni d'hystéroscopie, j'en suis soulagée !), Aymeric aura un spermogramme en plus à faire pratiquer, ce qui sera fait dans le mois. Dans quelques jours, j'aurai droit à ma piqûre de blocage par Enantone à J3 et je commencerai ma stimulation à la fin du mois avec du Gonal-F. Il nous faudra également revoir l'anesthésiste du centre d'AMP, ainsi que le biologiste pour mettre notre dossier à jour. D'après notre gynécologue, un utérus qui présente des fibromes (ce qui est mon cas) a statistiquement moins de chances d'accueillir un embryon qu'un utérus non fibromateux mais cela reste possible malgré tout, d'autant plus si on multiplie les tentatives, par exemple en ne transférant qu'un seul embryon congelé à la fois et deux à trois embryons frais après ponction pour augmenter les chances de grossesse. Nous sommes plutôt d'accord avec lui et le "risque" d'une grossesse multiple après le transfert de deux ou trois embryons ne nous inquiète pas le moins du monde, au contraire. Nous sommes ravis d'être bientôt de nouveau dans l'action, bien que plus lucides qu'à notre 1ère tentative. Nous sommes maintenant bien conscients qu'il faudra nous armer de patience et de courage, que ce sera plus long que pour d'autres (un couple d'amis vient de nous annoncer qu'ils seront parents à la fin de l'année, tant mieux pour eux !) mais nous ferons tout ce qui sera possible de faire pour réaliser notre désir d'enfant.

Avril : Le protocole de ma 2e FIV-ICSI est identique au précédent. Ma stimulation ovarienne se passe bien et le déclenchement est programmé. Comme pour notre 1ere FIV-ICSI, nous sommes sur place la veille de la ponction et du recueil de sperme. Le jour J, tout se passe pour le mieux : 14 ovocytes sont ponctionnés et 13 mis en fécondation in vitro. Cette tentative sera moins fructueuse que la première puisque nous n'obtiendrons que 6 embryons, dont 3 me seront transférés et les autres congelés. C'est quand même mieux que rien mais nous sommes malgré tout un peu déçus. Nous voulons y croire, mais le retour de mes règles après 13 jours d'ne attente interminable nous met de nouveau le moral à zéro. Une amie nous apprend qu'elle vient de mettre au monde son premier enfant, un garçon. Nous la félicitons par e mail, je n'ai pas le courage d'en faire plus. Je prends rendez-vous chez notre gyn"cologue pour la fin mai en vue de la préparation du transfert d'embryons congelés et nous partons dans la foulée en vacances pour une semaine, cela nous fera le plus grand bien. A notre retour, un couple d'amis nous apprend qu'ils seront les heureux parents d'un autre petit bout en octobre, ils ont déjà une petite fille de 2 ans. Je les félicite sans grand enthousiasme. Quand pourrons-nous nous réjouir à notre tour ?

Mai : Rendez-vous chez notre gynécologue pour la préparation de mon TEC (transfert d'embryons congelés). Il nous apprend qu'il nous faudra attendre un peu, le temps que mes ovaires se reposent. Rien ne se fera avant mon cycle de la fin juin. Nous sommes un peu déçus, mais bon, il faut bien respecter le protocole et ses règles, c'est comme ça. D'ici-là , nous aurons un autre projet à mettre sur pied et à réaliser, notre installation dans une jolie maison.

Merci à celles et ceux qui m'auront lue jusqu'au bout malgré la longueur de mon témoignage. Cela m'a fait beaucoup de bien de me livrer et de dresser ce bilan de notre parcours en AMP. Je vous tiendrai informés de la suite des événements. Bon courage à tous !!!

Anne-Caroline


Octobre 2006

Bonjour à tous !

Je reviens vers vous pour vous donner de mes nouvelles suite à mon témoignage de juillet.

Je devais commencer fin juin une légère stimulation ovarienne pour un transfert d'embryon congelé prévu courant juillet, mais finalement ça n'a pas été le cas. Mes règles ayant un peu de retard et le centre de P.M. fermant à la mi-juillet, tout a été annulé. Je dois de nouveau attendre mon cycle fin août pour commencer mon traitement. Nous sommes déçus, bien évidemment mais c'est comme ça, nous ne pouvons rien faire d'autre qu'attendre. Notre installation dans notre maison nous prend déjà tellement de temps que je n'y pense pas trop, nous verrons bien après les vacances comment les choses se passeront.

Août :
Ca y est, mes règles sont là ! J'ai appelé mon gynécologue pour lui signaler l'arrivée de mes règles et prendre mes rendez-vous de contrôle. Je commence à prendre, comme convenu, de l'Aspégic dosage enfant pour favoriser l'irrigation de mon utérus, et ce, tout au long de mon traitement jusqu'au transfert qui devrait avoir lieu courant septembre (du coup, mes règles sont beaucoup plus abondantes que d'habitude !) et même ensuite si jamais une grossesse se déclarait. Je débuterai une légère stimulation ovarienne avec du GONAL-F à J6 (75 UI / jour) et il me faudra prendre, comme d'habitude, des capsules de progestérone à partir du déclenchement par Ovitrelle. J'ai également une ordonnance de HCG pour 2 injections qui doivent être faites par une infirmière, la 1ère l'après-midi du transfert et la 2e 4 jours après.

J'espère que tout se passera bien, mais j'appréhende beaucoup la décongélation de nos 3 derniers embryons. Pourvu quu'ils tiennent bon !

Septembre :
J'ai très mal dormi cette nuit, comme à chaque fois que nous avons rendez-vous à la clinique de notre centre de PMA pour une ponction ou un transfert d'embryons. Ma stimulation s'est très bien passée et je n'ai même pas eu besoin de provoquer mon ovulation par Ovitrelle, j'ai ovulé spontanément au bon moment. J'appréhendais beaucoup le coup de fil au laboratoire ce matin mais finalement trois beaux embryons nous attendaient pour le transfert. Nous étions fous de joie. C'est la première fois que nous ne perdons pas un de nos embryons suite à leur décongélation. C'est peut-être un signe. Le transfert a été très douloureux pour une fois, le passage du col de mon utérus s'avérant difficile. Mais bon, l'enjeu en valait le coup, alors j'ai serré les dents. Le plus dur ça va être maintenant, les 12 jours d'attente interminable jusqu'à la première prise de sang vers la fin du mois.

Bon courage à tous ceux d'entre vous en cours de procédure de PMA et à bientôt pour d'autres nouvelles, les meilleures possibles. Je nous le souhaite, ainsi qu'à vous !

Merci encore à Viviane et Vincent pour la création de ce site et pour leur générosité.

Anne-Caroline.


Décembre 2006

Bonjour à tous ! Je viens aujourd'hui vous donner de mes nouvelles suite à mon témoignage de septembre.

L'unique transfert d'embryons congelés de notre 2e F.I.V.-I.C.S.I. réalisé début septembre n'a pas marché. Ce nouvel échec nous a assommés une fois de plus mais passés les premiers jours de déception et de colère, nous avons décidé de continuer à nous battre. Trois bébés de couples d'amis seront nés d'ici la fin de l'année et il nous faudra nous en réjouir malgré notre souffrance. Pourquoi la vie est-elle si injuste ? Quand pourrons-nous nous réjouir à notre tour de la naissance de notre enfant tant désiré ? Nos parents sont au courant depuis peu (nous ne l'avions pas fait plus tôt car nous croyions très naïvement leur annoncer une bonne nouvelle rapidement). Ca a été très difficile de leur révéler notre secret, ils ont été évidemment choqués, très émus et en même temps très fiers de nous, de la façon dont nous avions réussi à gérer les choses jusqu'à présent sans en laisser rien paraître. C'est un réel soulagement de leur en avoir parlé, ils nous soutiennent tout en restant discrets et disponibles. Ni Aymeric, ni moi-même n'avons vraiment connu nos grands-parents et nous aimerions tellement que nos enfants puissent avoir le privilège de connaître ce lien particulier qui nous a tant manqué. Dès le premier jour de mon retour de règles, j'ai appelé mon gynécologue pour prendre un rendez-vous afin de faire le point sur notre 2e F.I.V.-I.C.S.I. et préparer la suivante. Je veux aller de l'avant et ne pas ruminer cet échec, ni tous les autres.

Octobre :
Rendez-vous chez notre gynécologue à la mi-octobre. Je l'informe de la façon dont s'est déroulé le transfert, il tentera d'en savoir plus auprès du gynécologue du centre de P.M.A. Sinon, il n'y a rien de plus à tenter au niveau du protocole pour favoriser l'implantation des embryons. Je débuterai mon traitement d'ici quelques jours par le blocage de mon cycle gràce à une injection d'Enantone et commencerai ma stimulation ovarienne avec du Gonal-F par la suite. Pas de sérologies ni de spermogramme à refaire cette fois-ci (les derniers datent de moins d'un an), à part les analyses utiles à l'anesthésiste de notre centre de P.M.A. qu'il nous faudra donc revoir pour notre 3e F.I.V-I.C.S.I. Autre point important : faire renouveler ma prise en charge à 100 % auprà¨s de la Sécurité Sociale.

Novembre :
Ca y est, novembre est enfin là. Deux amies m'ont appris récemment leur tout début de grossesse suite à un long parcours du combattant de PM.A. Je suis réellement très heureuse pour elles, leurs années d'effort ont payé et elles en sont enfin récompensées. Ca fait aussi du bien quand ça marche pour les autres, on se dit que notre tour va peut-être arriver. J'ai rendez-vous chez mon gynécologue pour vérifier si le blocage des ovaires a été efficace (après prise de sang et échographie). Je lui reparle de mon dernier transfert douloureux car l'anesthésiste du centre de P.M.A nous a parlé de la possibilité de procéder au prochain transfert sous anesthésie générale, avec l'injection d'un produit dans le col utérin pour favoriser ensuite la pénétration du cathéter contenant les embryons. Conclusion : un test de transfert sera fait par le gynécologue du centre le jour de la ponction sous anesthésie générale et, s'il y avait un souci, l'anesthésiste serait prévenu pour une intervention deux jours aprà¨s lors du transfert d'embryons. Sinon, pour ce qui est des contrôles, tout se passe comme prévu donc je débute ma stimulation dans deux jours. Je suis ravie d'être de nouveau active et de donner au désir d'enfant de notre couple et à notre désir de devenir parents la possibilité de se réaliser. Mais d'un autre côté, j'angoisse que notre rêve le plus cher ne devienne jamais réalité. Mes fibromes prennent de l'ampleur et cela n'est pas pour arranger les choses car ils pourraient à terme empêcher l'implantation des embryons. Le protocole de cette 3e F.I.V.-I.C.S.I. est identique au précédent : prise d'Aspégic dosage nourrisson dès mon J1 (arrêt une semaine avant la ponction, à cause de l'anesthésie), blocage des ovaires à J3, prise de sang et échographie de contrôle, stimulation ovarienne d'une dizaine de jours avec prises de sang et échographies pour contrôler l'évolution de la croissance des follicules et ajuster le dosage de Gonal-F, déclenchement par Ovitrelle. Tout se déroule comme prévu et, comme nous en avons pris l'habitude, nous sommes sur place dès la veille au soir de la ponction et du recueil de sperme, histoire d'être le plus détendus et en forme que possible le lendemain. Impossible de trouver la moindre chambre d'hôtel de libre en centre ville, nous devons nous résoudre à en prendre une en périphérie à 112 € la nuit ! Je ne pourrai même pas prendre un petit déjeuner royal le lendemain à cause de l'anesthésie générale, c'est vraiment pas drôle.

Jour de ponction et de recueil de sperme. J'ai plutôt bien dormi la veille et nous partons confiants vers la clinique. La ponction ne se déroule pas trop mal. J'ai un ovaire difficile d'accès (très haut placé et en arrière de l'utérus) et le gynécologue me dit qu'il a demandé à une infirmière de m'appuyer très fort sur le ventre pour le faire descendre et qu'il puisse être ponctionné. Je me serais bien passée de ce détail. Pour autant, seuls 9 ovocytes ont pu être ponctionnés et 6 injectés : c'est moitié moins que la dernière fois, alors je ne sais vraiment pas combien d'embryons nous réussirons à avoir avec un tel résultat. Autre bonne nouvelle : mes fibromes ont pris du volume (le gynécologue qui me suit me l'avait déjà dit la semaine dernière, mais pour lui la cavité utérine n'était pas affectée). C'est ce qui expliquerait, selon le gynécologue du centre de P.M.A, que le passage du col ait été difficile la dernière fois (je ne comprends pas cette explication, mes fibromes sont situés sur la paroi utérine et non pas à l'intérieur de l'utérus). Bref, je ne sais plus trop quoi en penser. Toujours est-il que le test de transfert s'est bien passé, pas d'anesthésie prévue pour le lendemain. Mon gynécologue m'a prescrit des suppositoires de Spasfon pour le jour J, j'espère que ça m'aidera. Pour tout dire, je ne suis pas très optimiste, j'ai pleuré toute la nuit et mon chéri a eu toutes les peines du monde à me réconforter un peu. Dès le soir, j'ai dû m'administrer des capsules vaginales de Progestérone, ainsi qu'un médicament, appelé Oromone 2, censé prévenir les saignements de l'utérus aprà¨s une baisse brutale des estrogà¨nes suite au déclenchement de l'ovulation. En regardant la notice, j'ai vu qu'il s'agissait d'un traitement substitutif d'estrogà¨nes, celui-là màªme que l'on prescrit aux femmes ménopausées pour lutter contre les effets néfastes de leur état. J'espà¨re que mon gynécologue sait ce qu'il fait !!! Lendemain de ponction. Je suis bien reposée et je me remets bien de l'opération (moins ballonnée, pas mal au ventre). Nous verrons bien demain ce qui nous attend. Je suis un peu désabusée par tout ça, j'en ai un peu marre aussi. J'appréhende le transfert, alors je pense que àa ira mieux après, si transfert il y a.

Jour de transfert d'embryons. Nous sommes tendus, surtout moi. Appel au laboratoire du centre de P.M.A. à 9h pour savoir ce qu'il en est. On nous annonce que 6 beaux embryons nous y attendent. Je n'arrive pas y croire, je m'attendais tellement au pire. Nous sommes fous de joie et prenons la route en direction du centre à 1h de chez nous. Je suis très angoissée par le transfert, mais tout se passe très bien. Je n'ai rien ressenti, pas mêmee le passage du col de l'utérus - c'est à se demander si le gynécologue a fait quelque chose ! - je plaisante ! - (le suppositoire de Spasfon que j'avais pris une heure plus tôt a sans doute été pour quelque chose dans l'affaire). On me transfère donc 3 embryons, les 3 autres seront congelés. Je suis vraiment soulagée que tout se passe au mieux. Physiquement, à§a va, je ne suis quasiment plus ballonnée et je n'ai pas mal au ventre. Enfin, voila, le plus dur reste à venir, cette longue et interminable attente de 12 jours avant la première prise de sang. Rien n'est gagné, je le sais bien. Je suis assez sereine aujourd'hui, je le serai sans doute moins les derniers jours. Sinon, d'ici-là , un seul mot d'ordre : REPOS !, surtout les prochains jours. Pas question de faire des imprudences, nos trois embryons sont bien trop précieux ! L'une de mes deux amies qui m'avaient fait part de leur début de grossesse m'a annoncé que tout était fini : il s'agissait d'un œuf clair, l'embryon a arràªté de se développer et elle a dà» subir un curetage car l'œuf ne partait pas de lui-màªme. Je suis tellement déà§ue pour elle après tous ses efforts, je voulais tellement croire à son bonheur tout neuf ! Mon autre amie, elle, a eu plus de chances : elle attend des jumeaux (les deux embryons qui lui avaient été transférés se sont accrochés) et elle doit passer son échographie du 3e mois (la 1ère échographie officielle, en fait) à la fin du mois. J'aimerais tellement pouvoir en faire autant très bientà´t…

Merci à vous, Viviane et Vincent , de continuer à faire vivre ce site si utile malgré vos problèmes personnels. Merci pour votre temps et vos générosité.

Bon courage à toutes mes compagnes de route dans ce parcours éprouvant de la PMA. Bonne chance à tous et à bientôt pour de bonnes nouvelles. Je nous le souhaite de tout cœur, ainsi qu'à vous !

Anne-Caroline.


Février 2007

Bonjour à tous !

Je viens vous donner de mes nouvelles suite à mon témoignage de décembre 2006 et je profite de l’occasion pour vous souhaiter une année pleine de Bonheurs, de Projets et de Réussite !!!

Janvier :

Une nouvelle année commence avec, pour nous, son lot de déceptions et d’angoisses. Notre 3e FIV-ICSI s’est soldée par un échec. Dans le même temps, mon père s’est fait opéré fin décembre d’une tumeur à l’estomac et a dû subir l’ablation de la moitié de cet organe. Suite à des complications digestives, il a subit une 2e opération peu de temps après et va maintenant beaucoup mieux. Sa tumeur n’était heureusement pas cancéreuse et malgré une perte de poids importante, il se remet peu à peu. Sa convalescence sera longue, il devra adopter de nouvelles habitudes concernant son alimentation et cela prendra sans doute plusieurs mois, peut-être un an avant qu’il ne retrouve sa forme d’avant, mais le plus important est qu’il soit tiré d’affaire. Du coup, la maladie de mon père m’a permis de ne pas trop ruminer l’échec de notre 3e FIV, mon esprit étant plus préoccupé par ces soucis familiaux.

Je ne sais pas ce que 2007 nous réserve. J’espère que cette nouvelle année nous permettra de réaliser notre désir d’enfant et notre souhait le plus cher, celui de devenir parents ! Elle sera sans aucun doute synonyme de changement puisque nous allons bientôt changer de région pour cause de mutation professionnelle et retrouver celle que nous avions quitté il y a 4 ans. Nous en sommes plutôt ravis, bien que l’idée de devoir changer de centre de PMA et d’équipe médicale m’angoisse un peu. Il a donc fallu que je reprenne contact avec mon gynécologue pour prendre un rendez-vous afin de programmer l’unique transfert d’embryons congelés de notre 3e FIV-ICSI avant notre départ. Les problèmes de santé de mon père étant encore trop présents dans mon esprit, j’ai préféré laisser passer un peu de temps et tenter le prochain transfert sur mon cycle de mars, mon rendez-vous devant avoir lieu en février.

Un grand merci à Viviane et Vincent pour leur générosité.

Bon courage à toutes mes compagnes de route dans ce parcours éprouvant de la PMA. Bonne chance à toutes et à bientôt pour d’autres nouvelles.

Anne-Caroline.


Juin 2007

Bonjour à tous !

Je viens vous donner de mes nouvelles suite à mon témoignage de février.

Février :
Rendez-vous chez mon gynécologue. Il me propose de replacer cette fois-ci les 3 embryons congelés qu’il nous reste en deux fois, c’est-à-dire un 1er TEC de 2 embryons et un autre d’un seul embryon. Il m’explique que multiplier les transferts augmente statistiquement les chances de succès, bien que ces dernières soient très faibles avec un seul embryon. De plus, il semblerait que le transfert de 3 embryons n’apporte pas grand chose par rapport à en transférer 2.

Je lui apprends alors notre prochain changement de région, ce qui rend impossible ce plan d’action qui est finalement abandonné. Je lui demande conseil quant à un centre de PMA dans notre future région et il me donne le nom d’un médecin faisant partie de l’équipe médicale de PMA d’une clinique (ces médecins, qui se réunissent régulièrement lors de congrès, font partie d’un cercle très fermé et se connaissent bien les uns les autres). En cas d’échec, je reprendrai un rendez-vous pour parler de notre suivi ailleurs. Mais pour le moment, je préfère m’occuper de notre prochain TEC.

J’ai mes ordonnances et il me faudra appeler dès le J1 de mon cycle en mars pour programmer les différents rendez-vous de contrôles gynécologiques et sanguins. D’ici-là, je devrai faire refaire mes sérologies car elles arriveront à échéance le mois prochain en cours de traitement. C’est également le cas pour Aymeric.

Mars :
Ca y est, mes règles sont là et mes rendez-vous de contrôles sont pris. Je commence la prise d’Aspégic dosage enfant le matin dès mon J1 et attends avec impatience mon J6 pour commencer mes injections de Gonal-F. C’est un peu la routine pour moi, malheureusement, mais cette tentative est une chance supplémentaire pour nous de réaliser notre désir d’enfant. Alors je veux y croire, même si elle est faible et malgré tous les échecs passés.

La stimulation se passe bien et le TEC est programmé. Curieusement, je n’y pense pas trop, c’est peut-être un moyen inconscient de me protéger en cas d’échec. Je n’en sais rien. De toutes façons, je suis déjà bien prise par les préparatifs de notre prochain déménagement, notre installation et toute la paperasserie et les démarches administratives que cela suppose. Alors, on verra bien, inutile de se torturer l’esprit pour rien. Après le déclenchement de mon ovulation par Ovitrelle, il nous a fallu appeler le laboratoire pour savoir si nos trois embryons avaient tenu le coup à la décongélation. Nous appréhendions ce coup de fil, mais finalement les nouvelles sont bonnes : nous sommes attendus pour le transfert de nos trois “bébés” en devenir en début d’après-midi. Le transfert se passe bien, sans douleur (sans doute grâce au suppositoire de Spasfon). Arrive maintenant le moment le plus pénible, cette attente interminable de 12 jours pour savoir si Dame Nature aura bien voulu exaucer notre vœu le plus cher.

Une amie vient de rentrer dans son troisième trimestre de grossesse après deux tentatives de FIV-ICSI et mettra bientôt au monde des jumelles. Une autre amie, dont le début de grossesse s’était arrêté après la découverte d’un œuf clair à la 1ère échographie de contrôle, vient de m’annoncer qu’elle était de nouveau enceinte après un transfert d’embryons congelés sur sa 2e FIV-ICSI. Je suis vraiment très heureuse pour elles après tout ce qu’elles ont dû endurer pour en arriver là. Comme j’aimerais connaître le même bonheur !

Malheureusement, c’est encore un échec pour nous qui vient s’ajouter à une liste suffisamment longue à mon goût. D’ici peu, j’ai rendez-vous avec mon gynécologue pour discuter de notre prise en charge dans notre nouvelle région. Il nous faudra prendre contact avec un nouveau centre de PMA et son équipe médicale pour la programmation de notre 4e et dernière FIV-ICSI. J’espère que les délais ne seront pas trop longs car j’aurai bientôt 37 ans et j’ai hâte de mettre fin à ce cycle infernal d’échecs, quelle qu’en soit l’issue, pour pouvoir enfin passer à autre chose. Je n’en peux plus.

Bon courage à toutes celles d’entre vous en cours de procédure de PMA. Je vous souhaite sincèrement d’être plus chanceuses que moi !

Merci encore à Viviane et Vincent pour la création de ce site et pour leur générosité.

Anne-Caroline.


Septembre 2007

Bonjour à tous !

Je viens vous donner de mes nouvelles suite à mon témoignage de juin car notre parcours en PMA n’est pas encore terminé.

Juin :
Nous avons rendez-vous dans notre nouveau centre de PMA avec notre nouveau gynécologue, une femme. Nous nous attendions à une prise en charge pour notre 4e FIV-ICSI dans la foulée, mais ce n’est pas le cas. Notre gynécologue, qui reprend notre dossier depuis le début, veut comprendre pourquoi il n'y a pas eu d'accroche d'aucun des nombreux embryons qui m'ont été transférés, ou tout au moins un début de grossesse. Pour elle, ce n'est pas normal et il faut aller voir du côté de mes fibromes ce qu'il en est, mon dernier examen approfondi datant de quatre ans. Du coup, j'aurai bientôt droit à d'autres examens : échographie et bilan génétique. Cette nouvelle approche me rassure car elle nous donne peut-être la possibilité de justifier tous ces échecs et peut-être une chance supplémentaire de réaliser notre désir d’enfant si une solution peut être apportée. Mais d'un autre côté l'idée de devoir subir de nouvelles interventions chirurgicales m'angoisse (je ne garde pas un très bon souvenir de ma dernière cœlioscopie - hystéroscopie !). Bref, je n'arrive pas vraiment à me réjouir de la tournure que prennent les choses. Est-ce une bonne chose ou pas ? Je commence à être vraiment lasse de tout ça et l'idée d'arriver bientôt au bout, qu'elle que soit l'issue, me soulageait presque… Enfin, nous verrons bien ce que l'avenir nous réserve. Une amie a accouché le mois dernier de ses jumelles, suite à une FIV, sa deuxième. Une autre est enceinte de jumeaux. Je suis très heureuse pour elles mais je commence à me dire que je ne connaîtrai peut-être pas le bonheur de donner un jour la vie et d’être mère… Mon chéri a pleuré en évoquant la fête des pères qui approchait car il a pensé à cet instant précis que personne peut-être ne l’appellerait jamais Papa…

Juillet :
J’ai rendez-vous avec le chirurgien-gynécologue de notre centre de PMA pour une échographie vaginale approfondie et un avis complémentaire concernant mes fibromes. L’examen se passe bien et ne révèle rien de particulier : mes fibromes n’ont pas augmenté de volume et se trouvent loin de la cavité utérine qui n’est pas déformée. Il n’y a donc pas d’indication opératoire concernant mon utérus. C’est plutôt une bonne nouvelle, mais en même temps rien n’explique la non-implantation d’aucun de nos embryons à ce jour sinon la faute à pas de chance et c’est d’autant plus frustrant dans la mesure où il ne nous reste plus qu’une seule FIV-ICSI à tenter. A ce sujet, j’ai pris rendez-vous avec notre nouveau gynécologue en septembre pour la suite de notre suivi, à savoir la constitution de notre dossier administratif et médical qui prendra sans doute un certain temps avant l'entame de notre dernière FIV. Pour ce qui est du résultat de mon bilan génétique, rien à signaler.

Un grand merci à Viviane et Vincent pour leur générosité. Bon courage à toutes mes compagnes de route dans ce parcours éprouvant de la PMA. Bonne chance à toutes et à bientôt pour d’autres nouvelles.

Anne-Caroline.


Novembre 2007

Bonjour à tous !

Je viens vous donner de mes nouvelles suite à mon témoignage de septembre.

Septembre :
Notre rendez-vous avec notre gynécologue est assez expéditif et elle ne nous communique pas vraiment de réel enthousiasme. Elle commence par nous dire que pour elle, même si mes fibromes ne semblent pas empêcher une éventuelle grossesse (ce qui a été confirmé par ma dernière échographie), on ne peut pas non plus exclure qu'ils ne soient pas la cause de nos échecs. Elle nous donne ensuite une liste de documents et d'analyses à fournir pour la constitution de notre dossier, en omettant de nous donner les ordonnances pour nos sérologies qui ne sont plus à jour (il a fallu que j'appelle le secrétariat de la clinique le surlendemain pour demander que l'on nous les envoie par courrier car il est indispensable que ces analyses soient faites avant notre prochain rendez-vous). Pour finir, elle nous déclare qu'elle ne peut pas nous proposer grand chose de plus que ce qui a déjà été fait, à part peut-être changer de médicament pour la stimulation et utiliser du Ménopur à la place du Gonal-F et ajoute qu'un changement de centre peut aussi être quelque chose de positif. Ce qui est sûr, c’est que ce n'est pas son attitude pleine de délicatesse ni son enthousiasme qui risquent de me rassurer et je regrette déjà notre ancienne équipe médicale. Enfin, il va falloir faire avec et nous concentrer sur notre projet. Je pense que l'on s'entendra mieux quand il s'agira de programmer le prochain protocole et quant à son déroulement. J’imagine aussi que je dois apprendre à me familiariser avec elle, vu que nous n’en sommes qu’à notre troisième entrevue.

Notre prochain rendez-vous pré-FIV est fixé vers la fin du mois prochain. D'ici là, mon chéri aura un spermogramme à faire ; quant à moi, il me faudra aller voir mon gynécologue habituel pour un frottis et un examen gynécologique. Le protocole de notre 4è FIV devrait débuter sur mon cycle de fin octobre - début novembre, si tout va bien.

Octobre :
Nous voici de nouveau dans le cabinet de notre gynécologue. Notre dossier administratif et médical est complet, le protocole de notre 4è FIV-ICSI est programmé et lancé le jour même puisque j'aurai mes règles en début d'après-midi, en avance de trois jours. Comme quoi. Dès mon retour à la maison, j'ai commandé mes médicaments à la pharmacie, pris mes rendez-vous à la clinique pour les prochains contrôles ainsi qu’avec un infirmier qui doit passer plus tard pour mon injection de Décapeptyl pour le blocage (avant, j'utilisais de l'Enantone). Pour la stimulation, je change également de médicament : ce sera du Ménopur en solution à reconstituer à la place du Gonal-F en stylo pré-dosé. Pas aussi pratique ! Je ne sais pas encore si j'y arriverai toute seule ou bien si je ferai appel à mon infirmier. J’ai encore du temps pour me décider. Sinon, dès aujourd'hui je dois prendre de l'acide folique pour la prévention du Spina bifida et des malformations embryonnaires liées à ce virus. C’est bien la première fois que j’en prends, alors qu’il est indiqué que ce médicament n’est efficace que s’il est pris au moins 4 semaines avant la conception et au moins 8 semaines après… Je suis assez heureuse de me lancer dans ce nouveau protocole, malgré toutes ces nouveautés et l'angoisse de l'échec. D'autant que le spermogramme d’Aymeric, qui était déjà très critique dans tous les domaines, s'est détérioré un peu plus encore. On verra bien. C’est dur de continuer à y croire malgré tous ces échecs. Ce n’est pas évident tous les jours et mon moral est plutôt en dent de scie. Mais je ne peux m’empêcher d’espérer…

Une amie, enceinte après sa 2e FIV-ICSI et des années de galère, va bientôt accoucher de ses jumeaux. Une autre est enceinte depuis peu après sa première tentative de FIV. Quand la chance nous sourira-telle enfin ?

Merci à vous, Viviane et Vincent, de continuer à faire vivre ce site si utile. Merci pour votre temps et votre générosité. Bon courage et bonne chance à toutes mes compagnes de route dans ce parcours éprouvant de la PMA et à bientôt pour de meilleures nouvelles. Je nous le souhaite de tout cœur, ainsi qu’à vous.

Anne-Caroline.


Février 2008

Novembre 2007:
Finalement, j’ai décidé de faire appel à une équipe d’infirmiers pour mes injections de Ménopur à raison de 2 ampoules ½, ce qui correspond à mon ancien dosage sous Gonal (187,5 UI). Cela me fait un souci de moins à gérer et ce n’est pas du luxe en ce moment. Le dosage des ampoules n’est pas aussi facile à réaliser que les injections faites à l’aide d’un stylo pré-dosé quand on n’a pas un compte rond. Et puis, le contact avec les infirmiers me permet d’extérioriser un peu mes angoisses et mes peurs grâce au dialogue. Pour la première fois, ma réponse ovarienne est insuffisante et 5 jours après je passe à 3 ampoules par jour, soit 225 UI. Cette fois, c’est le bon dosage et ma réponse ovarienne est satisfaisante, bien que mon taux d’œstrogène soit un peu élevé. Quant à l’épaisseur de ma muqueuse utérine, elle est un peu plus importante que d’habitude, 10 mm contre 8 jusqu’à présent. C’est peut-être un signe… Le déclenchement par Ovitrelle est programmé, ainsi que la ponction deux jours après. La veille au soir de la ponction, je dois prendre un ovule vaginal de Polyginax et faire ma toilette avec de la Bétadine, ainsi que le matin du jour J.

Jour de ponction et de recueil de sperme. J’ai plutôt bien dormi la veille. Maintenant, la clinique ne se trouve qu’à 20 mn environ de notre domicile et cela nous facilite la vie. La ponction se déroule bien, malgré l’accès toujours difficile d’un de mes ovaires placé très haut et en arrière de l'utérus. J’imagine que le chirurgien-gynécologue a dû demander à une infirmière, comme lors de mes FIV précédentes, de m'appuyer très fort sur le ventre pour le faire descendre et qu'il puisse être ponctionné car de retour dans ma chambre, j’ai très mal sur le côté. On nous apprend par la suite que 14 ovocytes ont pu être ponctionnés, dont 11 étaient mâtures. Par contre, nous partons de la clinique un peu plus tard sans savoir combien d’ovocytes ont été injectés. Dès le soir, je dois m’administrer comme d’habitude une capsule vaginale de Progestérone, et ce jusqu’au premier dosage sanguin de Béta HCG dans un premier temps. C’est à la clinique de nous appeler pour nous donner le résultat la FIV-ICSI. Pas d’appel le lendemain. Nous nous disons que c’est plutôt bon signe, que le développement cellulaire de nos bébés à venir doit se faire normalement. Le surlendemain, jour de transfert, on nous annonce que 7 embryons ont été obtenus dont 3 de qualité A et 4 de qualité B. Je suis un peu déçue par leur nombre, mais en même temps je me dis que c’est mieux que rien. Je suis aussi soulagée car la qualité un peu plus détériorée du sperme d’Aymeric m’avait fait craindre le pire.

Nous partons à la clinique. Un peu avant notre départ, j’ai pris la précaution de m’administrer un suppositoire de Spasfon en prévention d’un éventuel transfert douloureux. Nous sommes tendus et très anxieux, mais tout se passe pour le mieux : les 3 plus beaux embryons me sont transférés et les 4 autres mis en cryoconservation. Physiquement, je suis un peu ballonnée, mais je n'ai plus mal au ventre. Je dois poursuivre la prise d’Acide Folique, ainsi que la Progestérone et me faire faire une injection de HCG dans 3 jours. Le plus dur reste à venir maintenant, cette longue et interminable attente de 12 jours avant la première prise de sang. Je suis plutôt désabusée et je ne veux pas m’angoisser pour rien. La peur de l’échec est là (et Dieu sait si elle nous est familière !), mais aussi l’irrésistible envie d’y croire et de se dire que cette fois-ci sera peut-être la bonne… Cette ambivalence des sentiments est vraiment très pénible à vivre, et il n’y a pas une seconde qui passe sans que je n’y pense. Nous n’avons mis personne au courant de notre 4e tentative, nous ne voulions pas nous rajouter de pression supplémentaire. Le week-end avant la semaine décisive (déclenchement, ponction, transfert), le frère d’Aymeric et sa femme nous ont annoncé qu’ils attendaient un heureux événement pour le mois de mai prochain. Ca a été très dur pour Aymeric à entendre, même si nous nous y attendions un peu (ils venaient de racheter un nouvel appartement, avec une chambre de plus). C’est d’autant plus dur quant il s’agit de la famille par rapport à des amis. Difficile pour nous de partager leur bonheur, leur joie et leur enthousiasme ! Nous les avons félicités, bien évidemment, mais le cœur n’y était pas. L’ont-ils perçu ? Je n’en sais rien, mais nous ne pouvons pas leur en vouloir car ils ne savent pas ce que nous endurons depuis maintenant bientôt 4 ans.

Décembre 2007 :
Les jours qui suivent le transfert d’embryons, je me repose le plus possible, en évitant les efforts physiques importants. Je suis toujours ballonnée et de plus en plus, avec parfois quelques légères douleurs au niveau de bas-ventre. Ca ne m’inquiète pas, je me dis que ça doit être suite à la ponction délicate d’un de mes ovaires. J’appelle quand même la clinique et l’on me conseille de prendre du Spasfon et de venir pour une échographie si cela ne va pas mieux. Le week-end avant le premier dosage de Béta HCG, j’ai de subites et violentes douleurs au ventre qui ne durent pas plus d’une minute, mais qui sont pour moi interminables. Le lendemain, ces douleurs sont insupportables et ne passent pas malgré la prise de Spasfon. J’appelle de nouveau la clinique et l’on me donne un rendez-vous pour une échographie le lendemain. Aymeric est en déplacement professionnel pour deux jours, je le mets au courant le soir de mon état et de mon rendez-vous du lendemain. Je me rends à la clinique en taxi, avec un sac et des affaires de toilette, mon dossier médical car je me doute que quelque chose ne va pas et je ne veux pas rentrer chez moi sans être soignée. L’échographie révèle alors une hyperstimulation modérée et je suis aussitôt enregistrée et transférée dans une chambre individuelle. Aymeric rentre le soir, mais trop tard pour venir me voir, je ne le verrai que le lendemain. Le chirurgien-gynécologue lui apprend à son arrivée à la clinique que cette hyperstimulation est plutôt bon signe, que cela révèle dans plus de 97 % des cas un apport d’hormones qui est dû à un début de grossesse. Le prélèvement sanguin pratiqué le matin confirmera ses dires. Quel bonheur immense ! Et en même temps, nous n’arrivons pas à nous réjouir pleinement car la peur de la fausse-couche est très présente. Nous avions connu tellement de déceptions jusqu’à présent que nous avons peine à croire en ce qui nous arrive. Ce début de grossesse était tellement inespéré !

J’ai été hospitalisée 9 jours à la clinique. Pendant cette période, Aymeric venait me voir tous les soirs et restait un moment avec moi. Il a dû se débrouiller seul le soir en rentrant à la maison pour ses repas, des boîtes de conserves essentiellement. Les 4 premiers jours ont été les plus pénibles car je n’arrêtais pas de rendre de la bile et du sang. Je suis restée à jeun 5 jours et j’ai pu enfin de nouveau m’alimenter avec plaisir le sixième jour, un dimanche. J’étais toujours très ballonnée et j’ai pris jusqu’à 9 kg pendant mon séjour. Les prélèvements sanguins pratiqués tous les deux jours nous rassuraient un peu plus chaque fois car mon taux de Béta HCG faisait plus que doubler et mes analyses étaient de nouveau dans la normale. Je suis sortie de la clinique avec un ventre de femme enceinte de 5 mois : mon écharpe faisait le tour de mon ventre et retenait mon pantalon car je ne pouvais pas en remonter complètement la fermeture-éclair. Il a fallu que je m’achète rapidement deux pantalons de grossesse et des vêtements d’une taille supérieure à la mienne car plus rien ne m’allait ! Malgré tout, mon état s’est rapidement amélioré et mes kilos superflus ont fondu un peu plus chaque jour. Une nouvelle prise de sang effectuée une semaine après ma sortie de clinique a confirmé que ma grossesse se poursuivait et le lendemain, l’échographie pratiquée par la sage-femme nous a révélé que j’étais enceinte de jumeaux ! Deux des trois embryons transférés s’étaient développés : ils mesuraient environ 3 mm et un petit point clignotant indiquait le début d’une activité cardiaque précoce. Si petits et déjà tellement adorables et aimés… Aymeric a fondu en larmes ; moi, je regardais l’écran, émue et incrédule à la fois, ma main serrée par celle de mon chéri. Nous avions enfin réussi et là, c’était bien réel ! Les fêtes de Noël et de fin d’année furent féeriques, cette fois-ci. Je débutais une grossesse et j’étais radieuse. Nous étions tout de même sur la réserve, cette grossesse précoce étant encore très fragile.

Janvier 2008:
Deux semaines après notre première échographie, nous avions de nouveau rendez-vous avec la sage-femme du centre de PMA pour une deuxième échographie, afin de vérifier que le développement de nos crevettes se poursuivait normalement et de s’assurer qu’un troisième embryon ne s’était pas développé tardivement. J’étais très tendue car j’avais perdu un peu de sang le matin et je craignais d’apprendre une mauvaise nouvelle. Mais nos deux crevettes étaient bien vivantes et avaient bien poussé, passant de 3 à 15 mm. En entendant la sage-femme nous dire que tout allait bien et à l’écoute du battement de leur petit cœur, j’ai craqué et j’ai fondu en larmes. J’avais eu tellement peur de les avoir perdues…

Notre prise en charge par le centre de PMA touchait à sa fin, seul restait une dernière échographie début février à effectuer par la sage-femme. Mon gynécologue de ville a pris le relais, en attendant ma prise en charge par la maternité où je me suis inscrite. C’est lui qui me fera tout de même mes échographies mensuelles, sauf celle du 7e / 8e mois, la dernière. Une autre échographie réalisée une semaine et demie après a révélé que nos crevettes avaient pris 10 mm et mesuraient environ 25 mm.

Par la suite, nous avons eu deux grosses frayeurs : un épisode fiévreux (37,9°C) avec des vomissements, des diarrhées, maux de tête et de légères douleurs au niveau du bas ventre (rien de grave, la fièvre était retombée le lendemain et je n’avais plus aucun des autres symptômes), ainsi que de vives douleurs au niveau du bas ventre causées par mes fibromes qui bougent avec la prise de volume de mon utérus (je risque d’avoir d’autres crises au cours de ma grossesse, mais au moins je suis prévenue). Mis à part ça, tout va bien et ma grossesse se poursuit normalement. Je dois faire attention à mon alimentation car je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Sinon, j’ai retrouvé mon poids normal et n’ai pas encore pris de kilos malgré un appétit féroce. Quant à mon ventre, il s’est déjà arrondi, même s’il est encore discret quand je suis habillée. La prochaine échographie du début février sera très importante : différentes mesures seront effectuées pour vérifier la bonne croissance de nos bébés, ainsi que celle de la clarté nucale pour détecter une éventuelle trisomie. C’est quelque chose qui me fait un peu peur car je redoute un scénario catastrophique. D’un autre côté, nos deux bilans génétiques ne révélaient rien de ce genre et il n’y a pas de cas dans nos familles, alors j’imagine que je ne devrais pas m’inquiéter plus que ça.

Février 2008:
Rendez-vous avec la sage-femme de la clinique du centre de PMA pour notre troisième échographie. Nos petits bouts ne sont plus des crevettes et mesurent maintenant 7,1 et 6,2 cm de la tête aux fesses (peut-être une différence de sexe ?). Ils vont très bien et ont été mesurés dans tous les sens, tous leurs organes sont bien présents, ... Bref, tout va bien. J'ai déjà hâte de les revoir dans un mois et surtout de les sentir bouger ! Ils bougeaient bien à l'échographie, mais je ne le sens pas encore. C'était vraiment adorable de les voir se contorsionner et bouger leurs mains et leurs bras. J'en suis à 14 semaines d'aménorrhée (soit 3 mois de grossesse). Mon petit ventre a déjà pris du volume et s'est bien arrondi, bien que ma grossesse ne soit pas très avancée. C’était la dernière fois que nous nous rendions à notre centre de PMA. Comme nous l’a gentiment dit la sage-femme, « maintenant vous n’avez plus besoin de nous ». J’ai beaucoup de mal à retenir mes larmes en repensant à tout ce qu’il nous aura fallu endurer pour en arriver là. Maintenant, il nous faut tourner la page, même si nous n’oublierons jamais.

Aujourd’hui, nous avions rendez-vous avec notre sage-femme pour notre première séance d’haptonomie. Nous avons choisi cette méthode de préparation à l'accouchement car mon chéri souhaite s'impliquer dans la grossesse et je tiens quant à moi à lui laisser toute sa place. D'autre part, j'en ai toujours entendu beaucoup de bien et cela nous tient à cœur de commencer à établir une relation privilégiée avec nos bébés in utero. La séance s'est très bien passée : Aymeric a pu ressentir les bébés bouger, moi, pas. Je me laisse sans doute déconcentrer par ce que je pourrais ressentir de l'intérieur. Ce n'est pas toujours évident depuis, parfois on se dit que les bébés doivent dormir car ils ne répondent pas toujours à nos sollicitations. Je pense que ce sera plus facile quand je commencerai à les sentir bouger. J’ai vraiment hâte !!!! Notre prochaine échographie est fixée début mars. Peut-être connaîtrons-nous le sexe de nos bouts de chou et/ou de rose. Je suis vraiment très impatiente d’y être pour avoir de leurs nouvelles et savoir si tout va bien.

Passé le premier trimestre de grossesse, nous sommes de plus en plus sereins quant à la suite des événements. Mais le chemin jusqu'à la naissance de nos petits bouts est encore long et les étapes à franchir nombreuses. Nous croisons les doigts pour que tout se passe pour le mieux et que nos efforts soient enfin récompensés un prochain jour d'été.

Merci à vous, Viviane et Vincent, de continuer à faire vivre ce site qui nous aura été d’une grande utilité. Merci pour votre temps et votre générosité. Bon courage et bonne chance à toutes mes compagnes de route dans ce parcours éprouvant de la PMA. Je vous souhaite de tout cœur de réaliser votre désir d’enfant et espère que mon témoignage aidera des couples dans la détresse à continuer à y croire, malgré toutes les difficultés qui se dressent sur leur route.

Je reviendrai bientôt vers vous pour vous donner des nouvelles de nos petits bouts.

Anne-Caroline.


Mai 2008

Bonjour à tous !

Comme promis, je vous donne des nouvelles de ma grossesse qui a débuté suite à notre 4e tentative de FIV-ICSI. Tout se passe pour le mieux pour le moment.

mars 2008:
L’échographie du début de ce mois a révélé que j’étais enceinte de deux petits garçons. Bien que nous aurions tous deux préféré avoir deux bébés de sexe différent, nous sommes finalement très heureux. Après tout ce qu’il nous aura fallu endurer pour en arriver là, ce n’est finalement qu’un détail à nos yeux et le plus important est que nos bébés soient en bonne santé. Du coup, nous avons dû chercher un deuxième prénom de garçon, nous n’en avions choisi qu’un seul ! Le résultat du test de trisomie 21 est négatif, nous en sommes soulagés. Je n’ai pas encore pris beaucoup de poids, juste 3 kilos depuis le début de mon deuxième trimestre et de mon 4e mois de grossesse. Mais, je sais bien que les choses vont s’accélérer par la suite. Par contre, mon ventre est déjà assez imposant. Ca promet ! Nous nous exerçons à l’haptonomie à peu près tous les soirs, mais ce n’est pas toujours évident. Les bébés ne semblent pas toujours disposés à répondre à nos sollicitations, peut-être dorment-ils à ces moments-là… Cette grossesse nous semble de plus en plus réelle et nous en prenons conscience un peu plus chaque jour. Je n’ai pas encore senti nos bébés bouger, j’ai vraiment hâte !

avril 2008:
Ce mois-ci, nous avions une visite importante, l’échographie de la 22e semaine d’aménorrhée. Tout va pour le mieux : nos bébés pèsent respectivement 450 et 510 g et l’examen minutieux de leurs organes n’a rien révélé d’inquiétant. Bref, ils se portent à merveille !

J’en suis à 5 mois de grossesse révolus et je commence mon 6e mois. J’ai pris 5 kg de plus et ma grossesse se déroule plutôt bien dans l’ensemble, mais je ne suis pas vraiment sereine. Notre investissement a été tellement important et douloureux pour en arriver là… Chaque visite médicale mensuelle et échographique est source de stress et d’angoisse. Je pense que je serai totalement rassurée et libérée quand je tiendrai nos deux petits dans mes bras.

La grande nouvelle est que je sens enfin nos bébés bouger et les séances d’haptonomie avec le futur papa deviennent de plus en plus agréables… Ils participent vraiment et commencent à donner des petits coups. J’espère vraiment réussir à mener cette grossesse le plus loin possible et que nos petits seront en pleine forme à la naissance.

Je vous souhaite vraiment à toutes de vivre ces instants de Bonheur.

Merci à vous, Viviane et Vincent, de continuer à faire vivre ce site si utile. Merci pour votre temps et votre générosité. Bon courage et bonne chance à toutes et surtout, continuez à y croire jusqu’au bout. Parfois, c’est au moment où l’on pense ne plus y croire que l’espoir renaît ! Je reviendrai vers vous après la naissance de nos petits garçons.

Anne-Caroline.


Décembre 2008

Bonjour à tous !

Comme promis, je reviens vers vous pour vous donner de mes nouvelles. Je suis aujourd’hui l’heureuse maman de deux petits garçons en pleine forme. La fin de ma grossesse s’est bien passée dans l’ensemble, sans problème particulier. Par contre, son issue s’est un peu précipitée vers la fin de mon 6e mois car le col de mon utérus a commencé à s’ouvrir. J’ai donc été hospitalisée à 31 semaines d’aménorrhée pour menace d’accouchement prématuré (je devais rester allongée toute la journée et ne faire aucun effort) et ai accouché en urgence par césarienne (j’avais perdu les eaux !) le 10 juillet 2008, à 35 semaines et 1 jour, de deux adorables petits bébés dont l’un était assez petit (il n’avait d’ailleurs pas grossi depuis=2 0l’échographie faite quelques semaines auparavant) : Maxence pesait 1,420 kg pour 39 cm et Virgile 1,960 kg pour 41 cm. Nous sommes restés tous les trois un mois à la clinique (deux mois en tout pour moi) avant de pouvoir rentrer à la maison, après que Maxence ait eu atteint les 2 kg.

Les débuts à la maison ont été très, très difficiles : les bébés s’étaient habitués à leur environnement à la clinique et étaient complètement dépaysés par tout chez nous ; de plus, ce n’était pas évident avec Maxence à cause de ses problèmes de régurgitation. Les biberons et les soins se succédaient et nous n’avions le temps de rien faire d’autre que de nous occuper des petits… Aujourd’hui, ils ont tout juste 5 mois et se portent à merveille : ce sont deux petits garçons très éveilés qui gazouillent toute la journée. La différence de gabarit est de plus en plus flagrante entre eux (Maxence n’a pas encore rattrapé la normale des courbes de croissance), mais sinon, tout va bien : leur développement psychomoteur est identique à celui de bébés nés à terme. Ils font leur nuit depuis quelques temps déjà, mais le rythme reste soutenu. La fatigue est encore là pour nous, mais il nous suffit de les regarder grandir et nous sourire pour que tous nos soucis s’envolent. C’est magique.

Le chemin jusqu’à eux aura été long et pénible, mais cela en valait vraiment la peine. Je suis heureuse aujourd’hui de n’avoir pas baissé les bras et d’y avoir cru jusqu’au bout, malgré les déceptions et nombreux moments de découragement. Un grand MERCI à toutes celles qui m’ont accompagnée et soutenue pendant mon parcours du combattant (dont Laëtitia, Noëlle, Carole, Corinne…) et merci également à mon homme qui a su être présent et fort aux bons moments. Merci enfin à vous, Viviane et Vincent, pour votre site grâce auquel j’ai pu trouver une bouée de sauvetage et qui m’a permis de m’ouvrir aux autres et de ne pas perdre espoir. Merci de continuer à faire vivre ce site si utile, merci pour le temps que vous y consacrez et pour votre générosité

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2009. Quelle puisse voir exaucés vos vœux les plus chers et voir naître de nombreux bébés.

0A Anne-Caroline.


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Tous les mots colorisés en orange ou mauve vous renvoient au dico.